Chapitre Quarante Six

Chapitre Quarante Six
Une sueur froide roula dans mon dos, je sentais tout son trajet autant que je sentais le regard de Bill présent sur moi, je m'approchai de la table et vint m'asseoir juste en face de lui. Il mit longtemps avant de se décider à parler mais je ne le brusquai pas car une tension régnait dans l'air et j'avais l'impression que si j'entamais le dialogue quelque chose allait éclater, je me tus donc et attendis qu'il parle
Bill : Hum ... Je, Emma tu sais bien que je tiens à toi
Je ne me risquai pas à l'interrompre, il semblait si peu sur de lui, comme si ce texte il le connaissait par c½ur mais que c'était impossible pour lui de me le réciter
Bill : (Rire nerveux) C'est con à dire hein mais je tiens à toi
Je fus tentée de lui prendre la main pour l'aider, de lui donner un peu de mon oxygène car il semblait étouffer mais je restai clouée sur cette chaise, attendant tout bonnement qu'il continue
Bill : Et j'aime mon frère plus que tout, vraiment
Il frissonna un coup et me regarda plus profondément, on aurait dit à cet instant précis qu'il comprenait vraiment qu'il allait m'avouer ce qui le faisait tant stressé et on lisait dans ses yeux qu'il allait faire demi-tour et s'arrêter mais je restait obstinée et le regardait sans battre un cil toujours en attendant qu'il finisse
Bill : Mais je n'arrive pas à oublier ces premiers jours en ta compagnie
Ce frisson traversa son corps pour venir s'interposé dans le mien, que devais-je dire ? Etais-ce le moment de parler ? J'ouvris la bouche mais il reprit son discours
Bill : J'aimerais te donner de l'amour
Ses yeux brillaient mais ce n'était pas une brillance de joie mais de tristesse, toutes les larmes retenues se noyaient dans son regard manquant d'éclater d'une minute à l'autre, je baissai la tête, me sentant honteuse, que pouvais-je lui dire ?
Moi : Mais moi je ne peux pas te rendre cet amour, celui que tu veux
Un gémissement presque inaudible se fit entendre, il dressa ses bras sur la table et laissa tomber sa tête dans ses mains, elles avaient éclatées, je l'entendais pleurer. Je me relevai subitement et accouru vers lui pour le serrer dans mes bras, c'était plus fort que moi, sa tête chuta contre mon épaule et il agrippa ses fins doigts à mes bras en sanglotant, je lui caressai les cheveux en lui susurrant des choses apaisantes pour le calmer. Il sortit sa tête pour me regarder, je déplaçai les cheveux ébouriffés qui cachaient son visage pour mieux le voir et soudain il posa ses lèvres contre les miennes ! Un baiser si rapide que je nus pas le temps de réagir, j'étais presque furieuse et tellement surprise. Je me relevai hors de moi et mon corps resta raide quand je l'aperçus. Lui, il était là, se tenant debout à l'entrée de la cuisine, sans doute la même incompréhension que moi sur son visage, il me regardait mais je ne comprenais plus rien. Son frère paniqua et se leva
Bill : Tom ce n'est pas
Tom : ... ce que je crois ?
Bill : C'est moi qui l'ai embrassé
Tom : Pourquoi t'as fais ça ?
Sa vois tremblait, lui qui d'habitude prenait tant d'assurance en parlant semblait tout d'un coup complètement démoli, une force me retenait là debout mais Dieu sait combien j'aurais aimé courir vers lui pour me jeter dans ses bras pourtant je demeurais ainsi complètement inconsciente avec l'envie de vomir. Je me sentais salle de tout. Je sortis en trombe de la pièce car cette envie se manifestait réelle et je vomis aux toilettes tout le contenu que mon estomac ne pouvait plus supporter. Une fois finie, je restai quelques instants assise sur le carrelage glacial, une main sur le front et l'autre essuyant ma bouche. J'avais envie de pleurer mais rien ne sortait. Je ne sais pas caractérisé cette sensation qui m'envahit mais j'aimerais tellement fermer les yeux et les ouvrir dans un monde sans soucis où tout est paisible et où je n'aurais pas de raisons de me sentir ainsi. Je me relevai péniblement et laissa coulé l'eau pour me laver la figure et me brosser les dents. Je les entendais hurler l'un sur l'autre, une peine incroyable monta en moi. Tout est de ma faute ! Je revins dans la pièce, ils me regardaient très bizarrement. Quatre yeux ayant la même signification, deux hommes à qui la vie à donner tant de merveilles, deux êtres pareils mais pourtant différent, deux c½urs battant à l'unisson pour la même personne et cette personne se trouve être Moi.
Tom : Emma ! Qu'est ce qu'il y a ?
Ils s'approchèrent de moi inquiet, je me mordais la lèvre inférieure pour ne pas pleurer
Moi : Arrêter s'il vous plait ! Ne vous disputer pas pour moi ! S'il le faut je m'en vais mais ne vous disputer pas pour ça, je vous en supplie !
Ils restaient là en me regardant avec encore et toujours cette même expression sur leur figure, j'admire vraiment cette spontanéité chez eux mais c'est tellement difficile de supporter leur regard identiquement pareil me communiquant le même message
Tom : Ma chérie ...
Je m'accrochai à son coup et pleura. Il encercla ses bras autour de mon corps et son frère nous rejoint, j'avais tellement besoin de lui, de ses bras me retenant, de son souffle dans mon cou, de sa voix apaisante, de ses mains me caressant, de sa respiration saccadée, des battements de son c½ur, de ses lèvres m'embrassant, de cette chaleur qui me redonne vie.
Bill : Je suis désolé, je n'aurais pas dut. Tom ça ne se reproduira plus
Tom : On en reparlera calmement demain, on va se coucher maintenant
Bill : Ok à tout à l'heure car on est déjà « demain »
Ils avaient échangé ses deux phrases tellement sèchement que ça me choquait presque pour deux frères si proche l'un de l'autre, je sentais que quelque chose venait de se briser et je craignais que ça ne soit mon apparition de leurs vies qui ai pu provoquer ça.
Je montai les marches doucement de façon à retarder un peu Tom car il était déjà plus loin mais il ne remarquait rien alors je repris un rythme normal et entra dans sa chambre, il s'était enfermé dans la salle de bain, je n'entendais pas ce qu'il faisait, l'eau coulait c'est tout. Je m'assis sur son lit, regardant la porte en attendant à chaque instant qu'il sorte de cet endroit, je ne savais pas ce qu'il ressentait en ce moment envers moi, étais-ce de la trahison ? J'essayais de me mettre à sa place en m'imaginant une s½ur jumelle l'embrassant mais je n'arrivais pas à prévoir quelle aurait put être ma réaction tout simplement parce que je n'étais pas dans cette situation. Le temps défilait ou c'est peut-être moi qui en perdait la notion, je ne sais plus vraiment. Il sortit enfin, je ne bougeais pas, je le regardais droit dans les yeux, son regard embué ne quittait pas le mien même s'il aurait voulu fuir car je le sentais étrangement distant, encore plus que ce malheureux mètre nous séparant, je le sentais horriblement loin de moi. Je me levai et m'approchai de son corps, j'étais juste devant lui, le bout de mes orteils touchant les sien, j'entendais sa respiration, mon nez aurait pu toucher le sien si j'étais plus grande mais si je m'étais encore approchée il aurait sans doute effleuré ses lèvres. Des lèvres tremblantes, que se passait-il à l'instant dans sa tête ? Dans son corps ? Dans son c½ur ? Ses yeux étaient enfouit dans les miens. Il bougea l'index et me prit la main, doucement comme s'il aurait put la briser si elle fût de porcelaine. J'appuyai ma tête contre son épaule et nous restâmes ainsi de longues minutes. Aucun mot échanger, aucune parole, rien. Juste cette demi-présence l'un pour l'autre. C'était déjà suffisant pour l'instant. Il rompit néanmoins ce silence
Tom : Ne pense pas que tu devrais t'en aller, crois-moi ça n'arrangerais rien
Moi : (petite voix) Vous avez l'air de vous détestez et ce à cause de moi en plus
Tom : (rire) Non ne t'en fais pas et ce n'est pas de ta faute
Je posai ma main sur son autre épaule pour tenir en équilibre et il approcha mon corps du sien en me prenant par la taille. Il lâcha ma main et me prit dans ses bras me serrant d'une douceur extrême, j'aurais pu rester des heures comme cela, c'était si doux et tendre. Je sentais des bisous discrets dans mon cou, ils étaient si petits mais me procuraient des frissons énormes. Il s'arrêta un instant et rit surement amusé par cette chair de poule qui se formait sur mes bras.
Tom : On se recouche ?
Moi : Oui
Et il s'allongea à nouveau dans le lit, la chaleur qui m'avait tant dérangée semblait dissipée dès à présent et ce n'était pas pour me déplaire. J'éteignis la lumière et vint m'allonger à ses cotés avec précautions, il passa sa main autour de mes épaule et m'embrassa sur les lèvres, je lui souris
Tom : Bonne nuit
Moi : A toi aussi Mon Chéri
Il m'embrassa sur le front et me sourit à son tour. Je me sentais un peu rassurée ...

J'ouvris les yeux et posa ma main de son coté mais il était partit à mon grand regret. J'étirai mes bras et me frottai les yeux, la chaleur de cette dernière semaine d'août était à nouveau présente dans la chambre. Il avait ouvert les rideaux et j'entendais les voitures circulées dans la rue grâce à la fenêtre légèrement ouverte. Je me levai doucement et me cogna le pied contre sa valise déjà prête, mon sourire disparu, il va encore s'en allé ! Je shootai dans cette stupide valise et partit faire ma toilette avant de descendre les rejoindre. Je m'habillai d'une simple robe blanche en coton munie de quelques volants discrets aux manches ainsi que dans le bas, elle m'arrivait aux genoux, je la trouvais agréable à porter et cette simplicité m'apaisait. Je laissai mes cheveux ondulés trop impatiente pour les lisser et me contenta de les attacher à l'aide d'un foulard blanc également. Pas de maquillage imposant, ça ne me connait pas. Je conclus avec une touche d'Eau de luxe de Vanderbilt dans mon cou et sortis de la salle de bain pour affronter cette journée qui me semblait déjà indéfiniment longue.
En bas le bruit régnait, comme à son habitude. Georg regardait la télévision pendant que Sarah triait les dvd et les rangeait
Moi : Bonjour
Sarah&Georg : Salut !
Moi : Où sont-les...
Georg : En bas interdiction de les déranger c'est ce qu'ils ont marqué sur la porte
Moi : Oh ok
Sarah : Tu sais ce qui se passe ?
Moi : Heu nan pas vraiment
Petit mensonge ? Mieux vaut ne pas alarmer la situation je crois alors autant faire comme si j'étais dans le doute pour le moment. J'entrai dans la cuisine, les souvenirs de cette nuit ressurgissaient, je pris un bol de céréales et partis manger dans le living. Sarah ne s'en sortait plus avec les dvd, toute la pile tombait sans arrêt à son grand désespoir !
Georg : Mais c'est bon laisse-les
Sarah : Non je veux finir ce que j'ai commencé !
Moi : Pourquoi tu ne les range pas normalement ?
Sarah : Je veux que ça soit par ordre alphabétique !
Georg me lança un regard de désolation et je lui souris. Je repartis dans la cuisine pour ranger le bol et je sursautai en entendant une porte claqué bruyamment, c'était Tom qui sortait du studio. Il n'en sortit pas énervé pourtant, il rentra et me regarda un sourire en coin
Tom : Désolé c'est un courant d'air, (à moi) bien dormie ?
Moi : Oui et toi ?
Il ne répondit pas, son frère entra à son tour d'un air calme et apaisé.
Bill : Salut Emma
Moi : Salut
Il partit rejoindre Georg dans le living et j'entendis Sarah sauté de joie car elle avait finit le rangement, elle accouru sur les genoux de Georg qui était tout aussi souriant qu'elle. Je les scrutais de loin, ils sont si mignons.
Tom : J'aimerais passer la journée avec toi avant de repartir sur les routes
La valise me revint à l'esprit et je fronçai les sourcils en le regardant
Moi : Oui j'ai vu ta valise
Tom : On part seulement lundi, après notre anniversaire, veux-tu profiter d'un jeune de 17 ans pour la dernière fois ?
Moi : (sourire) Avec plaisir !
Tom : Génial, alors vient !
Je lui pris la main et il m'emmena à l'étage, on entra dans le vieux grenier où s'entassaient toutes sortes de caisses et il ouvrit la fenêtre puis sortit et me tendit la main pour que je le suive
Moi : Tu veux monter sur le toit ?
Tom : Ouais vient tu vas voir c'est super !
Je le suivis un peu méfiante au début mais c'est vrai que c'était super comme il dit. Le soleil brillait, il faisait chaud et la vue était vraiment sublime ! On descendit quelques marches pour poser nos pieds sur le béton. J'avais un peu le vertige mais il me tenait fermement. Je m'assis entre ses jambes, ses bras autour de mon cou. C'est une idée géniale !
Moi : Alors, heureux d'avoir dix huit ans demain ?
Tom : Oh que ouais ! J'vais enfin pouvoir conduire, boire de l'alcool officiellement et puis je serais libre !
Je souriais, il racontait cela avant tant d'enthousiasme ! Je me sentais si loin de mes dix huit ans, je pense que le temps commence vraiment à défiler plus rapidement lorsqu'on franchi ce cap. Je pense aussi qu'on en fait tout un plat alors qu'après on trouve que ce n'était pas si extra mais la notion de liberté reste la plus importante pour moi.
Moi : Il faut que j'aille en ville avec Sarah tout à l'heure
Tom : Oh moi qui voulait encore te faire des surprises
Moi : Tu pourras me les faire à mon retour
Tom : Ouais
Moi : Fais pas la tête !
Il m'embrassa dans le cou, j'adorais quand il faisait ça. Ca me faisait sourire et ça me chatouillait à chaque fois.
Moi : Ca va mieux avec ton frère ?
Tom : Ouais c'est finit
Moi : Super
Je me sentais un peu glisser il me hissa vers lui en riant, je tournai la tête pour le regarder, sa splendeur m'illuminait le visage, le soleil était juste derrière sa tête, il est tellement beau. J'eux un pincement au c½ur en me rappelant que dans deux jours il s'en va.

Sarah : Dépêche, on va arriver en retard
Moi : Mais non !
Je réajustais ma boucle d'oreille et éparpillais les paillettes qu'elle venait de me fourrer dans les cheveux un peu partout. La robe que j'avais commandé sur mesure était prête à temps mais je n'arrivais pas à remonter la fermeture éclair d'où notre retard. Il s'agissait d'une robe à rayures horizontales noires et blanches ultra fluide et vraiment magnifique mais j'étais totalement bloquée.
Moi : Viens m'aider
Sarah : Roh ! Tes cheveux sont coincés dedans voilà tout !
Je poussai un petit cri de douleur lorsqu'elle retira mes cheveux et nous pûmes enfin partir jusqu'au bar où avait lieu la fête d'anniversaire. Sarah avait opté pour une robe verte (Tu sais pourquoi hein Cha ?) Dior de ma garde robe, je lui avais gentiment prêté car elle s'accordait merveilleusement bien à ses yeux verts (Et puis Georg kife le vert mdr) Nous nous rendîmes donc dans le bar « l'Indochine » situé en plein c½ur d'Hambourg et les ennuis commencèrent déjà à l'entrée lorsque les gardes ne trouvèrent pas notre nom sur la liste. Cela devait être une mauvaise blague ou un triste oubli mais nous ne pouvions malheureusement par entrer sans leur autorisation.
Sarah : Mais ce n'est pas possible !
Moi : C'est bon, calmes-toi. J'appelle Tom
Il répondit immédiatement, je lui expliquai la situation et il arriva quelques instants plus tard pour nous sauver de ce pétrin plus qu'embarrassant.
Tom : Je ne comprends pas ce qui a pu se passer enfin vous êtes là, et (s'arrêtant) vous êtes splendide !
On souriait, lui aussi il était beau. Son frère avait fait l'effort d'enfiler un costard comme Gustav et Georg mais lui il était resté dans son look habituel mais ce n'était pas un inconvénient, ça n'aurait pas été Mon Tom autrement. C'était vraiment une soirée parfaite. Il y avait un bar de glace et une fontaine de chocolat. Tout ce que j'avais lu sur le brouillon quelques jours auparavant s'était réalisé et c'était grandiose. J'étais assise près de la piste de dance regardant toute cette splendeur quand Bill me sortit de mes pensées
Bill : C'est géant hein ?
Moi : Encore plus !
Bill : Merci beaucoup pour le cadeau
Moi : Il t'a plu ?
Bill : Oui regarde je la porte
Il me montrait du doigt son cou, oui il avait mis la chaine que je lui avais offerte. J'étais contente de voir qu'elle lui plaisait.
Moi : (levant mon verre) Joyeux anniversaire
Bill : Merci !
Tom arriva à ce moment et nous sourit
Moi : A toi aussi bien sur
Tom : Merci ! Tu viens danser ? C'est un slow dans quelques minutes, tu ne peux pas me refuser ça !
Bill : Nan tu ne peux pas car c'est le premier de sa vie !
Il éclata de rire pendant que son jumeau le tapait sur l'épaule
Moi : Faut une première fois à tout ! (sourire)
Il tira la langue à Bill et me prit la main pour m'emmener sur la piste. Les lumières changèrent pour virer au blanc et une boule disco tournait au dessus de nous pour envoyé ses rayons dans toute la salle. Il me souriait, la joie animait son corps et ça semblait contagieux car j'étais tout aussi contente que lui. Il colla mon corps au sien et nous commençâmes le slow, il était un peu maladroit au début mais persistait dans l'effort et se débrouillait bien si c'était vraiment la première fois. La musique s'arrêta, il s'éloigna de moi et me regardait avec un million d'étoiles dans les yeux
Tom : Je veux te présenter à ma mère
J'eu un petit moment de surprise, je ne m'y attendais pas vraiment. Il me prit la main et m'accompagna vers le bar en glace, le froid se faisait sentir, il me tendit une veste blanche et nous entrâmes. Dedans, il y avait Bill qui faisait des photos sur un siège entièrement en glace également et puis David était entrain de rire avec quelques amis. Tom leva la tête pour trouver sa mère et lorsqu'il la vu il afficha un énorme sourire et me tira vers lui. Je stressais un peu je dois dire. Elle était postée devant une sculpture de glace, un sourire sur le visage, le même que son fils. C'était la première fois que je la voyais, je n'avais encore jamais vue de photo d'elle auparavant. Vêtue d'une magnifique robe noire brodée de fleurs en velours. Elle tenait dans ses mains une coupe de champagne, elle tourna la tête et souriait de plus belle à notre arrivée.
Tom : Maman je voudrais te présenter quelqu'un
Sa maman : Oui avec plaisir
Tom : Voici Emma, ma petite amie, Emma je te présente ma mère
Moi : Je suis contente de faire votre connaissance !
Sa maman : Tu peux me tutoyer, et appelle-moi Simone ! Moi aussi je suis très contente, Tom m'a déjà parlé de toi tu sais !
Je tournai la tête vers lui en lui souriant il était aux anges.
Tom : Je vais laisser les deux femmes de ma vie discuter, Bill m'appelle pour les photos
Et il s'en alla rapidement, je le suivais du regard puis me retournai pour parler avec Simone. Elle semble aussi charmante que ses fils. Je trouve qu'ils lui ressemblent
Simone : Ca se passe bien entre vous ?
Moi : Oui très bien, je suis vraiment heureuse avec lui
Simone : Il est heureux avec toi aussi, ça se voit !
Nous échangeâmes quelques sourires et d'un seul coup quelqu'un m'attrapa par le bras, c'était Sarah
Sarah : As-tu pris mes médicaments ?
Moi : Ils sont dans mon sac
Sarah : J'en ai besoin tout de suite !
Moi : Arrête de paniquer je vais vite les chercher
Elle resta avec la mère des jumeaux qui tentait de la rassurer pendant que je sortais du bar à la recherche de mon sac. Au passage je croisais Gustav qui s'amusait dans le mini-casino. Ca me fit sourire. Je pris les médicaments de Sarah et retournai rapidement jusqu'au bar.

Il est minuit, l'heure de sortir le champagne pour les garçons, tout le monde leur chanta « Joyeux Anniversaire » et la soirée se prolongea jusqu'à trois heures du matin. J'étais assise au bar, complètement crevé. J'avais dansé toute la soirée et perdue de vue Tom, la dernière fois que je l'avais vu il était assez pompette avec Bill. Simone me fit un signe de main elle s'en allait, je lui rendis. J'enlevais mes escarpins qui me faisaient mal et partit à la recherche de mon chéri. Il était complètement saoul, entrain de chanter avec son frère, ce n'était pas beau à entendre musicalement parlant mais c'était à mourir de rire ! Il me prit par les épaules et reprit la chanson. J'étais un peu pompette aussi, mais je devais me contenir car c'était moi qui conduisait cette nuit.
Quelle galère d'ailleurs lorsqu'il fallut les ramener jusqu'à la maison. Impossible de les faire rentrer, ils voulaient danser dans le jardin. Je ne les avais jamais vus comme ça avant. Finalement ils rentrèrent lorsque je leur dis qu'il y avait encore une fête à l'intérieur, ils se mirent à hurler « Ouais la fête ! », j'éclatai de rire !
Il n'y avait pas de fête malheureusement pour eux, chacun partit se coucher, j'accompagnai Tom jusqu'à notre chambre, il ne marchait plus droit et riait sans cesse, ça me faisait rire aussi. Il se jeta sur son lit pendant que je retirais mes bijoux pour aller me coucher, j'étais vraiment trop fatigué, il me tira pas le bras et me fit tomber sur le lit en riant. Il commença à m'embrasser mais ce n'était pas les baisers qu'il savait me donner, des baisers si doux là c'était sauvage et presque forcé. Il releva ma robe pour descendre ma culotte je l'arrêtai, cette façon d'agir me rappelait tant de mauvais souvenirs, je ne voulais pas qu'il me fasse l'amour aussi sauvagement que ces brutes qui m'ont enlevé mais il insistait et bientôt déchirait le tissu de ma robe, je me débattais
Moi : Tom arrête !
Tom : (m'embrassant dans le cou) J'ai envie de toi
Moi : Tu n'es pas dans ton état normal arrête, lâche mon poignet tu me fais mal !
Il ne semblait pas comprendre épris d'une folie soudaine, je réussi à libérer mon poignet et le poussai de mon corps assez brutalement, il ne comprenait rien et me regardait surpris
Moi : Pas ce soir ! Dors !
Je sortis de la pièce en pleurs et finis par m'endormir sur le fauteuil, pas très confortable j'avoue mais on fait avec ...

Pix: Chachou Bave Pas ! :-P

# Online seit Samstag, 05. April, 2008 um 10:17

Geändert am Samstag, 05. April, 2008 um 10:53

Petit communiqué pour mes lectrices chéries :-)

Hello à toutes !
Désolé du retard pour le chapitre mais comme vous voyez il est très long et voilà pourquoi j'ai pris tant de temps à le rédiger ! J'espère d'ailleurs qu'il vous a plu !
Alors, peut-être avez-vous remarqué que sur le premier chapitre j'ai indiqué « Tome un », vous devez peut-être vous demander ce qui me prend ? Lol
Et bien j'ai tout simplement décidé de diviser ma fiction en plusieurs Tomes mais ne vous en faites pas, je ne vais pas virer dans une autres histoire. J'ai juste quelques idées pour le futur et je pense qu'une ellipse ne serait pas suffisante. Le tome un n'est cependant pas encore terminé mais je voulais juste vous prévenir à l'avance pour avoir le temps de vous mettre dans le bain !
Je voulais aussi m'excuser pour les parenthèses dans le chapitre, ce n'est pas dans mon habitude d'écrire de la sorte mais j'avais des dédicaces à faire passer !
Sur ce je vous fais pleins de gros bisous et je vous remercie encore pour vos nombreux commentaires !

# Online seit Samstag, 05. April, 2008 um 10:19

Chapitre Quarante Sept

Chapitre Quarante Sept
Je me réveillai vers sept heures car un ours en peluche placé sous ma nuque me faisait horriblement mal, j'avais des combatures partout et je décidai de remonter jusqu'à la chambre car ça devenait vraiment impossible de dormir sur le fauteuil. En ouvrant la porte, une odeur d'alcool régnait dans la pièce, j'ouvris la fenêtre puis me couchai dans le lit en poussant un peu Tom qui avait pris toute la place, il grogna un peu, se retourna et prolongea son somme comme si de rien n'était. Je cherchai la position la plus confortable pour me rendormir car j'avais mal partout et finis par rejoindre les bras de Morphée couchée sur le ventre, la main gauche sur l'oreiller, l'autre le long de mon corps.

Je fus à nouveau réveillée mais cette fois-ci à cause d'un mal de tête atroce. Lorsque j'ouvris les yeux, Tom était assis sur le lit la tête dans les mains. Il soupirait. Je me levai et encerclait son torse avec mes bras. Il ne m'avait pas entendu, sa peau frissonna
Moi : Hey
Tom : Salut ! Désolé pour hier, j'ai oublié ce que j'ai fais mais je sais que tu m'as poussé
Moi : C'est rien, j'ai déjà oublié
Je poussai la couverture et m'étirai les bras en l'air, il me regardait en souriant, je m'arrêtai et le regardai à mon tour
Moi : Quoi ?
Tom : Rien, je suis juste heureux
Je m'approchai de lui et il m'ouvrit ses bras, une nostalgie me pris, je suis tellement triste qu'il s'en aille. Je vais devoir penser à retourner à New-York aussi pour me changer les idées histoire de ne pas rester ici à ne rien faire qu'attendre qu'il me revienne.
Tom : Je sais que tu es triste, mais ça va aller hein ?
Je hochai la tête, oui ça ira, je l'espère bien, il m'embrassa le bout du nez et on se leva pour affronter une nouvelle journée, une dernière journée à deux.

Au petit déjeuner je pris trois verres d'eau, ajoutant dans les deux premiers une aspirine pour Tom et moi car lui aussi souffrait de maux de tête, pas étonnant après la soirée d'hier. Et dans le troisième je versais le contenu d'un sachet en poudre pour Sarah qui commençait son nouveau traitement. Bill qui était à moitié endormi me regardait avec étonnement, se demandant surement si c'était moi qui allait ingurgiter les trois verres. Tom entra à vive allure et englouti le dernier verre qui était celui de Sarah
Moi : Non ! Ce n'est pas pour toi !
Il eu juste le temps de se pencher sur l'évier et de tout recracher en grimaçant
Tom : Mais c'est quoi ce truc, c'est dégueu ?!
Moi : C'est pour Sarah
Sarah arriva et pris le verre d'aspirine, je lui repris rapidement des mains complètement désemparée
Moi : Roh mais ce n'est pas possible, va falloir que je mette des noms sur les verres !
Elle ne comprenait pas ce qui se passait, j'aurais vraiment dût filmer cette scène, il y avait Bill prêt à tomber dans son bol de céréales, Tom s'essuyant la bouche en grimaçant et se plaignant encore et puis Sarah, la main toujours devant moi comme si elle tenait un verre invisible. Je souris en les regardant, j'avais la sensation que tout s'était figé comme dans les films lorsque les acteurs stoppent la scène dans laquelle il se trouve pour discuter avec le spectateur. Je repris un nouveau sachet et recommença mon cheminement pour le donner à Sarah qui sortit toujours dans l'incompréhension, Tom avait déjà avalé son aspirine, je sens que je vais vraiment avoir besoin de la mienne aussi.

La matinée était calme et paisible, chacun semblait assez accaparé par ses préoccupations et je ne voulais déranger personne. Tom était affalé sur le fauteuil, lorsque je le regardais je me demandais comment il allait s'en sortir pour les répétitions de la tournée car il semble déjà si fatigué. Il ne voyait pas que je le scrutais de loin et cela me fis sourire, j'adore observer les gens. Ado c'était mon activité préféré sur les plateaux de tournage, je me mettais en hauteur près des techniciens de lumière et je regardais tout ce petit monde m'interdisant d'un jour devenir une machine comme eux. Et pourtant c'est ce que je suis vite devenue, on ne se rend pas compte à quel point la société peut prendre le dessus sur notre vie. J'aurais tellement aimé tenir ses serments d'adolescente! Il comprit rapidement que j'étais présente dans la pièce, il y a cette alchimie qui se forme lorsque nous sommes dans un même espace et il détourna la tête du téléviseur pour me lancer un sourire charmeur. Je lui rendis à mon tour et repris le cours de mes activités. Je sortis un peu dehors, le temps était radieux, c'était l'idéal pour passer une belle après-midi au soleil. Je m'assis sur une chaise longue et regardais les nuages en essayant d'y découvrir quelques représentation imagés, je réussis à distinguer un canard, ça me fit à nouveau sourire. D'où vient ce sourire ? D'une jeune femme « juste heureuse » comme son homme ou d'une jeune femme tentant de cacher sa tristesse derrière un sourire? Il y avait un peu des deux qui se liaient en moi pour tout vous dire. A cet instant précis, j'aurais voulu tous les appelés pour qu'ils sortent des quatre murs dans lesquels ils s'étaient enfermés afin de travailler mais la nature était bien faite et ils sortirent tous tour à tour pour finir par passer cet après-midi ensoleillée dehors avec moi. Le rire était bien entendu encore une fois au rendez-vous et c'était un bonheur suprême de délirer avec eux, j'ai rarement eu de bonnes compagnie dans ma vie tel que la leurs et c'était à chaque fois un plaisir intense de se sentir à sa place parmi un groupe d'amis.

La conversation divergea lorsque Bill fit une remarque sur le ventre de Sarah qui commençait à s'arrondir au fil des semaines et nous commençâmes à nous imaginer à quoi pourrait ressembler cet enfant, s'il ressemblerait plus à Georg ou à Sarah, évidemment Tom n'arrêtait pas de charrier le pauvre futur papa, on s'inventait même des situations loufoques comme par exemple dans laquelle Georg se verrait mouiller de partout car le bébé lui aurait pissé dessus et nous éclations à chaque fois de rire y compris lui. Puis vint le choix des prénoms, là aussi on partait dans délires
Sarah : Si c'est une fille, Lola ça me plairait bien
Bill éclata de rire et les trois autres renchérirent
Gustav : Nan évite Lola
Elle leva les yeux au ciel et repris
Sarah : Bon ok, mais pour un garçon je ne sais pas du tout !
Tom : Georg Junior ! (éclat de rire)
Bill avait les larmes aux yeux, ça nous faisait du bien de rire un bon coup
Georg : Han les gars c'est moche dites !
Tom : Tu pourrais l'appelé Georgette si c'est une fille !
Encore un éclat de rire, Bill était complètement plié ça me faisait encore plus rire de le voir dans un tel état et Tom continuait même si on était sur le point d'étouffer de rire chacun
Tom : Tu pourrais tout simplement l'appeler Tom si c'est un garçon
Sarah : Merci pour la proposition mais on verra pour les prénoms plus tard !
La nuit tombait et nous avions continué de bavarder ainsi jusqu'à ce que David arrive et nous trouve assis dans l'herbe, le sourire aux lèvres. Il venait avertir les garçons que dans quatre heures ils partaient et cette nouvelle mit un court à cette formidable journée en laissant un gout amer dans notre bouche. Je préparais vite fait des pâtes avec l'aide de Sarah pendant qu'ils descendaient leur valise dans le hall. La fin approchait, ça m'attristait, une boule se formait dans ma gorge, je ne voulais pas me mettre à pleurer, c'est si ridicule. Je sentais Sarah tendue elle avait les mains bleutés de stress. Il fallait qu'on s'accroche pour ne pas craquer
Moi : Tu aimerais partir à New-York avec moi ?
Elle ne répondit pas immédiatement surprise par cette proposition puis plongea son regard dans le mien et me dit d'une petite voix
Sarah : Je ne pourrais pas, je n'ai jamais vécu ailleurs qu'en Allemagne
Moi : Je ne veux pas qu'on reste seule toutes les deux chacune de notre coté, c'est tout
Sarah : Oui je vois, je vais y réfléchir
Je hochai la tête et pris le plat pour le poser sur la table, ils étaient déjà tous arriver pour diner. Je remplis l'assiette de chacun et Sarah versa la sauce tomate qu'elle venait de concocter. Nous prîmes un dernier repas tous les six avant de se revoir dans quelques mois, on était tous triste, ce n'était pas la peine de le cacher derrière des blagues et des sourires. Mais malgré ça on essayait de conserver une certaine bonne humeur afin de ne pas partir complètement démoli. Puis l'heure fatidique arriva et les adieux étaient douloureux, les futur parents refusaient obstinément de se séparer quand à moi, je restais devant lui, il me souriait, je n'arrivais pas à le prendre dans mes bras au risque d'éclater en sanglots mais il me serra fort contre son torse et je réussi à contenir mes émotions. Je donnai le cadeau d'anniversaire de Gustav en avance (Merci Elodie !), il me promit de l'ouvrir dans la voiture et me serra dans ses bras lui aussi, vint le tour de Bill, il avait déjà les larmes aux yeux, je lui dis au revoir en vitesse afin de ne pas pleurer avec lui. La porte se referma, je pris la main de Sarah, elle caressait son ventre et nous rangeâmes leur appart' avant de repartir chez moi. Je pris quelques affaires dans la chambre de Tom, il avait laissé un mot sur le lit, je le pris et lu ce qu'il avait écrit pour moi : « N'oublie pas qu'où que je sois, Je t'aime Ma Chérie ! ». Cette fois c'était finit, les larmes dévalaient mes joues, je m'assis sur le lit et serra le mot contre ma poitrine. Pourquoi est-ce si douloureux ?

Une semaine s'est écoulé, jour après jour, déjà ! Je ne vois pas le temps passer décidément. C'est assez rude de s'habituer à être seule le matin au réveil, et de n'avoir aucune affection le jour et la nuit mais il faut s'y faire. J'ai repris le travail , l'équipe de Light Life est en Allemagne pour la rencontre avec les fans, j'en profite donc pour repartir avec eux à New-York demain, nous sommes allés en Belgique, en France, en Hollande, en Suisse, en Espagne, en Italie et encore partout ailleurs pour rassurer un peu les Européens inquiet de l'éventuel arrêt de la série et puis rencontrer les comités de fans-club qui se forment nous réjouit à chaque passage. Sarah me suit, ça me fait plaisir, nous échangeons pleins de confidences l'une à l'autre, elle devient de plus en plus importante pour moi et je suis heureuse de l'avoir à mes côtés surtout dans cette situation. Durant cette semaine, je n'ai fais que travailler, histoire de me changer les idées et puis surtout parce que j'avais pris du retard avec tous les problèmes et accidents que j'ai eu. Je n'ai pas eu le moindre contact avec Tom, il ne m'appelle pas, moi non plus d'ailleurs et puis selon leur site officiel ils sont vraiment très occupés, je préfère donc ne pas l'ennuyer et le laisser me joindre quand il en aura le temps. Malgré cette bonne volonté j'aimerais entendre sa voix, savoir s'il pense à moi, juste recevoir un petit message de sa part, mais il n'en est rien ...
Je passe le plus clair de mon temps avec Sarah qui ne cesse d'observer des changements physiques et psychologiques dût à la grossesse. Ce soir, nous partons pour New-York, elle est un peu stressée et je tente de la rassurer, nous préparons notre valise tranquillement chez moi quand soudain son portable se met à vibrer, je l'attrape mais ce n'est pas Georg à mon triste regret, c'est sa mère, elle répond et se met à parler avec elle durant quelques minutes pendant ce temps je me charge d'aller chercher les brosses à dents et autres accessoires utile dans la salle de bain. Les valises enfin bouclées, le bus passe nous chercher et nous embarquons bientôt dans l'avion le c½ur serré, admirant une dernière fois par le hublot cette terre natale emplie de souvenirs et de cicatrices profondes.

Sarah : Tu devrais te reposer
J'avalai ma bouché, bois un coup et lui demanda :
Moi : Pourquoi tu dis ça ?
Sarah : Tu te rends compte qu'en quinze jours c'est la toute première fois qu'on mange ensemble au soir ?
Je lâchai la fourchette un peu surprise, cette phrase se répétait encore dans ma tête comme si les mots s'entrechoquaient en moi
Sarah : Je ne parle pas de ma solitude mais je parle de ta santé
Moi : Je ne sais pas quoi te dire Sarah
Sarah : Je n'attends pas à ce que tu passe plus de temps avec moi, c'est un plaisir d'être la nounou de tes neveux et je ne m'ennuie pas mais le soir j'aimerais pouvoir me confier à un adulte au lieu de ça tu rentre tellement tard qu'on n'a jamais le temps de se voir, comment fais-tu pour survivre ainsi ?
Moi : Je ne sais pas, je vis avec
Sarah : Tu devrais essayer de stopper un peu la cadence, tu ne fais plus de distinctions entre le jour et la nuit
Elle avait totalement raison, c'est vrai que le tournage du film dans lequel je venais de m'investir me pompait toute mon énergie et j'ai tendance à perdre un certain équilibre de vie. Je ne sais pas pourquoi je ne m'en rends pas compte toute seule, comment se fait-il que malgré toute cette fatigue que j'accumule de jour en jour, je ne vois pas que j'en fais trop ? Peut-être que j'essaye de masquer ma peine derrière ces heures de travail, voici un mois que Tom ne m'a pas donné de nouvelles et je ne sais même pas si Sarah parle avec Georg puisque je n'ai pas eu une conversation normale avec elle avant ce soir.
Moi : As-tu parlé avec Georg ?
Sarah : Oui hier, il m'a d'ailleurs demandé de tes nouvelles
Moi : Ah, et Tom ...
Sarah : ...il est tombé malade la semaine passé, il va tenter de t'appeler dès qu'il ira mieux
Moi : Oh ok
Sarah : Tu agis ainsi à cause lui n'est ce pas ?
Je hochai la tête en guise de réponse. Suis-je folle? Pensais-je. L'amour rend-il fou ? Si oui, je suis follement amoureuse de Lui ...

Matthew vint me chercher le lendemain comme tous les jours sauf qu'aujourd'hui je ne travaillais pas mais vous pensez bien qu'il avait encore déniché quelque chose à faire pour moi. Il me regardait bizarrement en arrivant
Mat : T'as pas un peu maigris toi ?
Je me plaçai devant le miroir et me regardai d'un peu plus près, oui j'avais un peu minci mais pas de quoi en faire tout un plat. Je revins vers lui sans prêter attention à sa remarque.
Mat : Tu va bien ?
Moi : Mais oui pourquoi ?
Mat : Nan comme ça, heu en fait aujourd'hui t'a juste une séance photo avec Julia, le thème prote sur « l'étrange » à toi de voir ce qu'elle attend de toi ...
Moi : Quelle heure ?
Mat : Tout de suite, Chris va passer te chercher moi je dois y aller
Il m'embrassa tendrement mais son regard méfiant n'avait toujours pas disparu, je pris mon sac et m'assis sur le banc devant ma maison en attendant Chris. L'automne est arrivé il y a plus d'une semaine et pourtant la chaleur estivale est toujours parmi nous. Je regardais les fleurs dans les vases et ça me rendis triste de me dire que dans quelques temps tout ça allait faner et ce vide allait bientôt se combler par un froid venteux. Chris arriva et m'ouvrit la portière comme à son habitude, lui aussi me regardait soucieusement. Je commençais par me demander si oui ou non j'avais un problème. Le silence régnait dans la voiture, c'était la première fois qu'il semblait hésiter à me parler et j'en fus quelque peu surprise
Moi : Ca va Chris ? T'es bien silencieux aujourd'hui ...
Chris : Ah bon, pourtant ça va
Le silence reprit, je ne savais pas quoi dire et finalement décida de ne pas engager la conversation, il avait peut-être quelques ennuis. Il m'emmena jusqu'au studio photo et me dit au revoir rapidement. Je ne savais plus quoi penser, tout le monde se comportait de façon étrange ...

# Online seit Freitag, 11. April, 2008 um 11:55

Chapitre Quarante Huit

Chapitre Quarante Huit
La pluie tombait contre le carreau, c'est vraiment une journée sombre me dis-je après avoir regardé par la fenêtre. Mes neveux dormaient à l'étage, c'est dommage à cause de ce temps ils ne peuvent pas jouer dehors ce qui les énerve autant que moi car ils ont horreur de rester enfermé. Je commande deux places d'avion pour Bruxelles pour la semaine prochaine sur internet pendant ce temps. Le quatorze octobre approche, le concert tant attendu. J'ai réussi à prendre une place pour Sarah. Elle a déjà hâte d'y être pour revoir les garçons. J'ai enfin reçu des nouvelles de Tom la semaine passée, il s'excusait tant de n'avoir pût appeler mais le pauvre, il avait de la fièvre et était épuisé. Je savais que j'avais eu raison de penser qu'il ne tiendrait pas le coup mais ça me rassurait tout de même qu'il soit rétabli même si je sentais que quelque chose d'autre qu'une fièvre soudaine se cachait là-dessous... J'ai perdu du poids, Mat n'est pas le seul à l'avoir remarqué, pourtant je ne comprends pas quelle en est la cause car je mange normalement, peut-être le stresse me ronge-t-il trop ? Je dois avouer que beaucoup de pression m'entoure et que j'ai de plus en plus de mal à m'habituer au travail car depuis peu nous avons repris le tournage de la série. Ma vie parait si animée et pour sûr elle l'est mais je m'ennuie à nouveau de toute cette célébrité, je suis las et je regrette un peu le temps de la grève. J'aurai tellement de choses à raconter si on me demandait « Quoi de neuf dans ta vie ? » et pourtant si peu de choses ont d'importance pour moi, le fait que je sois située troisième dans le top 100 des femmes les plus charmante de 2007 pourrait bien sur en impressionner plus d'un et pourtant j'aurais tendance à raconter que Sam mon neveu à gagné son dernier match de baseball car c'est ce qui anime réellement ma vie. La présence de Tom me manque, j'ai besoin de son soutien et de son amour, nous sommes tout deux si préoccupé par notre boulot que cette espèce de routine m'agace au plus au point. Allons-nous ainsi laisser notre couple en suspend durant plusieurs mois et se revoir pour mieux se quitter par après ? Et recommencer, toujours travailler et ne faire rien d'autre ... Je me sens fatigué et horriblement vieille alors que je n'ai que 21 ans, 22 dans une semaine. Peut-être que mon esprit s'égare un peu trop, je me sens à des kilomètres de New-York à des moments ... Un sanglot m'interrompis, je tournai la tête et découvris Zac en larmes, le menton tremblant, se tenant à l'entrée du living tout recroquevillé sur lui-même. Je me levai et m'agenouillai pour être à son niveau
Moi : Hey mon c½ur, que se passe-t-il ?
Zac : J'ai fais pipi au lit tante Emma
Moi : Oh mon chou mais ce n'est pas grave
Zac : Je n'ai pas fais exprès tu sais
Moi : Mais oui je le sais, tu n'as pas à t'en faire
Je le pris dans mes bras, il semblait si désemparé
Zac : Tu va me punir ?
Moi : Mais non voyons, je vais te changer et laver tes draps et tu vas te rendormir. Je ne suis pas fâché
Zac : Je n'ai pas fais exprès
Mon c½ur se serra, je ne comprenais pas ce qui se passait dans sa tête, pourquoi était-il si traumatisé à l'idée d'avoir fais pipi dans son lit ?
Moi : Je le sais
Zac : Tu m'aime toujours ?
Moi : Mais oui mon c½ur, oh mais je ne vais pas cesser de t'aimer pour ce genre de choses !
Je lui pris la main et partit le changer, il avait des bleus étranges sur les jambes, je m'inquiétais, ce ne sont pas des bleus qu'on se fait lorsqu'on joue dehors et que l'on tombe, c'était beaucoup plus imposant
Moi : Dis-moi Zac, comment t'es-tu fais ça ?
Il ne répondit pas comme s'il n'avait pas entendu ma question. Je persistai, je savais qu'il ne me mentirait pas, je le connais comme si c'était mon enfant. Je continuai de l'interroger, lui disant qu'il aurait une friandise s'il me disait la vérité, je savais que ce n'était pas la meilleure solution mais je savais cependant aussi que ce genre de proposition le ferait céder. Et j'eus raison, il allait tout me dévoilé mais sous une certaine peur, je lui pris la main
Zac : Tu me promets que tu ne le dis pas à ma maman hein ?
Moi : Promis !
Zac : Je vais me faire punir sinon
Moi : Mon chou tu sais bien que tante Emma tient ses promesses ....
Il plongea ses yeux marrons dans les miens, mon c½ur manqua un battement, ses yeux ressemblaient tellement à ceux de mon Tom j'eus du mal à retenir mes larmes, chaque jour qui passait, sa présence me manquait de plus en plus et ce petit être avait cette particularité de m'offrir un peu de sa présence sans s'en rendre compte.
Zac : (la voix tremblante) Maman elle n'est pas toujours gentille avec Sam et moi à la maison, quand elle boit elle peut nous frapper
Je tremblais un peu avec lui, je savais que Vicky avait un problème avec la boisson et je craignais qu'elle ne fasse du mal à mes amours durant ses moments d'égarement.
Zac : Ca fait pas mal tu sais
Moi : Tu dois en parler à ton papa
Zac : NON ! Maman va se fâcher
Moi : Mais c'est mal, regardes-tes jambes !
Zac : Ma maman va me taper encore plus si tu le dis !
Moi : Zac, je ne laisserais plus jamais ta maman te frapper mon c½ur !
Il vint se jeter dans mes bras en larmes, j'étais totalement perdue, mais comment était-ce possible ? Son frère se réveilla et vint nous retrouver sans vraiment comprendre ce qui nous arrivait.

Cet épisode m'avait bouleversée, John n'en croyait pas ses oreilles lorsque je lui racontai ce qui c'était passé. Je n'avais malheureusement pas le temps de me préoccupé de toute cette histoire car mon emploi du temps était plein à craquer et je ne pouvais rien supprimé. Aujourd'hui, je devais me rendre au studio photo voir le résultat de la séance de mardi, Julia déteste montrer ses photos sur un pc, elle les développe à chaque fois chez elle et me les montre quelques jours après. La dernière séance était effectivement étrange, j'ai du porter des tenues assez particulières, comme la tenue de Winnie l'Ourson entrain de manger du miel, j'avais mis le corps du personnage et non la tête de façon à ce qu'on puisse voir que c'est moi, Julia avait choisi ça pour ironiser sur la boulimie qui affecte tant de célébrités. C'est d'ailleurs pour ça qu'elle aussi a fait une remarque sur mon poids. Nous avons enchainé sur pleins d'autres photos très particulières, je dois dire qu'elle me surprend à chaque fois et j'ai vraiment hâte de voir le résultat. J'ouvre mon parapluie et surplombe les grandes rues de New-York dans le froid. Les rues sont bondées de monde recherchant à tout prix à dénicher la dernière bonne affaire de la saison dans leur boutique préféré. Je passe incognito entre les passants surexcités et entre dans la galerie de Julia.
Julia : Oui mais repassez vendredi monsieur je vous répète que je n'en ai pas de stock !
Monsieur : Mais en êtes-vous sure ?
Julia : (perdant patience) Ecoutez, moi j'ai des clients qui attendent là, je vous le redis une dernière fois : Non je n'en ai pas mais vendredi oui !
Monsieur : (agacé) Très bien, je reviendrais alors, pas la peine d'agresser les gens !
Il s'en va en me bousculant au passage, je lève les yeux au ciel et entends Julia soupirer.
Julia : Pff les gens !
Moi : Ouais tu l'a dit
Julia : Je ferme la boutique et on passe à tes photos
Moi : Ok
Elle prends ses clés et s'exécute, je me dirige à l'arrière de la boutique dans son studio et m'installe dans un fauteuil après avoir laissé mon parapluie séché sur son balcon. Elle arrive en ébouriffant ses cheveux, habitude qu'elle prend lorsqu'elle veut se mettre à son aise, prend mon book et vient s'asseoir devant moi.
Julia : Elles sont sublimes, je te le répète mais tu es vraiment mon meilleur modèle !
Moi : Arrête ! Lorsque je vois toutes les photos sur tes murs, je suis loin d'être à la hauteur de ces modèles là
Julia : Je ne te parle pas de qualité mais de sentiments, tes photos dégagent quelque chose
Elle me passe le book, je suis époustouflé de voir le résultat, les photos sont tellement belles qu'il parait difficile d'en choisir une seule.
Moi : Je peux t'en prendre une ?
Julia : Oui bien sur elles sont à toi !
Je les place toutes l'une à coté de l'autre pour me décider sur l'unique que je pourrais choisir, il y en a vraiment une qui brille différemment par rapport aux autres. Une où j'ai des ailes rouges sur mon dos formant un c½ur derrière mon corps, et un tas de post-it rouges sont collés sur mon ventre remplis d'inscriptions affectueuses. Elle est géniale et émouvante à la fois. Je la prends en souriant, son visage s'illumine
Julia : C'est ma préférée
Moi : A moi aussi
Elle remballe les autres photos et nous restons quelques instants pour discuter, elle prends une chaise et s'assied en plaçant le dossier contre son ventre pour appuyer ses coudes dessus.
Julia : Alors, tu ne m'as toujours pas parlé de l'Allemagne !
Moi : Si tu savais toutes les catastrophes qui se sont abattues sur moi en quelques jours !
Julia : Oui j'ai lu, l'enlèvement et compagnie
Elle grimaça un sourire à l'envers m'offrant un regard rempli de compassion
Moi : Ne t'en fais pas ça va mieux maintenant
Julia : Et je t'en supplie ne me dis pas que tu sors avec ce gars
Elle prit un magazine dans son tiroir, ouvrant rapidement une page pour m'indiquer du doigt une photo de Tom. Je lui souris, j'avais envie d'éclater de rire
Moi : Et bien si
Julia : Vous ne coller absolument pas ensemble ! Physiquement je veux dire
Moi : Pourquoi ça ?
Julia : Nan mais regardes-moi ce danseur hip-hop et toi (ironiquement) : grande classe
Moi : Il est musicien dans un groupe de rock !
Elle s'arrêta dans son délire et me regarda totalement étonnée, Julia est une fille hilarante changeant d'humeur comme de vernis à ongle. Elle jugeait trop vite les gens par rapport à leur style vestimentaire, c'est un des seul inconvéniant dans notre amitié car on s'embrouille souvent pour des questions de vêtements.
Julia : Tu déconne ?
Moi : Non je t'assure
Julia : Un musicien de rock habillé comme ça ?!
Moi : Rock n'est pas forcément synonyme de tête de mort !

Moi : Je suis rentrée !
Sarah : J'suis dans la cuisine !
Je dépose mes affaires dans le hall et la rejoins dans la cuisine, une odeur de bon petit plat y règne
Moi : Mm ça m'a l'air bien bon tout ça ! (lui faisant la bise) Ca va ?
Sarah : Un peu fatigué mais ça va et toi ?
Moi : Idem
Je pris une canette de Dr Pepper dans le frigo et m'assis sur bar, la regardant dans son tablier, son ventre s'arrondissant de jour en jour. Elle semble si innocente du haut de ses 20 ans et tellement mature en même temps, ça me fait sourire de la voir de meilleure mine.
Sarah : J'ai hâte de les revoir
Moi : Moi aussi
Sarah : Je pense que je vais retourner en Allemagne
Je posai la canette sur le bar et la regardai un peu triste, j'anticipais cette conversation, il est très dur de se détacher de tous ses repères pour une vie comme la mienne et je comprenais son choix mais l'idée de me retrouver seule me fis peur, finalement je pense qu'il faut couper le cordon avec elle aussi comme avec John pour déployer mes ailes car sinon je n'arriverais jamais à rien de bon dans la vie si je compte toujours sur le soutien de mes amis.
Moi : Oui je comprends, j'espère que tu as tout de même aimé ce séjour ici
Sarah : Tu rigoles ? Les soirées mondaine, les magasins énormes en ville, tes neveux, ta présence ces derniers jours, je n'oublierais rien et j'espère que je pourrais revenir !
Je sautai de mon perchoir pour l'atteindre et la prendre dans mes bras
Moi : Mais oui tu pourras revenir, quand tu veux !
Le diné se déroula dans la bonne humeur, elle m'expliquait sa journée avec les garçons qui lui avaient fait des blagues et je lui racontai la mienne. Petit rituel du soir, depuis une semaine je m'efforce de la voir plus souvent car le travail était trop ma priorité durant ce mois. Il est temps d'organiser ma vie autrement.
Sarah : Des nouvelles de Tom ?
Moi : Non aucune, il doit surement être surmené
Sarah : Oui surement
Elle ne semblait pas certaine de sa phrase, elle avait pris une intonation de résignation au lieu de son assurance légendaire
Moi : Tu ne pense pas ?
Sarah : Je n'en sais rien, Georg m'appel tous les deux jours alors ...
Ma fourchette tomba dans mon assiette, j'ai tendance à perdre mes moyens lorsqu'une nouvelle me surprend. Les couverts tombant dans mon assiette n'étonnent désormais plus Sarah, elle sait qu'elle a touché mon point sensible.
Moi : On verra dans une semaine mais je commence à douter aussi
Sarah : Appelle-le
Je secouai la tête et repris ma fourchette pour finir se repas qui en un clin d'½il sombra dans une tristesse et un manque d'amour des deux cotés. Si elle n'avait pas été là je pense que j'aurais finis comme la première séparation, assise sur le sol en pleurant dans ma chambre, au lieu de ça, j'essaye de reprendre gout à la vie en me disant que l'avenir se forgera avec lui dans mes bras malgré cela, mais les chances sont si infimes et que je ne saurais jamais rivaliser avec l'unique grand amour de sa vie : la musique.

Les billets en mains, des larmes au coin des yeux, souriant à mes neveux qui tiennent chacun la main de leur père souriant également. J'embarque dans l'avion accompagné de mon amie. Un dernier baisé volant à mes trois amours, leur père fière d'avoir la garde de mes deux amours se met à pleurer doucement, j'aimerais courir pour le prendre dans mes bras mais la porte se referme, il faut y aller. Nous nous installons dans l'avion, le stresse monte dans notre ventre, demain je le vois. Je mets mes écouteurs et laisse mes idées au clair en écoutant le doux son de la voix de Susie Suh. Les larmes roulent lentement sur mes joues, sans bruit, je les essuie et inspire profondément. «Ca se passera bien hein ?» me disait-il il y a un mois. Oui ça ira pensais-je doucement. Ce mois défile dans ma tête, tant de retrouvailles et de travail acharné. Sa présence est indispensable je m'en rends compte au fil du temps. Je ferme les yeux bercé par les « houhou » d'Over my shoulder.

Cinq heures d'attente dans une file à laquelle je ne vois pas de bout juste pour les voir. Je m'étonne de plus en plus. Je n'aurais jamais cru avoir à supporter les cris strident de toutes ses jeunes filles venues assistés au concert. Nous essayons de comprendre quelque chose avec Sarah mais tout le monde parle en français et ce n'est pas évident de s'y retrouver. Apparemment les portes s'ouvrent car les cris se font plus fréquents et surtout plus fort.
Sarah : Ah on va bientôt rentré, j'dois aller aux toilettes
Moi : Parle pas de toilettes j'vais faire dans ma culotte
On commence à rire et je me relève pour m'appuyer contre la barrière. Au bout d'une demie heure, la file ne semble toujours pas avancé, trop de filles sont devant nous, je sens la barrière trembler, des fans essayent de la faire basculer. Sarah s'agrippe à moi en tenant son ventre, je la laisse passer pour ne pas qu'elle se fasse écraser. Des Stewart viennent à notre secours en demandant du renfort pour calmer les fans excitées. Saki nous fait un clin d'½il
Moi : Ne dites pas à Tom que nous sommes ici
Il hoche la tête et s'en va avec son talkie-walkie à la bouche, j'entends d'autres cris derrière moi et je sens des coups m'atteindre la jambe. Je prie le ciel pour que cette barrière soit déplacée afin de pouvoir enfin en finir avec cette vessie pleine et de plus toute cette agitation me panique. Un homme arrive avec un haut parleur en main et nous dicte notre conduite lors de l'ouverture des barrières, je ne comprends pas grand-chose et je pense que personne ne l'écoute vraiment, la barrière est retirée, tout le monde se dirige à vive allure vers l'entrée, c'est la première fois de ma vie que je me sens emportée par une foule ainsi, je ne lâche pas la main de Sarah et nous arrivons enfin à l'entrée, on fouille notre sac, on nous laisse entrer. Toujours en courant nous donnons nos places au guichet et nous dirigeons en premier lieu aux toilettes.
Sarah : Ouah ! J'suis toute essoufflée
Moi : J'suis déjà en sueur avant le concert
Nous éclatons de rire et sortons des cabinets pour entrer dans la salle gigantesque. La fosse est déjà bien remplie, nous montons au premier gradin, nous offrant une très belle vue sur la scène. Encore une heure d'attente dans la salle avant le concert, je ne contiens plus mon stresse et essaye de m'imaginer ce qu'ils peuvent bien faire en ce moment, ils n'ont pas la moindre idée de notre présence ici. Les cris sont encore présent tout le monde hurle « Wir wollen Tokio Hotel ! » (Thanks Laurine) Sarah et moi y compris. Oh oui, je les veux vraiment ! Je le veux !
Les lumières s'éteignent, tout le monde hurle d'excitation, tous ces cris provoquent dans mes oreilles un sifflement horrible. La guitare démarre, les cris sont encore plus fort, je me demande comment peut-on avoir tant de puissance ? La basse suit le rythme, la batterie renchérit. Les lumières s'allument, il est là ! Bill chante, toute la salle chante en même que lui, je n'en crois pas mes yeux mais rien ne se passe dans ma tête aucune seconde je n'ai réfléchis à ce qui m'arrivait, Sarah tient toujours ma main, nous chantons avec eux. Ils sont tous là ! Ce sentiment est indéfinissable, on ne sait tout simplement plus si on se trouve sur terre. La voix de Bill n'est pas assez puissante face à nos cris, j'ai du mal à l'entendre mais mes oreilles s'habituent au bruit. Je ne quitte pas Tom des yeux, il est magnifique. Ses sourires me font craquer, j'ai les larmes qui montent. Je ne sais si c'est de la joie ou de la tristesse je ne comprends plus ce que je vis, je ferme les yeux et me laisse guider par la folie de ce concert énorme. Les minutes défilent, sans doute trop rapidement, la fin approche « Ich bin da » conclut cette soirée grandiose, les filles hurlent, pleurent presque, nous ne voulons pas qu'ils partent. Je comprends mieux à présent pourquoi toute cette folie, je me suis laissée guidée à mon tour ...

# Online seit Dienstag, 15. April, 2008 um 13:58

Geändert am Dienstag, 15. April, 2008 um 15:03

Chapitre Quarante Neuf

Chapitre Quarante Neuf
Les battements de mon c½ur bourdonnent dans mes oreilles, à chaque marche que je franchis j'ai l'impression qu'il va lâcher d'une minute à l'autre. Dans moins d'une heure, je pourrais le voir, le toucher, l'embrasser. J'arrive enfin à l'étage désiré, l'étage numéro trois, chambre 519. Il est évident que le corridor est surveillé, j'esquive discrètement un premier garde maladroit et m'aventure prudemment jusqu'au numéro de sa chambre mais on m'attrape rapidement en délit, contrairement à certaines situations je préfère ne pas crier et chuchoter
Moi : Non ! Demandez à Saki, il sait pourquoi je suis ici
Le garde fait passer le message à son coéquipier dans son talkie walkie sans lâcher mon bras d'une main ferme et ce dernier lui donne l'autorisation de me laisser entrer, il me fouille d'abord de la tête au pied et me fait signe de la tête que tout est en ordre. Je m'approche de la porte, hésite un peu à frapper, lève la main, la descends reproduisant ce geste plusieurs fois. Le garde toque à ma place, je le remercie d'un sourire. J'entends le verrou tourner, mon stresse ne fait qu'augmenter, j'ai les mains moites, une perle de sueur roule sur mon front, mon c½ur va finir par faire exploser mes tympans. La porte s'ouvre, il est là, juste devant moi, ses yeux marron me regardant, les siens, ceux qui lisent en moi. Il est totalement surprit et reste longtemps dressé devant moi hésitant à me serrer dans ses bras mais c'est finalement moi qui m'y jette et je le sens me tirer vers lui pour refermer la porte avec son pied et m'embrasser longuement. Nos larmes se chevauchent sur nos joues, il ne me lâche toujours pas et je l'entends rire de joie.
Tom : Oh Ma Chérie ! Tu es là ! Je ...
Moi : ... oui je suis là !
Il s'écarte un peu de moi pour me regarder et prends ma tête entre ses mains
Tom : J'ai l'impression que ça fait une éternité ! Comment savais-tu ...
Moi : ... je suis allée à votre concert !
Ses sourcils se relèvent
Tom : C'est vrai ? Pourquoi tu ne m'as rien dit ?
Moi : Je voulais que ça soit une surprise et c'est le plus cadeau d'anniversaire que je puisse avoir
Tom : C'est ton anniversaire ?! Oh bordel ce que je suis con ! Je ne t'avais jamais demandé quand c'était !
Moi : Ce n'est pas grave Tom, tout ce que je voulais c'est te revoir !
Il s'approche de moi et me resserre contre lui, je sens son c½ur battre contre ma poitrine et ses larmes de joie mouiller mes épaules, je m'accroche à lui, je n'en reviens pas qu'il soit là. Il me caresse les cheveux et s'éloigne à nouveau de moi pour me regarder comme pour se rassurer que je sois bien là
Tom : Tu n'aurais pas un peu maigris toi ?
Moi : Oh s'il te plait, ce n'est pas le moment de parler de mon poids, tout le monde m'ennuie déjà assez avec ça !
Il dépose un doux baisé sur mon front, je pose mes mains sur son torse et relève la tête pour observer les détails de son visage, il est tellement beau
Moi : Je n'en peux plus de vivre sans toi
Tom : C'est pareil pour moi, je n'ose jamais t'appeler de peur de pleurer
Moi : C'est donc pour ça ?!
Tom : Oui, je suis tombé malade à cause de ça aussi
J'essuie les larmes qui ornent son visage et il me fait son plus beau sourire
Tom : Reste avec moi
Moi : Ce soir, ça c'est certain !
Tom : Demain et après-demain aussi, Emma vivre sans toi c'est pire que vivre en prison !
Ses sourcils s'abaissent, il me fait sa plus belle expression de chien battu, je souris, je suis tellement heureuse de l'avoir juste là, bêtement prostré devant moi. Je l'embrasse et hoche la tête, après tout pourquoi ne pas rester un peu avec lui ? J'ai vraiment besoin de lui. Je blottis ma tête au creux de son cou et me laisse tendrement bercé par ses caresses dans mon dos. Des frissons envahissent mon corps en faisant des allées et venues comme les vagues sur l'eau durant les jours venteux. Je ferme les yeux et respire. Respirer, juste un verbe de huit mots, cinq consonnes, trois voyelles mais prenant uniquement tout son sens lorsqu'il est avec moi. Nos corps se séparent, il s'assied sur le lit et je le rejoins
Tom : J'dois te parler
Mon expression change tout d'un coup, j'appréhende ce qu'il va me révélé. Mon c½ur n'a toujours pas calmé sa cadence accélérée. Un court silence s'installe entre nous, mais un silence d'hésitation et de peur, que se passe-t-il ?
Tom : Je t'aime !
Il affiche un sourire de satisfaction et je lui balance un coussin à la figure en faisant la moue
Tom : Oh pas toi ?! (Se recevant encore un coussin) Aie mais arrête ou j'te l'envoi aussi
Je lui en lance un troisième qu'il me renvoi et nous finissons couché sur son lit, bataillant comme des enfants en riant. Quelqu'un toque à la porte, on s'arrête net et on se regarde en éclatant de rire, les cheveux en bataille de mon coté, sa casquette prête à tomber du sien, je la lui prends et la calle bien fort sur son crâne, il rit et passe sa main dans mes cheveux comme lorsqu'on caresse un chien et part ouvrir la porte en réajustant ses vêtements, je penche la tête en avant et démêle mes cheveux. C'est Bill à la porte, il reste figé sur place en me voyant et me sourit
Moi : Alors, on ne vient pas dans mes bras ?
Il bouscule son frère et vient se jeter dans mes bras, je l'entends renifler dans mon cou, peut-être pleure-t-il ? Tom nous sourit et j'ouvre les bras plus grand pour qu'il vienne à son tour, nous nous enlaçons tout les trois, ça nous procure le plus grand bien !

C'est cette étrange admiration que je lui voue tellement, lui qui semble si imperturbable dans son sommeil, qui me tient éveillée à sept heures, assise en tailleur sur le lit, les yeux encore fatigués. Nuit mouvementée ? Plaisir coquins ? Peu importe la façon dont il a su comblé ce vide mais je me sens comme renaître à l'intérieur de moi. Sa douce respiration lente, soulevant son ventre à chaque inspirations me fait soupirer de joie. J'aime le regarder, tout semble si calme et agité à la fois dans la pièce. Cette animation omni présente en lui, prend congé durant son somme mais pourtant les fragments de son dynamisme volent dans l'air, coincé surement entre les quatre murs de la chambre. C'est dans ces instants que je crois le plus en nous, je sais que malgré cette distance il y a ce sentiment magique, enfermé pour un long moment dans notre c½ur. On dit souvent que le c½ur n'est qu'un muscle et qu'il n'y a pas de rapport entre lui et l'amour mais n'est ce pas le c½ur qui nous fait vivre ? Et moi c'est notre amour qui me fait vivre ... La légère brise du vent fait valser les rideaux et vient murmurer de douces caresses sur mes bras, hérissant mes poils jusqu'à la pointe, je me glisse sans faire de bruit dans les draps un peu trop froid à mon gout de mon coté, m'approche de son corps, il ouvre lentement ses bras et dépose un baisé sur mon front, je savais qu'il n'était pas totalement endormi ! Finalement, je me rendors, apaisée par son souffle dans mon cou et la chaleur de son corps contre le mien.

Elle sursaute et pose sa main sur son ventre
Moi : Il a bougé ?
Sarah : Oui !
Elle prend ma main et la dépose sur son nombril, je sursaute à mon tour étonné, c'est une sensation fantastique à laquelle on ne peut s'empêcher de sourire.
Georg : Mon fils montre déjà son mauvais caractère !
Sarah me regarde en souriant, je repose ma main sur ma cuisse et la regarde en compatissant
Sarah : Hum, tu fais bien de faire la remarque Mon C½ur
Tom me fait un clin d'½il, je souris aux éclats
Georg : Quoi ? Qu'est ce qui se passe ?
Sarah : Et bien, ce n'est pas un garçon mais ...
Tom : ... une petite Lola !
Nous éclatons tous de rire mais Georg ne semble pas suivre
Tom : Fais pas cette tête « Mon C½ur »
Georg : Tu le sais depuis quand ?
Sarah : La semaine passée
Georg : J'vais avoir une fille ?!
Sarah : Nous allons avoir une fille !
Il se relève en sautillant, Bill éclate de rire en le voyant et nous le suivons dans sa lancée en sautant avec lui comme des gros gamins autour de Sarah qui pleure de rire. Puis l'heureux papa s'arrête d'un coup et nous regarde
Georg : Pas Lola s'il vous plait !
Bill : Oh si !
Encore un éclat de rire, Georg semble désemparé et Sarah sourit
Sarah : Si elle nait après ton anniversaire c'est Lola
Georg : Elle naitra avant (Parlant au ventre) Pas vrai ma puce ?

Je ne lâche pas sa main, la serrant fort en caressant son index à l'aide de mon pouce, cette main qui m'accompagne je ne sais où
Moi : Tom quand est-ce que tu me retire ce bandeau des yeux ?
Tom : Bientôt !
Moi : Ca fait cinq minutes que tu dis « Bientôt » !
Tom : Arrête de te plaindre, attention : une marche, deux, encore une, voilà !
Il me tire vers la gauche puis vers la droite, j'ai la tête qui tourne et j'ai peur de me prendre quelque chose dans les pieds, je pose ma main sur la tête pour calmer la douleur, il ralenti un peu se rendant sans doute compte que je ne sais pas suivre son rythme n'y voyant rien.
Tom : Voilà, assieds-toi
Je m'exécute guidée par ses bras, il retire le bandeau de mes yeux mais nous sommes dans le noir le plus complet, qu'est ce qu'il manigance ? Un bruit sourd se fait entendre, il s'éloigne de moi et la lumière s'allume peu à peu, m'éblouissant au premier contact, je ferme les yeux et les frotte pour observer avec curiosité l'endroit où je me trouve, nous sommes dans une petite pièce aux murs gris, ils sont tous installés devant moi comme pour jouer en concert. Je souris, Gustav frappe avec ses baguettes et la musique démarre. Les sons me font frissonner, Bill fait vibrer ses cordes vocales harmonieusement avec la musique, je referme les yeux et me laisser submergé d'émotion, je ne pouvais rêver mieux comme cadeau. C'est tellement beau ! La fin de la chanson approche déjà, les minutes passent si vite avec eux, Bill conclut par un « Joyeux anniversaire ! » et je viens me jeter dans leur bras suivit de Sarah qui s'était caché dans le fond de la pièce. Georg ramène une bouteille de champagne et nous trinquons tous sauf Sarah pour qui il a eu la gentillesse de prendre un verre de jus d'orange. Les larmes perlent prudemment sur mes joues, je les essuie rapidement, la joie est trop forte, je ne peux les cacher. Mon sourire ne disparait pas de mes lèvres, j'ai la sensation d'être aussi légère que les papillons qui volent dans mon ventre.

Nous montons dans leur bus, direction la France en vue des prochains concerts du « Zimmer 483 Tour », petite escapade de deux jours avec eux et puis nous devrons à nouveau nous séparer, soit, je ne veux pas y penser, je veux encore passer du moment tranquillement avec eux, avec lui surtout, sans me soucier de ce qui arrivera. La couchette est assez confortable, c'est la première fois que je dors dans un bus et surtout dans un bus si spacieux ! Seulement, il n'y a pas assez de place pour la partager à deux j'ai du donc dormir seule mais Tom n'a pas arrêter de faire des allées et venues toute la nuit, en ce justifiant à chaque fois d'un « J'ai un peu soif » mais je sais bien qu'il voulait me voir ! Je me hisse hors du lit en douceur et descends en bas. Bill lit un magazine de mode et ne semble pas m'avoir entendu, son frère, un casque sur les oreilles joue à un jeu vidéo. Je dépose un bisou sur la joue de Bill qui me le rend en un sourire et pars rejoindre mon petit enfant. Il est à fond dans sa partie et ne se doute absolument pas que je suis derrière lui, je pose ma tête sur son épaule, il sursaute, lâche la manette, son casque tombe, Bill se marre et moi je lui souris
Tom : Ah ! Tu m'as fait peur dis !
J'emprisonne ses lèvres contre les miennes avant de partir, triompheuse jusqu'à la salle de bain. A mon retours, Georg vient de se levé aussi, j'éclate de rire en voyant sa tête, il me sourit et prend un deuxième bol qu'il pose sur la table, j'y verse des céréales, le lait et nous entamons notre petit déjeuner.
Georg : Bien dormie ?
Moi : Interrompue par un assoiffé toutes les heures! (Grand yeux en direction de Tom qui lève les siens au ciel) Mais ça va, et toi ?
Georg : Je ne sais pas dormir quand le bus s'arrête alors c'était un désastre !
Moi : Ca se voit à ta tête !
Il se frotte les yeux et baille, j'affiche un petit sourire. Sarah nous rejoins, la main sur son ventre, une mine remarquablement belle. Au moins une qui a bonne tête ! Pas comme nous ... Elle embrasse Georg, me fait la bise, salue les jumeaux et s'assied à coté de moi en posant ses pieds sur la banquette d'en face
Sarah : Han !
Moi : Ca va ?
Sarah : Je crève de mal au pied, regarde ! Ils sont pleins d'eau !
Effectivement ses pieds avaient bien gonflés par rapport à leur vraie taille, inconvénients des grossesses difficiles mais après tout ça, un être merveilleux arrivera !
Georg : Quand j'ai finis de manger, j'te fais un massage tu veux ?
Sarah : Avec grand plaisir !
Je les laisse entre amoureux et pars rejoindre mon chéri qui ne quitte pas son stupide jeu de vue. Je m'assieds à côté de lui et attends qu'il fasse attention à moi. Mais sans succès, complètement absorbé par sa partie. Ah les hommes ! Finalement je remonte à l'étage dans le lounge où s'est installé Gustav
Moi : Hey !
Gustav : Ah salut !
Moi : Ca va ?
Gustav : Ouais et toi ?
Moi : Oh, si Tom lâchait sa manette ça irait mieux mais ça va ! (Rire)
Gustav : Ca fait déjà une heure qu'il est sur cette partie, faut le laisser dans son trip !
Moi : Ouais c'est ce que je fais, t'a aimé mon cadeau ?
Gustav : Oh oui ! Merci beaucoup ! Mais t'aurais pas du vraiment
Moi : Ca me fait plaisir !
Quand on parle du loup, le voilà qui arrive
Tom : Bah alors on se la joue tranquillos sans moi ?
Gustav : (Se levant) Fais gaffe, elle est jalouse de la manette de jeux (Clin d'½il vers ma direction)
Il nous laisse, Tom s'assieds près de moi, me soulève et me pose sur ses genoux
Tom : Vraiment ?
Moi : Tu la lâché maintenant alors c'est finit !
Tom : Tu veux être ma manette ? (Sourire pervers)
Moi : Pourquoi pas ? (Regard pervers)

Si trois minutes de chanson passent vite avec eux, vous pensez bien que deux jours aussi, c'est déjà l'heure des adieux, je repars en Allemagne avec Sarah pour une semaine et puis retours à New-York pour le travail. La même sensation qu'à chaque départ se noue en moi, j'aimerais pouvoir la supprimé mais impossible, c'est trop dur
Moi : Appelles-moi s'il te plait !
Tom : Promis !
Moi : (Le serrant fort) Oh Tom !
Tom : Ne pleures pas !
Il m'enlace, je fonds en larmes
Tom : Je t'aime !
Moi : Moi aussi !
Petit échange de papiers, un sourire se lie sur nos lèvres, je lui tends un de mes t-shirt, il fait de même pour moi et nous nous embrassons pendant un long instant, refusant de se décoller l'un de l'autre. Mais il doit déjà partir, essuyant mes larmes il me murmure une dernière fois un Je t'aime.

Fin Tome 1

# Online seit Samstag, 26. April, 2008 um 08:00

Geändert am Samstag, 26. April, 2008 um 13:25

Alors, alors ! Voilà c'est la fin du Tome Un ! =D


Déjà ? Et oui ! Je n'en reviens pas d'avoir déjà écris autant de chapitres et surtout de réaliser que vous êtes encore nombreuses à suivre ma fiction !
Je voulais encore vous remerciez de m'être restées fidèles jusqu'ici et j'espère ne pas vous décevoir dans le prochain Tome !
J'voulais savoir aussi quel a été votre chapitre préféré jusque maintenant ?!
Pour ma part, j'ai adoré écrire le chapitre 16, c'est à partir de ce chapitre que l'histoire Emma-Tom démarre
Et puis il y en a encore pleins pour lesquels j'ai pris du plaisir mais je vous laisse répondre à ma place !

Merci aussi à celles qui me conseillent sur leur blogs ou à leurs amies, c'est génial et touchant d'apprendre que vous parlez de ma fiction !

J'pourrais encore continuer cet article mais je vous laisse et à bientot pour le Tome Deux , grande sadique que je suis : Je vous annonce déjà que pleins de surprises vous attende :-)

BISOUS !

# Online seit Samstag, 26. April, 2008 um 08:09

Geändert am Sonntag, 06. Juli, 2008 um 12:55

I M P O R T A N T

I M P O R T A N T
Hello à toutes !
J'ai le regret de vous annoncez que je vais faire une pause d'un mois pour cause d'over-bookage !
Je suis profondément désolé, j'ai déjà commencer le deuxième Tome et j'aurais aimé vous le faire partager mais je n'arrive tout simplement plus à gérer mes répèt' de théâtre, mes cours(=pompage de temps), mon petit bonheur personnel et ma fiction. Je préfère attendre la fin des examens et en finir avec tous mes spectacles pour débuter ce deuxième Tome calmement et de façon posée.
J'espère que vous ne m'en voudrez pas, je n'abandonne pas du tout cette fiction, je suis trop lancée dedans pour faire celà mais il faut comprendre qu'on n'a malheureusement pas toujours assez de temps.
N'ayez crainte pour celles dont je lis les fictions, je reprendrai tout à mon retours et je vous laisserais mes fameux longs commentaires !

Voilà, cette nouvelle va vous rendre triste j'en suis consciente, surtout lorsque je lis vos commentaires me demandant la suite mais je ne sais pas faire autrement...

J'vous souhaite pleins de bonnes chose durant ce mois, terminez bien votre année scolaire et puis bonne merde pour les examens !

Bisous à toutes !!

# Online seit Donnerstag, 01. Mai, 2008 um 05:48