Bill : Hum ... Je, Emma tu sais bien que je tiens à toi
Je ne me risquai pas à l'interrompre, il semblait si peu sur de lui, comme si ce texte il le connaissait par c½ur mais que c'était impossible pour lui de me le réciter
Bill : (Rire nerveux) C'est con à dire hein mais je tiens à toi
Je fus tentée de lui prendre la main pour l'aider, de lui donner un peu de mon oxygène car il semblait étouffer mais je restai clouée sur cette chaise, attendant tout bonnement qu'il continue
Bill : Et j'aime mon frère plus que tout, vraiment
Il frissonna un coup et me regarda plus profondément, on aurait dit à cet instant précis qu'il comprenait vraiment qu'il allait m'avouer ce qui le faisait tant stressé et on lisait dans ses yeux qu'il allait faire demi-tour et s'arrêter mais je restait obstinée et le regardait sans battre un cil toujours en attendant qu'il finisse
Bill : Mais je n'arrive pas à oublier ces premiers jours en ta compagnie
Ce frisson traversa son corps pour venir s'interposé dans le mien, que devais-je dire ? Etais-ce le moment de parler ? J'ouvris la bouche mais il reprit son discours
Bill : J'aimerais te donner de l'amour
Ses yeux brillaient mais ce n'était pas une brillance de joie mais de tristesse, toutes les larmes retenues se noyaient dans son regard manquant d'éclater d'une minute à l'autre, je baissai la tête, me sentant honteuse, que pouvais-je lui dire ?
Moi : Mais moi je ne peux pas te rendre cet amour, celui que tu veux
Un gémissement presque inaudible se fit entendre, il dressa ses bras sur la table et laissa tomber sa tête dans ses mains, elles avaient éclatées, je l'entendais pleurer. Je me relevai subitement et accouru vers lui pour le serrer dans mes bras, c'était plus fort que moi, sa tête chuta contre mon épaule et il agrippa ses fins doigts à mes bras en sanglotant, je lui caressai les cheveux en lui susurrant des choses apaisantes pour le calmer. Il sortit sa tête pour me regarder, je déplaçai les cheveux ébouriffés qui cachaient son visage pour mieux le voir et soudain il posa ses lèvres contre les miennes ! Un baiser si rapide que je nus pas le temps de réagir, j'étais presque furieuse et tellement surprise. Je me relevai hors de moi et mon corps resta raide quand je l'aperçus. Lui, il était là, se tenant debout à l'entrée de la cuisine, sans doute la même incompréhension que moi sur son visage, il me regardait mais je ne comprenais plus rien. Son frère paniqua et se leva
Bill : Tom ce n'est pas
Tom : ... ce que je crois ?
Bill : C'est moi qui l'ai embrassé
Tom : Pourquoi t'as fais ça ?
Sa vois tremblait, lui qui d'habitude prenait tant d'assurance en parlant semblait tout d'un coup complètement démoli, une force me retenait là debout mais Dieu sait combien j'aurais aimé courir vers lui pour me jeter dans ses bras pourtant je demeurais ainsi complètement inconsciente avec l'envie de vomir. Je me sentais salle de tout. Je sortis en trombe de la pièce car cette envie se manifestait réelle et je vomis aux toilettes tout le contenu que mon estomac ne pouvait plus supporter. Une fois finie, je restai quelques instants assise sur le carrelage glacial, une main sur le front et l'autre essuyant ma bouche. J'avais envie de pleurer mais rien ne sortait. Je ne sais pas caractérisé cette sensation qui m'envahit mais j'aimerais tellement fermer les yeux et les ouvrir dans un monde sans soucis où tout est paisible et où je n'aurais pas de raisons de me sentir ainsi. Je me relevai péniblement et laissa coulé l'eau pour me laver la figure et me brosser les dents. Je les entendais hurler l'un sur l'autre, une peine incroyable monta en moi. Tout est de ma faute ! Je revins dans la pièce, ils me regardaient très bizarrement. Quatre yeux ayant la même signification, deux hommes à qui la vie à donner tant de merveilles, deux êtres pareils mais pourtant différent, deux c½urs battant à l'unisson pour la même personne et cette personne se trouve être Moi.
Tom : Emma ! Qu'est ce qu'il y a ?
Ils s'approchèrent de moi inquiet, je me mordais la lèvre inférieure pour ne pas pleurer
Moi : Arrêter s'il vous plait ! Ne vous disputer pas pour moi ! S'il le faut je m'en vais mais ne vous disputer pas pour ça, je vous en supplie !
Ils restaient là en me regardant avec encore et toujours cette même expression sur leur figure, j'admire vraiment cette spontanéité chez eux mais c'est tellement difficile de supporter leur regard identiquement pareil me communiquant le même message
Tom : Ma chérie ...
Je m'accrochai à son coup et pleura. Il encercla ses bras autour de mon corps et son frère nous rejoint, j'avais tellement besoin de lui, de ses bras me retenant, de son souffle dans mon cou, de sa voix apaisante, de ses mains me caressant, de sa respiration saccadée, des battements de son c½ur, de ses lèvres m'embrassant, de cette chaleur qui me redonne vie.
Bill : Je suis désolé, je n'aurais pas dut. Tom ça ne se reproduira plus
Tom : On en reparlera calmement demain, on va se coucher maintenant
Bill : Ok à tout à l'heure car on est déjà « demain »
Ils avaient échangé ses deux phrases tellement sèchement que ça me choquait presque pour deux frères si proche l'un de l'autre, je sentais que quelque chose venait de se briser et je craignais que ça ne soit mon apparition de leurs vies qui ai pu provoquer ça.
Je montai les marches doucement de façon à retarder un peu Tom car il était déjà plus loin mais il ne remarquait rien alors je repris un rythme normal et entra dans sa chambre, il s'était enfermé dans la salle de bain, je n'entendais pas ce qu'il faisait, l'eau coulait c'est tout. Je m'assis sur son lit, regardant la porte en attendant à chaque instant qu'il sorte de cet endroit, je ne savais pas ce qu'il ressentait en ce moment envers moi, étais-ce de la trahison ? J'essayais de me mettre à sa place en m'imaginant une s½ur jumelle l'embrassant mais je n'arrivais pas à prévoir quelle aurait put être ma réaction tout simplement parce que je n'étais pas dans cette situation. Le temps défilait ou c'est peut-être moi qui en perdait la notion, je ne sais plus vraiment. Il sortit enfin, je ne bougeais pas, je le regardais droit dans les yeux, son regard embué ne quittait pas le mien même s'il aurait voulu fuir car je le sentais étrangement distant, encore plus que ce malheureux mètre nous séparant, je le sentais horriblement loin de moi. Je me levai et m'approchai de son corps, j'étais juste devant lui, le bout de mes orteils touchant les sien, j'entendais sa respiration, mon nez aurait pu toucher le sien si j'étais plus grande mais si je m'étais encore approchée il aurait sans doute effleuré ses lèvres. Des lèvres tremblantes, que se passait-il à l'instant dans sa tête ? Dans son corps ? Dans son c½ur ? Ses yeux étaient enfouit dans les miens. Il bougea l'index et me prit la main, doucement comme s'il aurait put la briser si elle fût de porcelaine. J'appuyai ma tête contre son épaule et nous restâmes ainsi de longues minutes. Aucun mot échanger, aucune parole, rien. Juste cette demi-présence l'un pour l'autre. C'était déjà suffisant pour l'instant. Il rompit néanmoins ce silence
Tom : Ne pense pas que tu devrais t'en aller, crois-moi ça n'arrangerais rien
Moi : (petite voix) Vous avez l'air de vous détestez et ce à cause de moi en plus
Tom : (rire) Non ne t'en fais pas et ce n'est pas de ta faute
Je posai ma main sur son autre épaule pour tenir en équilibre et il approcha mon corps du sien en me prenant par la taille. Il lâcha ma main et me prit dans ses bras me serrant d'une douceur extrême, j'aurais pu rester des heures comme cela, c'était si doux et tendre. Je sentais des bisous discrets dans mon cou, ils étaient si petits mais me procuraient des frissons énormes. Il s'arrêta un instant et rit surement amusé par cette chair de poule qui se formait sur mes bras.
Tom : On se recouche ?
Moi : Oui
Et il s'allongea à nouveau dans le lit, la chaleur qui m'avait tant dérangée semblait dissipée dès à présent et ce n'était pas pour me déplaire. J'éteignis la lumière et vint m'allonger à ses cotés avec précautions, il passa sa main autour de mes épaule et m'embrassa sur les lèvres, je lui souris
Tom : Bonne nuit
Moi : A toi aussi Mon Chéri
Il m'embrassa sur le front et me sourit à son tour. Je me sentais un peu rassurée ...
J'ouvris les yeux et posa ma main de son coté mais il était partit à mon grand regret. J'étirai mes bras et me frottai les yeux, la chaleur de cette dernière semaine d'août était à nouveau présente dans la chambre. Il avait ouvert les rideaux et j'entendais les voitures circulées dans la rue grâce à la fenêtre légèrement ouverte. Je me levai doucement et me cogna le pied contre sa valise déjà prête, mon sourire disparu, il va encore s'en allé ! Je shootai dans cette stupide valise et partit faire ma toilette avant de descendre les rejoindre. Je m'habillai d'une simple robe blanche en coton munie de quelques volants discrets aux manches ainsi que dans le bas, elle m'arrivait aux genoux, je la trouvais agréable à porter et cette simplicité m'apaisait. Je laissai mes cheveux ondulés trop impatiente pour les lisser et me contenta de les attacher à l'aide d'un foulard blanc également. Pas de maquillage imposant, ça ne me connait pas. Je conclus avec une touche d'Eau de luxe de Vanderbilt dans mon cou et sortis de la salle de bain pour affronter cette journée qui me semblait déjà indéfiniment longue.
En bas le bruit régnait, comme à son habitude. Georg regardait la télévision pendant que Sarah triait les dvd et les rangeait
Moi : Bonjour
Sarah&Georg : Salut !
Moi : Où sont-les...
Georg : En bas interdiction de les déranger c'est ce qu'ils ont marqué sur la porte
Moi : Oh ok
Sarah : Tu sais ce qui se passe ?
Moi : Heu nan pas vraiment
Petit mensonge ? Mieux vaut ne pas alarmer la situation je crois alors autant faire comme si j'étais dans le doute pour le moment. J'entrai dans la cuisine, les souvenirs de cette nuit ressurgissaient, je pris un bol de céréales et partis manger dans le living. Sarah ne s'en sortait plus avec les dvd, toute la pile tombait sans arrêt à son grand désespoir !
Georg : Mais c'est bon laisse-les
Sarah : Non je veux finir ce que j'ai commencé !
Moi : Pourquoi tu ne les range pas normalement ?
Sarah : Je veux que ça soit par ordre alphabétique !
Georg me lança un regard de désolation et je lui souris. Je repartis dans la cuisine pour ranger le bol et je sursautai en entendant une porte claqué bruyamment, c'était Tom qui sortait du studio. Il n'en sortit pas énervé pourtant, il rentra et me regarda un sourire en coin
Tom : Désolé c'est un courant d'air, (à moi) bien dormie ?
Moi : Oui et toi ?
Il ne répondit pas, son frère entra à son tour d'un air calme et apaisé.
Bill : Salut Emma
Moi : Salut
Il partit rejoindre Georg dans le living et j'entendis Sarah sauté de joie car elle avait finit le rangement, elle accouru sur les genoux de Georg qui était tout aussi souriant qu'elle. Je les scrutais de loin, ils sont si mignons.
Tom : J'aimerais passer la journée avec toi avant de repartir sur les routes
La valise me revint à l'esprit et je fronçai les sourcils en le regardant
Moi : Oui j'ai vu ta valise
Tom : On part seulement lundi, après notre anniversaire, veux-tu profiter d'un jeune de 17 ans pour la dernière fois ?
Moi : (sourire) Avec plaisir !
Tom : Génial, alors vient !
Je lui pris la main et il m'emmena à l'étage, on entra dans le vieux grenier où s'entassaient toutes sortes de caisses et il ouvrit la fenêtre puis sortit et me tendit la main pour que je le suive
Moi : Tu veux monter sur le toit ?
Tom : Ouais vient tu vas voir c'est super !
Je le suivis un peu méfiante au début mais c'est vrai que c'était super comme il dit. Le soleil brillait, il faisait chaud et la vue était vraiment sublime ! On descendit quelques marches pour poser nos pieds sur le béton. J'avais un peu le vertige mais il me tenait fermement. Je m'assis entre ses jambes, ses bras autour de mon cou. C'est une idée géniale !
Moi : Alors, heureux d'avoir dix huit ans demain ?
Tom : Oh que ouais ! J'vais enfin pouvoir conduire, boire de l'alcool officiellement et puis je serais libre !
Je souriais, il racontait cela avant tant d'enthousiasme ! Je me sentais si loin de mes dix huit ans, je pense que le temps commence vraiment à défiler plus rapidement lorsqu'on franchi ce cap. Je pense aussi qu'on en fait tout un plat alors qu'après on trouve que ce n'était pas si extra mais la notion de liberté reste la plus importante pour moi.
Moi : Il faut que j'aille en ville avec Sarah tout à l'heure
Tom : Oh moi qui voulait encore te faire des surprises
Moi : Tu pourras me les faire à mon retour
Tom : Ouais
Moi : Fais pas la tête !
Il m'embrassa dans le cou, j'adorais quand il faisait ça. Ca me faisait sourire et ça me chatouillait à chaque fois.
Moi : Ca va mieux avec ton frère ?
Tom : Ouais c'est finit
Moi : Super
Je me sentais un peu glisser il me hissa vers lui en riant, je tournai la tête pour le regarder, sa splendeur m'illuminait le visage, le soleil était juste derrière sa tête, il est tellement beau. J'eux un pincement au c½ur en me rappelant que dans deux jours il s'en va.
Sarah : Dépêche, on va arriver en retard
Moi : Mais non !
Je réajustais ma boucle d'oreille et éparpillais les paillettes qu'elle venait de me fourrer dans les cheveux un peu partout. La robe que j'avais commandé sur mesure était prête à temps mais je n'arrivais pas à remonter la fermeture éclair d'où notre retard. Il s'agissait d'une robe à rayures horizontales noires et blanches ultra fluide et vraiment magnifique mais j'étais totalement bloquée.
Moi : Viens m'aider
Sarah : Roh ! Tes cheveux sont coincés dedans voilà tout !
Je poussai un petit cri de douleur lorsqu'elle retira mes cheveux et nous pûmes enfin partir jusqu'au bar où avait lieu la fête d'anniversaire. Sarah avait opté pour une robe verte (Tu sais pourquoi hein Cha ?) Dior de ma garde robe, je lui avais gentiment prêté car elle s'accordait merveilleusement bien à ses yeux verts (Et puis Georg kife le vert mdr) Nous nous rendîmes donc dans le bar « l'Indochine » situé en plein c½ur d'Hambourg et les ennuis commencèrent déjà à l'entrée lorsque les gardes ne trouvèrent pas notre nom sur la liste. Cela devait être une mauvaise blague ou un triste oubli mais nous ne pouvions malheureusement par entrer sans leur autorisation.
Sarah : Mais ce n'est pas possible !
Moi : C'est bon, calmes-toi. J'appelle Tom
Il répondit immédiatement, je lui expliquai la situation et il arriva quelques instants plus tard pour nous sauver de ce pétrin plus qu'embarrassant.
Tom : Je ne comprends pas ce qui a pu se passer enfin vous êtes là, et (s'arrêtant) vous êtes splendide !
On souriait, lui aussi il était beau. Son frère avait fait l'effort d'enfiler un costard comme Gustav et Georg mais lui il était resté dans son look habituel mais ce n'était pas un inconvénient, ça n'aurait pas été Mon Tom autrement. C'était vraiment une soirée parfaite. Il y avait un bar de glace et une fontaine de chocolat. Tout ce que j'avais lu sur le brouillon quelques jours auparavant s'était réalisé et c'était grandiose. J'étais assise près de la piste de dance regardant toute cette splendeur quand Bill me sortit de mes pensées
Bill : C'est géant hein ?
Moi : Encore plus !
Bill : Merci beaucoup pour le cadeau
Moi : Il t'a plu ?
Bill : Oui regarde je la porte
Il me montrait du doigt son cou, oui il avait mis la chaine que je lui avais offerte. J'étais contente de voir qu'elle lui plaisait.
Moi : (levant mon verre) Joyeux anniversaire
Bill : Merci !
Tom arriva à ce moment et nous sourit
Moi : A toi aussi bien sur
Tom : Merci ! Tu viens danser ? C'est un slow dans quelques minutes, tu ne peux pas me refuser ça !
Bill : Nan tu ne peux pas car c'est le premier de sa vie !
Il éclata de rire pendant que son jumeau le tapait sur l'épaule
Moi : Faut une première fois à tout ! (sourire)
Il tira la langue à Bill et me prit la main pour m'emmener sur la piste. Les lumières changèrent pour virer au blanc et une boule disco tournait au dessus de nous pour envoyé ses rayons dans toute la salle. Il me souriait, la joie animait son corps et ça semblait contagieux car j'étais tout aussi contente que lui. Il colla mon corps au sien et nous commençâmes le slow, il était un peu maladroit au début mais persistait dans l'effort et se débrouillait bien si c'était vraiment la première fois. La musique s'arrêta, il s'éloigna de moi et me regardait avec un million d'étoiles dans les yeux
Tom : Je veux te présenter à ma mère
J'eu un petit moment de surprise, je ne m'y attendais pas vraiment. Il me prit la main et m'accompagna vers le bar en glace, le froid se faisait sentir, il me tendit une veste blanche et nous entrâmes. Dedans, il y avait Bill qui faisait des photos sur un siège entièrement en glace également et puis David était entrain de rire avec quelques amis. Tom leva la tête pour trouver sa mère et lorsqu'il la vu il afficha un énorme sourire et me tira vers lui. Je stressais un peu je dois dire. Elle était postée devant une sculpture de glace, un sourire sur le visage, le même que son fils. C'était la première fois que je la voyais, je n'avais encore jamais vue de photo d'elle auparavant. Vêtue d'une magnifique robe noire brodée de fleurs en velours. Elle tenait dans ses mains une coupe de champagne, elle tourna la tête et souriait de plus belle à notre arrivée.
Tom : Maman je voudrais te présenter quelqu'un
Sa maman : Oui avec plaisir
Tom : Voici Emma, ma petite amie, Emma je te présente ma mère
Moi : Je suis contente de faire votre connaissance !
Sa maman : Tu peux me tutoyer, et appelle-moi Simone ! Moi aussi je suis très contente, Tom m'a déjà parlé de toi tu sais !
Je tournai la tête vers lui en lui souriant il était aux anges.
Tom : Je vais laisser les deux femmes de ma vie discuter, Bill m'appelle pour les photos
Et il s'en alla rapidement, je le suivais du regard puis me retournai pour parler avec Simone. Elle semble aussi charmante que ses fils. Je trouve qu'ils lui ressemblent
Simone : Ca se passe bien entre vous ?
Moi : Oui très bien, je suis vraiment heureuse avec lui
Simone : Il est heureux avec toi aussi, ça se voit !
Nous échangeâmes quelques sourires et d'un seul coup quelqu'un m'attrapa par le bras, c'était Sarah
Sarah : As-tu pris mes médicaments ?
Moi : Ils sont dans mon sac
Sarah : J'en ai besoin tout de suite !
Moi : Arrête de paniquer je vais vite les chercher
Elle resta avec la mère des jumeaux qui tentait de la rassurer pendant que je sortais du bar à la recherche de mon sac. Au passage je croisais Gustav qui s'amusait dans le mini-casino. Ca me fit sourire. Je pris les médicaments de Sarah et retournai rapidement jusqu'au bar.
Il est minuit, l'heure de sortir le champagne pour les garçons, tout le monde leur chanta « Joyeux Anniversaire » et la soirée se prolongea jusqu'à trois heures du matin. J'étais assise au bar, complètement crevé. J'avais dansé toute la soirée et perdue de vue Tom, la dernière fois que je l'avais vu il était assez pompette avec Bill. Simone me fit un signe de main elle s'en allait, je lui rendis. J'enlevais mes escarpins qui me faisaient mal et partit à la recherche de mon chéri. Il était complètement saoul, entrain de chanter avec son frère, ce n'était pas beau à entendre musicalement parlant mais c'était à mourir de rire ! Il me prit par les épaules et reprit la chanson. J'étais un peu pompette aussi, mais je devais me contenir car c'était moi qui conduisait cette nuit.
Quelle galère d'ailleurs lorsqu'il fallut les ramener jusqu'à la maison. Impossible de les faire rentrer, ils voulaient danser dans le jardin. Je ne les avais jamais vus comme ça avant. Finalement ils rentrèrent lorsque je leur dis qu'il y avait encore une fête à l'intérieur, ils se mirent à hurler « Ouais la fête ! », j'éclatai de rire !
Il n'y avait pas de fête malheureusement pour eux, chacun partit se coucher, j'accompagnai Tom jusqu'à notre chambre, il ne marchait plus droit et riait sans cesse, ça me faisait rire aussi. Il se jeta sur son lit pendant que je retirais mes bijoux pour aller me coucher, j'étais vraiment trop fatigué, il me tira pas le bras et me fit tomber sur le lit en riant. Il commença à m'embrasser mais ce n'était pas les baisers qu'il savait me donner, des baisers si doux là c'était sauvage et presque forcé. Il releva ma robe pour descendre ma culotte je l'arrêtai, cette façon d'agir me rappelait tant de mauvais souvenirs, je ne voulais pas qu'il me fasse l'amour aussi sauvagement que ces brutes qui m'ont enlevé mais il insistait et bientôt déchirait le tissu de ma robe, je me débattais
Moi : Tom arrête !
Tom : (m'embrassant dans le cou) J'ai envie de toi
Moi : Tu n'es pas dans ton état normal arrête, lâche mon poignet tu me fais mal !
Il ne semblait pas comprendre épris d'une folie soudaine, je réussi à libérer mon poignet et le poussai de mon corps assez brutalement, il ne comprenait rien et me regardait surpris
Moi : Pas ce soir ! Dors !
Je sortis de la pièce en pleurs et finis par m'endormir sur le fauteuil, pas très confortable j'avoue mais on fait avec ...


