Chapitre Trente Neuf

Chapitre Trente Neuf
Un étrange malaise m'envahit, je ne supporte pas de le voir pleurer ainsi. Je m'approche de lui, Tom le regarde inquiet, je pose ma tête contre son épaule et lui prend la main pour qu'il se calme. Au bout de quelques instants de silence il finit par nous regarder
Bill : C'est ridicule désolé
Tom : Ce n'est pas ridicule Bill, tu n'as pas de honte à avoir
Bill : Je pleure comme un con là
Moi : Qu'est ce qui se passe Bill ?
Il tourne la tête et me regarde peut-être juste deux secondes, peut-être plus, ses larmes doublent d'intensité il s'étouffe de pleurs, Tom le prends dans ses bras et me regarde interrogativement. Je fais une petite mine. Que lui arrive t-il ?
Je vais dans la cuisine lui chercher un verre d'eau et prend au passage une boite de mouchoir, je lui tends le verre qu'il avale difficilement, il essuie ses larmes. Il semble être un peu calmé.
Bill : Je ... je viens de regarder les nouvelles et il y a une fille qui a été retrouvée morte ...
Il éclate à nouveau en sanglot, Tom et moi nous approchons de lui, chacun une main posée sur son épaule, la mine inquiète
Moi : Respire Bill ...
Bill : (prenant une grande inspiration) Et j'ai ... passé, hier, la soirée ... avec elle, son numéro est dans ... ma poche, dans l'emballage ... d'une ...
Il prend sa tête dans ses mains tremblantes
Bill : Une capote
Tom relève la tête pour me regarder, son teint à viré au blanc
Tom : Et quel rapport avec la disparition ?
Bill : C'est elle, j'en ... suis sure, mais je ne sais ... pas ce que je lui ... ai fais ! J'ai des griffes ... dans mon dos
Moi : Elle ressemble à quoi ?
Bill : Je ne sais pas
Moi : Bill il faut que tu me le dises c'est important, je peux peut-être t'aidé !
Tom : Pourquoi ?
Moi : Parce que, lorsque je suis arrivée, il était dans les bras d'une fille, si c'est elle qui a disparue il n'aurait pas pu la violer, parce que je suis partie te chercher et que Georg et lui était partis chercher à boire, c'est comme ça qu'il m'a suivit jusqu'à dehors et que je l'ai raccompagnée, il n'aurait rien pu faire en un tel laps de temps
Bill : Brune, elle est brune
Mon c½ur s'arrête de battre, ou c'est une impression, elle était blonde, s'il a fait quelque chose, ça a dût se passer avant, je cache mal ma mine désemparée, il éclate en sanglot dans les bras de son frère qui pleure également, je me joins à eux morte de peur
Moi : Vous ne vous souvenez de rien ?
Tom : T'était bien avec une brune à notre arrivée, puis je sais plus, j'suis parti danser, t'es revenu avec la blonde ...
Bill : Qu'est ce qu'on va faire ?
Quelqu'un sonne à la porte, dehors des sirènes bleue de voiture de police tourbillonnent, mon c½ur bat à toute vitesse, je vais ouvrir la porte tremblant comme une feuille, j'ai un vertige abominable.
Policier : Bonjour mademoiselle, est-ce bien le domicile de Bill Kaulitz ?
Je réponds ? Je mens ? Je fais quoi ?
Moi : Oui c'est ici
Il entre sans demander la permission suivit de ses partenaires. Bill se relève toujours en pleurant, Tom panique. Je referme la porte
Policier : Pardonnez-nous, mais nous enquêtons sur une disparition et nous avons besoin de votre témoignage
Bill : Je vous écoute
Policier : Que faisiez-vous hier entre 20h et 1h du matin ?
Bill réponds à toutes leurs questions, il est certain que son ADN a dût se retrouver sur le corps de la victime, je reste attentive à ce qui est dit, craignant à tout moments qu'on ne l'emmène à la fin de l'interrogatoire
Policier : Bien, merci beaucoup Monsieur Kaulitz
Bill : Suis-je impliqué dans l'affaire ?
Policier : La mort remonte à minuit quart, savez-vous précisément ce que vous faisiez ?
Moi : Il était avec moi
Policer : Expliquer vous mademoiselle ?
Moi : Kark, Emma Kark
Les agents se regardent surpris, ils me reluquent de la tête au pied.
Moi : Oui, j'étais venue chercher mon petit ami, Tom à 21h30, j'ai encore l'appel de mon amie encoder dans mon portable, et Bill est rentré avec moi vers 22h, puis j'ai passé la nuit à attendre qu'il dessaoule et je suis rentrée vers 2h chez moi
Ils vérifient si ce que je dis est juste, les heures sont correctes, et la caméra d'entrée confirme bien notre retour à 22h12. Les agents s'en vont, le policier reste, remplissant encore un formulaire
Policier : Merci beaucoup, nous vous ferons signe si nous découvrons quelque chose, Au revoir et bonne journée
Tom : A vous aussi
Il ferme la porte dans un soupire de soulagement
Tom : Merci Ma Chérie, si tu n'avais pas eu la confirmation des heures on serait encore tentés de pensé que Bill y est pour quelque chose
Moi : De rien
Bill dépose un bisou sur mon front et par s'éclipser dans sa chambre à l'étage
Tom : Je reviens, je dois lui parler
Moi : Pas de problème
Il m'embrasse et monte à son tour. Pendant ce temps j'allume la télévision, cette histoire monopolise toutes les chaines, j'éteins et allume la radio pour me détendre un peu. Je débarrasse les verres sur la table en fredonnant Square One de Coldplay, Tom descends déjà et m'aide à ranger un peu. L'état est désastreux. Je pense que ça a été encore la fête à leur retour.
Moi : Mais vous avez fait quoi en rentrant ?
Tom : C'est Georg et Sarah, ils ont fait « soirée disco »
Moi : Ils sont où d'ailleurs ?
Tom : Ils sont partis avec Gustav à un festival de rock à Berlin
Moi : Oh ok
Tom : Dis (me prenant par les hanches) ça te dirait si ce soir on se faisait une soirée bien tranquille rien que toi et moi ?
Moi : Pourquoi pas
Tom : Génial, je m'occupe de tout
Je l'embrasse tendrement, il me serre fort dans ses bras, Bill entre. Il a meilleure mine, nous interrompons notre baisé et continuons le rangement.
Au bout de quelques minutes, le living étant enfin clean. Nous nous écroulons sur le fauteuil et parlons quelques minutes, moi allongée, la tête posé sur les genoux de Tom et Bill couché sur l'autre moitié du fauteuil la main derrière la tête.
Bill : Ce soir je vais voir Andreas
Tom : Ok, tu lui remettras le bonjour
Bill : Tu ne veux pas venir ?
Tom : Non j'ai des projets avec Emma
Bill : Ok
Moi : Qui est Andreas ?
Tom : Notre meilleur ami
Moi : Ah c'est chouette d'avoir un meilleur ami en commun
Tom : Ouais c'est vrai, on te le présentera

Je passe le restant de ma journée seule à la maison, Tom tient absolument à tout préparer pour moi. Je feuillette un magazine de mode en vue des prochaines tendances de la saison. Mon portable sonne, c'est mon père, tient pourquoi m'appelle-t-il ?
Moi : Oui allo
Mon père : Allo Emma
Moi : Qu'est ce qu'il y a ?
Mon père : Rien, je voulais savoir si tu vas bien
Moi : Oui ça va, pourquoi ça n'irais pas ?
Mon père : J'ai le droit de m'inquiété pour ma fille tout de même !
Moi : Oui mais c'est juste que ça ne te ressemble pas
Mon père : Je voulais savoir quand est-ce que tu rentre ?
Moi : Je ne sais pas encore
Mon père : Ok, Bisous alors
Moi : Heu ...
Il a raccroché, qu'est ce que je dois en penser ? Il m'appelle comme ça, pour connaître mon état ? Je ne comprends rien, je ne prends pas la peine de comprendre. Je repose mon portable mais un doute s'installe en moi. Je regarde autour de moi, je me sens observée, comme si on me suivait, comme si on m'espionnait. Je ne parle pas des paparazzis qui dorment devant ma maison mais d'une autre présence, quelqu'un qui me veut du mal. Je chasse cette pensée de mon esprit mais reste dans le doute. Finalement je préfère aller me préparer pour ce soir.
Je cherche un ensemble dans ma garde robe, quelque chose de rapide à mettre. Je trouve une robe grise. Elle est trop jolie. Je l'essaye, c'est la première fois que je la mets, elle me va bien. J'enfile des bas gris clairs et chausse des converses grises également.(La tenue photo numéro 2)
Je ne prends pas de veste, il fait assez chaud comme ça, mais je ne sais pas où il m'emmène mieux vaut être prudent alors, je prends un pull en laine. J'ai une heure d'avance mais inquiète par ces observateurs je l'appelle
Moi : Allo Tom
Tom : Qu'est ce qu'il y a Ma Chérie ?
Moi : Je ne me sens pas vraiment en sécurité ici
Tom : Qu'est ce qui se passe ?
Moi : Rien mais j'ai reçu un coup de fil de mon père et bon maintenant j'angoisse
Tom : Tu peux venir ne t'en fais pas
Moi : Ok j'arrive.
Je prends mon sac en bandoulière et descends rapidement les escaliers. A ma sortie les flashs m'aveugle mais je tiens le coup et cours comme une dingue dans la rue pour fuir à tous ces malades.
Je me rends compte que j'ai prise la mauvaise direction, je me retrouve dans une petite ruelle vide et très sombre, je me retourne pour faire demi-tour mais je me retrouve face à gars très étrange, une grande cicatrice recouvrant sa joue droite. Ce visage me dit quelque chose, c'est mon dieu non, c'est Richard
Richard : Comme on se retrouve ma belle
Moi : Qu'est ce que vous me voulez ?
Richard : Le jeu continue ma poupée
Ma salive dévale lentement le conduit de ma gorge, prise d'une panique incroyable, je pars vite en courant, Richard me suit, il n'a pas eu le temps de me rattrapé, j'hurle comme une dingue, je cherche de l'aide, mais je m'engouffre dans des ruelles de plus en plus profondes et sombres. Mon c½ur bat, mon portable sonne, je n'arrive pas à le prendre, il tombe par terre, je le ramasse, Richard est tout près je réponds en courant toujours comme une folle.
Moi : TOM IL EST LA IL ME SUIT AU SECOURS !!
... : Ce n'est pas Tom ma chérie
Moi : AU SECOURS PAPA !
Mon père : Au revoir Emmanuela !
Je cours toujours, je n'arrive pas à continuer, je n'ai pas de force, mais je cours, je cours pour lui échapper, je cours pour vivre.
Tom, il faut que j'appelle Tom, je n'ai que ce nom en tête, ma tête, cette tête qui tourne, je m'effondre au sol, en trébuchant sur une plaque d'égout mal placée, mon visage heurte le macadam, ma mâchoire explose, mes bras craquent, je cligne des yeux, je ne vois plus rien, tout est flou, j'entrevois la silhouette de Richard.
Il va me prendre, non je ne veux pas mourir. Maman sauve moi !
Son sourire est étincelant, aussi blanc que les murs d'une chambre d'hôpital, aussi blanc que le Paradis surement.
Tom, je ne pense qu'à Tom, il ne faut pas que je meurs, je ne veux pas. Je ne sais pas ... Je ...

... : Sexy Sexy
... : Tu l'as dis
... : Ca va être du gâteau
... : On commence ?
... : Attends qu'elle se réveille d'abord !
J'entends tout mais je n'arrive pas à bouger, comme si tout mon corps était une grosse masse de bloc et que j'étais paralysée. Mon c½ur bat doucement, ma bouche me fait mal, le choc à été énorme, je sens toute la douleur grouillant dans mon corps. Cette douleur insupportable.
Je ne pense qu'à lui, il doit s'inquiété, il ne peut même pas m'aider puisqu'il ne sait même pas où je suis !
La panique me prend lorsque j'écoute la conversation de ses deux hommes
... : Le patron a dit de l'exécuté direct
... : On s'en fou du patron, on peut s'amuser un peu d'abord, regarde moi un peu cette beauté
J'ai peur, très peur, je ne veux pas qu'ils me touchent, je ne veux pas qu'ils me tuent.
Maman aide-moi je t'en supplie !
J'entre-ouvre légèrement les paupières et aperçois ces deux barbares, Richard et un autre homme au crâne rasé. Richard me voit
Richard : Alors on est réveillé ? Rémy, je te présente Emma
Rémy : (signe de main) Bonjour ! (coup de poing) Au revoir !
Ma tête s'entrechoque contre la pierre sur laquelle je suis couché, je sens un liquide coulé sur mes épaules, j'ouvre malgré ça difficilement les yeux et les regarde se marrer.
Moi : Pourquoi voulez-vous me tuer ?
Rémy : (voix enfantine) Parce que ton papa il veut plus de toi !
Je referme les yeux, j'ai mal, mon c½ur ne bat presque plus, je n'entends plus rien. Où suis-je ? Pourquoi la lumière est si claire ?

# Online seit Samstag, 08. März, 2008 um 11:48

Geändert am Montag, 10. März, 2008 um 14:16

Chapitre Quarante

Chapitre Quarante
On m'a laissé comme ça durant quelques temps, morte de faim, je n'arrivais pas à me relevé.
Je me sens toujours vivante mais l'endroit est trop clair comme si le ciel m'appelait. Pourtant je sens une présence noire autour de moi. Il y a quelqu'un dans la pièce, ce point noir s'approche de moi. Il pose ses mains sur mon corps. Je ne veux pas qu'il me touche.
Moi : NON
... : Si
Il me soulève et me plaque contre un mur sur lequel sont placées des poignées dont il se serre pour me menotté les mains ainsi que le cou et les chevilles. Je tremble de peur, je ne sais pas ce qui m'attend. Etre mise à nue comme ça devant cet homme me fait tellement honte et puis sentir mon corps étiré de cette façon me procure des douleurs atroces.
Il caresse ma poitrine, je lui crache à la figure, il me fou une baffe
Rémy : Ne joue pas à ça avec moi petite pétasse !
La suite, je n'ai pas la force de la raconter, je ne sais même pas comment j'ai fais pour l'affronté et ne pas périr en sentant son corps entré dans le mien. Je me sens salie de tout, complètement dégoutée de mon existence. J'ai envie de vomir. Il me laisse là, attachée à ce mur, les larmes dévalant mes joues, une sensation d'horreur accrochée à ma peau. J'ai tellement envie de croire que je vais m'en sortir mais je me sens si fragile et si impuissante face à ces deux brutes.
Je ne sais pas combien de temps s'est écoulé mais je suis restée longtemps accroché ici dans cette pièce blanche remplie d'horreur pourtant. Une blancheur trop pure pour transparaître à de la sérénité.
Je vis malgré tout, malgré ces douleurs incessantes, je pense à lui. Il me sauvera, j'y crois.
Je ferme les yeux pour laisser disparaître cette vision de souffrance décorant la pièce.

J'entre dans une rue étroite, laissant apparaître une mince lueur de lumière au bout. J'avance mais chaque pas est un obstacle pour mon corps, comme si j'allais m'écrouler, comme si à chaque bouffée d'oxygène je m'étouffais et que mon corps devenait de plus en plus lourd.
Je m'accroche pourtant, rampant à même le sol, m'agrippant aux dalles ressortant, j'écorche ma peau, mes yeux me brulent. Il est là, il m'attend au bout, pourquoi ne vient-il pas m'aider ? Je reste au milieu de cette rue, complètement vidée, sans force, j'ai peine à continuer, je me hisse, arrachant mes vêtement contre le sol de plus en plus rude, de plus en plus dur. Chaque avancée est un enfer, je pénètre peut-être en enfer, mais pourquoi est-il à l'entrée ?
Je m'allonge sur le dos les bras et les jambes écartés en pleurant, je n'y arrive pas. C'est un calvaire !
Moi : Aide-moi !
Tom : Chaque pas que tu fais peut être ta plus grande erreur, ça peut te tordre, ça peut te briser. C'est le risque que tu prends, si tu décide que tu ne veux pas de moi dans ta vie. Que tu ne veux pas de moi a tes cotés
Ces paroles réveillent en moi une arme, l'arme qui me fera toujours avancer, celle qui me permettra de ne pas baisser les bras. Je continue l'odyssée parsemée d'embuches et de douleurs et arrive finalement jusqu'à lui. Il me prend les mains et j'ouvre les bras pour le serrer mais il disparaît, comme tout le reste d'ailleurs ...
Mes yeux s'ouvrent à nouveau dans cet endroit grouillant de malheurs. Ce n'était qu'un songe, il m'aide dans mon sommeil. Mon ventre crie famine. Je n'ai pas mangé depuis longtemps. Je ne suis plus attachée, la masse de mon corps git sur le sol pierreux, un t-shirt noir recouvrant mes pieds. Je le prends et le mets sur moi.
Recroquevillées sur moi, je pose mes mains sur mon ventre, la tête sur mes genoux, je gémis de douleurs. Une nausée me prend, rien ne sort de ma bouche, je n'ai rien dans l'estomac.
J'appuie ma tête contre le mur en soupirant de mal. C'est trop dur Tom ! Je n'y arrive pas !
Une jeune femme entre dans la pièce m'apportant un bol, la haine se lit dans son regard, elle me ressemble étrangement, je la vois portée à son cou le collier que Tom m'a offert. Oh non, cette cinglée veut se faire passer pour moi !
Elle me serre le bras
Elle : Mange, tu as deux minutes
Je prends le bol brulant que je le relâche au contact de cette chaleur, mes mains sont bordeaux, je le reprends et engloutis le liquide bouillant. Elle me reprend le bol et me balance le contenue sur le visage
Elle : La prochaine fois tu feras plus vite !
Elle s'en va, me laissant de nouveau dans cet endroit, le liquide me déchire la peau, je m'allonge, des crampes me prennent, mais qu'y avait-il dans ce liquide ?
Je ne vois plus rien, tout est flou autour de moi, mon c½ur éclate. Je sens ma tête tombé sur le sol, mes dernières heures avec Tom défilant dans ma tête comme un film en accéléré.
Je t'aime Tom.

A l'entrée du tunnel il me regarde, une expression de sévérité sur son visage
Tom : Tu ne t'en sortiras pas comme ça ! Retournes-y !
Moi : Non
Tom : Si tu m'aime retournes-y !
Moi : Je ne veux pas retourner dans ce monde
Tom : Ich glaub an dich Emma !
Mes larmes me réveillent de ce songe toujours en sa compagnie. Je sais qu'il veut que je m'en sorte mais je n'y arrive pas. Je trouve un miroir sur la table au bout de la pièce, je me relève difficilement, mes pieds me font mal mais j'arrive jusqu'à la table et le prend.
Ce reflet est immonde, ma peau est brulée, mes yeux rouges de sang. Je fronce les sourcils et tape du pied. Aller Emma ! Courage !
Je repose se miroir et observe le plafond, il y a une trappe de ventilation, si je déplace la table je pourrais y parvenir. Je soulève donc péniblement cette table pourtant pas si lourde mais mes bras manquent de se divisés sous la douleur. Je monte sur la table et ouvre la plaque en essayant de faire le moins de bruit possible pour ne pas me faire repéré. Je la dépose sur la table et tente d'entrer dans le conduit assez étroit, je m'accroche de toutes mes forces contre la paroi et me hisse vers le haut pour entrer entièrement.
Il y a plein de poussière et ça sent très mauvais mais si je tiens à m'en sortir il faudra bien que je passe ce conduit qui doit surement déboucher sur une autre pièce.
J'entends quelques voix et m'arrête net pour ne pas qu'on m'entende. Ce sont eux, ils doivent préparer un plan pour me tuer ... Cette idée me fou la chaire de poule d'ailleurs.
Je reprends ma route et perçoit un filet d'air à ma gauche, je tourne très difficilement car c'est vraiment étroit et j'ouvre le grillage pour entrer dans cette pièce. Je vois qu'il y a un téléphone, super je vais pouvoir m'en sortir ! Je descends très doucement et dépoussière un peu mon visage et mes cheveux devenus gris.
La porte s'ouvre au mauvais moment, c'est cette fille, je la plaque contre la porte et pose ma main sur sa bouche pour ne pas qu'elle hurle. Eprise d'une rage folle je l'assomme en prenant un vase se trouvant sous ma main. Je la déshabille et entreprends de me « mettre dans sa peau » oui, je vais me mimer. Car je suis sure qu'ils avaient l'intention de la remplacer par moi. J'ai un esprit tordu mais je pense que c'est l'instinct de survie qui me donne cette idée carabinée.
Je l'habille donc avec ce t-shirt, reprends mon collier et tous mes habits par la même occasion. Ils vont surement remarquer que c'est moi, je suis amochée au visage à cause des coups et des brûlures ! Je ferme la porte à clé et entame un autre plan.
Trouvant une corde dans un tiroir je lui attache les mains à une chaise pour ne pas qu'elle se défende en se réveillant.
Je compose le numéro de Tom tremblante de peur, il répond directement
Tom : Allo
Moi : (chuchotant) Je ne peux pas parler trop fort
Tom : EMMA ! T'es où ?
Moi : Je ne sais pas, Richard m'a repris
Tom : Ce connard ! Ca fait trois jours ! Tu ne sais vraiment pas où il t'a emmené ?
Moi : Non pas du tout, je vais tenter d'avoir des informations, je te rappellerais
Tom : Non Emma parle moi encore, qu'est ce qu'ils t'ont fais ?
Moi : (en larmes) Tom quand tu me sortiras de là je te dirais tout, je t'aime
Tom : Rappelle-moi s'il te plait ! Je t'aime !
Je repose le combiné et me dirige sur de moi en face de cette fille.
Je relève son menton, elle est en vie
Moi : Où sommes-nous ?
Elle : ...
Moi : Je peux être aussi peste que toi tu sais (lui tordant le bras par derrière) Où sommes nous
Elle pousse un gémissement de douleur, je ne lâche pas prise, je sais qu'elle va craquer, elle n'a rien dans les tripes. Mon bras me fait mal mais je donne toutes mes forces pour tenter d'obtenir une réponse.
Elle : Ok ok ! On est à Lützen Strate
Moi : Quel numéro ?
Elle : Je ne sais pas, c'est un (je lui serre encore le bras) aie, bâtiment, bleu !
Je la relâche et recompose le numéro de Tom
Tom : Emma ?
Moi : Lützen State, un bâtiment bleu
Tom : On arrive, ma ligne est sur écoute, la police va arriver aussi
Moi : Fais vite Tom
Tom : Promis Ma Chérie ! Je t'aime
Moi : Moi aussi
Il raccroche, je m'enfonce dans le fauteuil regardant cette fille gémir en face de moi
Moi : Pourquoi tu fais ça ?
Elle : On m'avait dit que je deviendrais riche et célèbre, je ne savais pas qu'ils allaient te tuer, ils s'en sont pris à mon frère en apprenant que j'abandonnais, (éclatant en sanglot) il est mort ! J'ai été forcée de continuer
Des sueurs froides parcourent mon dos, je pense à Tom, je ne veux pas qu'ils s'en prennent à lui
Elle : Je veux m'en sortir, ne les laisse pas me tuer
Je ne lui réponds pas, elle manigance peut-être le jeu de la bonne copine, je préfère ne pas la croire et me méfier.
Il n'y a pas la moindre fenêtre dans cette pièce, la poignée de la porte descend, quelqu'un essaye de rentrer. J'ai fermé à clé mais il semble qu'on essaye de forcer la porte. Je prends un autre vase au cas où ils arriveraient à la défoncer, la jeune femme tremble de peur sur sa chaise, elle me fait de la peine mais je ne craque pas et la laisse attaché là même si je sais qu'elle pourrait m'aider.
Finalement, découvrant que la porte va céder, je la détache et elle prend une arme dans un tiroir qu'elle brandit face à eux.
Les deux hommes démolissent entièrement la porte et se précipitent sur nous fou de rage. Je n'ai pas eu le temps de faire quoi que ce soit. La jeune femme s'est mise à tirée comme une dingue. Trois coup de feux ont retenti, je me suis bouchée les oreilles et suis tombée sur le sol, la masse du corps de Richard gisant sur moi étant trop lourde à portée. Je tremble aussi elle est en larmes se précipitant vers la sortie et me laissant ainsi avec ses deux monstres à moitié mort sur le sol. Richard m'attrape par le cou et tente de m'étrangler, je lui fou un cou de poing mais il ne sent rien, je ne suis pas assez puissante. Il m'étrangle de plus en plus. Un autre coup de feu retenti, c'est elle, elle est revenue avec une autre arme. Il me crache du sang au visage et sa tête s'écroule sur moi. Je fonds en larmes tremblant de peur.
Moi : Retires-le moi de là !
Elle s'exécute rapidement toujours en tremblant. Je me relève péniblement et regarde avec effroi la scène de boucherie s'offrant à nous. Je suis couverte de sang, j'entends des sirènes dehors et me dirige dans le couloir suivie de cette fille, dont je ne connais toujours pas le prénom. Je descends les escaliers et entends les policiers forcer la grande porte métallique à l'entrée. Elle me rejoint, un petit sourire se lisant sur son visage, je lui prends l'arme des mains et la balance au loin, on ne sait jamais qu'elle essaye de me tuer
Elle : Je ne te ferais pas de mal
Moi : Tu viens de tuer deux gars
Elle : C'est pour nous sauver
Je regarde en face de moi, la police vient d'entrer, au loin j'aperçois Tom, Mon Tom. Il est là !
Tout le monde entre en trombe en nous découvrant couvertes de sang, moi le visage écorché de brûlures et cette jeune fille en t-shirt presque nue. Des infirmières m'emmènent, je ne comprends pas ce qui se passe, je m'éloigne de tout ce groupe et court en direction de mon tendre aimé. A moitié de parcours vers lui, je glisse et tombe à terre, son sourire s'efface et il se dépêche de venir me secourir.
Je le serre dans mes bras, il me soulève et me prends comme une princesse pour me reposer sur le sol. Je ne le lâche pas et éclate en pleurs
Tom : C'est finit Ma Chérie, plus jamais, tu m'entends plus jamais !
Mes sanglots ne cessent de s'amplifier ! On m'emmène aux urgences, il me tient la main dans l'ambulance, son regard inquiet et remplis de tristesse en découvrant mon état. Je serre sa main pour être sure de ne pas rêver cette fois et ferme les yeux épuisée de toute cette mascarade !

Pics : Concert du 3 mars
(Je n'y étais pas, sauf en pensées :-p)

# Online seit Montag, 10. März, 2008 um 15:26

Chapitre Quarante Et Un

Chapitre Quarante Et Un
Scrutant les moindres détails du plafond que je commence à connaître par c½ur, je repense à tout ça. Tout ce qui s'est passé depuis maintenant une semaine. Je n'ai même pas vu le temps défilé, tout est passé à une vitesse fulgurante. Les médecins m'ont dit que mon état allait s'améliorer, mes brûlures ne sont pas graves, elles disparaîtront dans quelques temps, j'apprends à manger correctement, j'ai du mal à avaler les aliments, mon ventre s'est trop tordu. Il me faut stabiliser mon métabolisme.
Tom a une patience incroyable, il m'aide énormément et a dût annuler plusieurs rendez-vous pour rester à mes côtés, je le force à sortir, à voir du monde pour ne pas entrer dans ma déprime mais il reste obstiné et tient à passer le plus de temps avec moi. Peut-être se sent-il coupable de m'avoir laissé seule la dernière fois ? Ce n'est pas de sa faute de toute façon.
Il entre dans la chambre portant un plateau en main, c'est un amour tout de même. Je me relève et regarde l'heure, je ne pensais pas avoir dormis autant !
Tom : Bonjour toi !
Je lui envoi un sourire en guise de réponse, ses yeux brillent lorsqu'il me voit sourire, il est magnifique ! Il pose le plateau près de moi et viens me serrer dans ses bras. Je n'ose toujours pas franchir le pas depuis le viol, il est très compréhensif et me laisse du temps pour ré apprendre à aimer mon corps. Il se retire de mon étreinte et pose ses mains sur mes épaules en me regardant tendrement
Tom : Comment tu te sens ?
Moi : Mieux
Tom : (sourire) Tu as faim ?
Moi : Un peu
Tom : Fais un petit effort
Je m'assieds sur le lit et commence ma tartine de confiture aux cerises, il sait exactement ce que j'aime et me le prépare minutieusement, il s'assied en face de moi, un peu épuisé.
Moi : Tu es fatigué ?
Tom : Non ça va
Il se frotte les yeux, je le vois bien qu'il l'est
Moi : Tom ?
Tom : Un peu
Moi : Tu n'es pas obligé de me chouchouter comme ça, dans deux jours tu pars
Tom : Tu viens avec moi
Moi : Mais ?
Tom : Je ne te laisserais pas seule ici
Moi : Je ne veux pas déranger
Tom : Tu ne dérange jamais !
J'avale mon jus d'orange, il me prend la main et me regarde toujours avec ses yeux éperdument amoureux, un regard de tombeur. Je craque toujours !
Moi : J'aimerais sortir prendre l'air aujourd'hui
Tom : Aucun problème
Moi : Je passerais voir ma mère
Tom : Très bien, je te laisserais te confier à elle mais je ne serais pas loin
Moi : Merci
Tom : De rien Ma Chérie !
« Ce n'est pas Tom Ma Chérie » j'entends à nouveau cette voix dans ma tête, les flashs me prennent régulièrement, je prends ma tête dans mes mains pour me calmer quelques secondes, Tom s'approche de moi, je me relève calmé, il commençait déjà à paniquer. Je l'embrasse doucement et lui prend la main que je dépose sur ma cuisse. Il me serre doucement également pour ne pas me blesser, je profite de ses mains sur moi pour accentuer notre baisé d'une tendresse immense. Je nous allonge sur le lit et pose ma tête au creux de son cou. Il y a de l'amélioration, je commence à apprécier sa présence contre la mienne. Ce n'est pas lui qui me dérange ce sont les flashs qui m'empêchent de profiter des instants intimes en sa compagnie. Mais je suis certaines que j'apprendrais à oublier tout ça pour me retrouver avec Lui et seulement Lui.

Mon père va être condamné à la perpétuité, il a avoué pour le meurtre de ma mère, c'est Richard qui l'a tuée sous ses ordres. John est venu me voir à l'hôpital mais à dût repartir rapidement car il a encore des problèmes avec Vicky, leur divorce est prononcé. Ca me fait de la peine. La jeune fille qui était avec moi, Claudia de son prénom, va être incarcérée quelques temps également mais pas de prison à vie pour elle. Je suis rentrée il y a deux jours, je n'ai pas revu Sarah depuis, elle est partie à Frankfort revoir ses parents. Georg m'a expliqué qu'elle devait prendre des cachets pour sa maladie, ça ne la guéris pas mais ça soulage la douleur qu'elle ressent. Tom s'occupe énormément de moi et c'est un plaisir de l'avoir exclusivement à mes côtés.
Je m'avance dans le cimetière, et le laisse se recueillir sur la tombe d'un de ses amis pendant que je vais voir ma mère. Je pose une Jacinthe sur sa tombe et retire les anciennes fleurs fanées.
Moi : Bonjour Maman. Ca me fait toujours bizarre de venir te parler ici mais j'avais besoin de te revoir. Je te remercie de m'avoir aidé à m'en sortir, je sais que tu y es aussi pour quelque chose. Je tenais aussi à te présenter Tom, mon petit ami, il s'occupe beaucoup de moi tu sais et j'espère que ça va encore durer avec lui. Sarah va mieux, tu y es peut-être aussi pour quelque chose. Merci maman, merci d'être là malgré cette distance. Je t'aime !
Tom me rejoins, il reste à l'écart mais je lui fais signe de venir, il vient derrière moi et pose la tête contre mon épaule en me serrant par la taille.
Moi : Maman, je te présente Tom
Tom : Enchanté Madame ! Je suis heureux de vous rencontrer et de connaitre votre fille !
Je dépose un bisou sur sa joue, il me regarde souriant. Nous disons au revoir à ma mère et partons main dans la main vers un petit bois, nous dévalons un pont en bois et montons jusqu'à une cabane dans un arbre.
Tom : Je voulais te montrer cet endroit, c'est ici que je venais me réfugier quand j'étais petit
Moi : La vue est imprenable !
Je m'assieds sur ses genoux, la tête contre son torse, je sens sa respiration dans mon cou, il me bisoute doucement, il est extrêmement tendre, c'est agréable.
Tom : J'ai vu à l'hôpital que tu t'appelle Emmanuela
Moi : Oui mais je n'aime pas qu'on m'appelle comme ça
Tom : C'est le nom de ta mère pourtant
Moi : C'est mon père qui m'appelle comme ça quand il s'énerve sur moi
Un silence se forme, il n'ose plus parler, je suis bête ! Il doit se sentir maladroit
Moi : Désolé Tom
Tom : Non c'est moi
Moi : Tu n'as pas à te sentir coupable de quoi que se soit, tu m'entends ? Rien n'est de ta faute
Tom : J'ai l'impression que si pourtant
Je me retourne pour le regarder, il a l'air malheureux
Moi : Non Mon Chéri, tu n'y es pour rien, comment aurais-tu pu savoir qu'il allait me prendre ? Arrête de culpabiliser pour une faute que tu n'as pas commise. Je t'aime, si je suis en vie c'est surtout grâce à toi et c'est la deuxième fois que tu me sauve.
Il emprisonne mes lèvres à l'aide des siennes, ses baisés me font frissonné, toujours passionnés et remplis de douceur, son piercing m'effleurant, dégageant en moi une vague de sensations étranges qui se répand doucement dans tout mon corps. Je l'attrape par la nuque et me relève toujours en l'embrassant pour prolonger notre désir en m'allongeant sur lui. Emma es-tu prête ?
Tom : On peut encore attendre si tu veux ?
Moi : Non je suis prête
Il m'embrasse, je sens qu'il est heureux de me retrouver. Le pays du plaisir nous ouvre ses portes le temps de redescendre sur terre et me retrouver à nouveau dans ses bras, essoufflée. Le c½ur battant, sa bouche collée à mon cou. Je caresse son dos.
Moi : Je t'aime
Tom : Moi aussi
Les démons ont disparût, j'ai réussi à les chasser. Un sourire de satisfaction se dessine sur mes lèvres. Son corps commence à trembler, j'attrape son t-shirt et le lui tend
Moi : Tu as froids ?
Il me repousse le bras et me fait non de la tête. Je me rapproche de son corps et le prends dans mes bras
Moi : Qu'est ce que tu as ?
Tom : J'ai peur c'est tout
Moi : Peur de quoi ?
Il ne me répond pas, je le desserre et le regarde dans les yeux, ses yeux marron, remplis d'amour et de quiétude à la fois.
Moi : Peur de quoi ?
Tom : D'aimer
Je tombe sur le sol, faisant craquer mes genoux, je grimace un peu et le regarde curieusement
Tom : Oh mais non je ne pensais pas à ça ! J'ai juste peur de ne pas être à la hauteur, je n'ai jamais ouvert mon c½ur à quelqu'un jusque maintenant, tu es la première à qui je dis « je t'aime », sauf bien sur ma première guitare Gibson (petit sourire)
Moi : Tu n'as pas à t'inquiété, dans le genre « petit ami d'Emma Kark » t'es parfait (sourire)
Son visage s'ébloui, il me prend dans ses bras et m'embrasse longuement.
Ensuite il commence à rire un peu tout seul, je ne sais pas si c'est nerveux, je l'interroge du regard
Tom : Je ne me suis jamais imaginé en étant petit que je ferais l'amour un jour dans cette cabane !
Moi : (voix sensuelle) Fantasme ?
Tom : (même ton) Peut-être ?
Je souris, lui aussi. Nous nous rhabillons en vitesse car un rendez-vous avec David les attends à 17h et partons main dans la main jusqu'à mon domicile où je prends quelques affaires de rechange, la peur au ventre de revenir vivre ici, je préfère dormir dans les bras de mon chéri.
David est déjà à la porte et lorsque que je l'aperçois Tom s'arrête net et m'abaisse avec lui en plaçant son doigt sur ma bouche
Tom : (chuchotant) On va lui faire peur !
Moi : Arrête Tom c'est idiot !
Tom : Nan ça va être marrant !
Je me relève et nous marchons sans faire de bruit vers l'allée, pendant que David s'apprête à sonner, Tom lui bondit dessus en hurlant « Bou ». David pousse un cri de frayeur bien évidement, je suis écroulé de rire en voyant sa tête et Tom ne retient plus ses larmes de rire également, il nous regarde comme si on était les pire gamins de l'univers et nous dis d'un air pitoyable :
David : Vous êtes vraiment des pauvres cons !
Nous entrons les larmes aux yeux, un pouffement de rire entre la gorge et David donne rendez-vous à tout le monde dans le living pour la réunion ultra importante.
Je m'éclipse à l'étage pour ranger mes affaires et appelé Sarah pour prendre de ses nouvelles
Sarah : Oui Allo
Moi : Coucou toi
Sarah : Oh ma puce ! Ca va ?
Moi : Il manque un peu de féminité ici !
Sarah : Je reviens demain !
Moi : Tu t'amuse bien ?
Sarah : Oui c'est super de revoir mes parents, mes amis d'enfance et tout et tout, et toi tu va bien ?
Moi : Oui ça va mieux
Sarah : Ah, j'ai hâte de rentrer pour qu'on vide bien notre sac histoire d'aller mieux
Moi : J'ai hâte que tu rentre moi aussi !
Sarah : J'dois te laisser, mon plat va cramer ! Bisous à demain !
Moi : A demain ! Gros bisous !
Je raccroche le sourire au lèvres et fait le tri dans mes vêtements sales, je retrouve ceux que j'avais le jour de mon enlèvement, je les mets dans un sac que je jette à la poubelle, je ne veux plus remettre ses habits ! Après avoir tout plié je vais dans la salle de bain pour préparer le panier à linge pour la machine de ce soir, je sors tous les t-shirt de Tom, ses sous-vêtements et autres ... Et tombe sur un string, ne m'appartenant pas car je ne porte pas ce genre de « fantaisie », je fronce les sourcils, qu'est ce que ça fou là ?
Je le dépose sur le lavabo et continue de rassembler les vêtements. Une fois finie, je prends le panier et descends les escaliers pour aller dans la buanderie programmer les machines.
A mon retour, David est à la porte, il s'en va, je lui fais la bise et repars dans le living avec les garçons pour entendre les nouvelles.
Moi : Alors, quel est votre programme ?
Georg : On commence la deuxième partie de la tournée 483 tours en Europe dans deux mois
Moi : C'est génial !
Les garçons me font un grand sourire presque de soulagement
Moi : Vous pensiez que ça ne me ferait pas plaisir ?
Tom : Un peu
Moi : Mais non ! Je suis super contente pour vous !
Gustav : Du nouveau pour ton job en Amérique ?
Moi : Non, je suis toujours au chômage, j'ai quelques propositions de films mais je dois encore réfléchir
Gustav : Ok
Georg : Si on commandait des pizzas ?
Tom, Gustav, Moi : Ok
Bill : (prenant le téléphone) On fait ça tout de suite
En quelques minutes, les pizzas sont commandées, c'est une habitude chez eux ! Ca me fait sourire de voir la rapidité que ça prend. Je prépare les verres, on va manger dans le living devant un bon dvd. La soirée s'annonce dans la bonne humeur. Effectivement, Georg et Tom se vannent sans cesse, Bill manque de s'étouffé avec sa part ! Tom lui frappe sur le dos
Tom : Hey reste avec nous !
Georg : (air dramatique) On a encore besoin de toi dans le groupe !!
Je lui tends un verre d'eau qu'il avale rapidement
Bill : (reprenant sa respiration) Merci !
Moi : Pas de quoi !

Le stresse commence à monté, nous sommes tous impatient qu'elle arrive, attendant en ligne, le vent dans les cheveux, j'ai hâte que cet avion se pose pour la voir sortir et pour lui ouvrir mes bras afin qu'elle s'y jette. Tom me tient la main, je regarde quelques instants cette main dans la mienne, un geste si simple mais qui m'apporte tellement, le fait de savoir qu'il a envie de me tenir, qu'il ne me lâchera pas et qu'un amour nous uni au-delà de ces deux mains enlacées. Il me sourit en rencontrant mon regard, je regarde le ciel, un avion arrive. Nous nous avançons, c'est le sien ! Georg ne tient plus, c'est la première fois que je le vois si excité ! D'un coté ça me rassure surtout par rapport aux craintes que Sarah se fait, il a l'air de tenir à elle et lorsqu'il m'en parle, je lis dans ses yeux qu'il en est fou.
Elle descend, sa longue chevelure blonde dans les airs, un grand sourire aux lèvres, elle accourt vers nous et se jette dans les bras de Georg, cette scène nous fait tous sourire.
Nous sommes enfin réunis tous les six. Pourvu que ça dure ...

# Online seit Freitag, 14. März, 2008 um 16:03

Chapitre Quarante Deux

Chapitre Quarante Deux
Elle me regarde les larmes aux yeux et pose son verre sur la table pour accourir dans mes bras
Sarah : Oh ma puce je ne pensais pas qu'il t'était arrivé tant d'horreurs !
Je pose ma tête contre son épaule, ça m'a fait du bien de vidé mon sac comme elle dit, même si j'ai versé quelques larmes, un poids diminue dans mon corps. Elle prend ma tête entre ses mains et me regarde bouleversée. Je lui affiche un petit sourire rassurant et lui caresse la joue
Moi : Hey c'est fini maintenant !
Sarah : Quand je pense que j'étais entrain de m'amuser pendant toute cette souffrance
Moi : Tu n'étais pas censée savoir ! Raconte-moi ton séjour plutôt !
Sarah : Oh tu sais rien de bien extra en fait, mes parents étaient content de me revoir, je n'ai pas eu le courage de leur expliquer la maladie ni même de leur parler de Georg (elle vient s'asseoir sur le tapis avec moi) ils ont l'air si heureux Emma ! Je ne peux pas leur retirer ça !
Moi : Je comprends mais il faudra le faire un jour
Sarah : J'ai peur de ne pas savoir puiser cette force !
Moi : (lui prenant la main) Tu y arriveras !
Elle me sourit, je bois une gorgée de mon thé glacé, elle se lève et ouvre la fenêtre, je la regarde quelques instants, sur la pointe des pieds, la tête dans le vent, ses cheveux virevoltant dans tout les sens, elle se retourne et s'assieds sur l'appuie de fenêtre
Moi : Je peux te poser une question ?
Sarah : Je t'écoute
Moi : Tu ferais quoi si tu tombais sur un string ne t'appartenant pas dans les affaires de Georg ?
Sarah : Je lui demanderais ce que ça fou là
Moi : Ok
Elle s'avance vers moi et s'abaisse pour être à mon niveau
Sarah : Pourquoi ?
Moi : J'ai envie d'éviter une dispute tu comprends ...
Sarah : Et puis tu ne veux pas apprendre qu'il est possible qu'il t'a trompé !
Touché ! Mon c½ur manque un battement, je sursaute, elle me prend la main
Sarah : Demande-lui et tu seras fixée
Je hoche la tête et pars dans la cuisine déposer mon verre vide, je m'appuie contre le bar et regarde cette maison, le sentiment d'insécurité me prend et je me demande si j'arriverais à vivre à nouveau seule dans la certitude qu'il ne peut rien m'arriver. Je ne sais pas.
Nous partons nous préparer, dans une demi-heure on sort avec les garçons.

Je me déshabille et entre dans mon bain, cette soirée m'a épuisé dans le sens positif bien sur, ça nous a fait du bien de nous retrouver pour encore rire comme des enfants, une soirée toute simple, assis sur un tapis ou sur le fauteuil, parlant de tout et de rien, mangeant, regardant la télé, des soirées entre amis sans artifices juste pour le plaisir d'être les uns avec les autres. Je plonge ma tête dans l'eau chaude ça me fait un bien fou et reviens à la surface en entendant Tom qui m'appelle
Moi : Je suis dans la salle de bain
Il ouvre la porte et se place dans l'encadrement, me reluquant de façon perverse, un flash me reprend, je revois Rémy me regardant ainsi, je me frotte les yeux
Moi : Arrête ce regard veux-tu
Il s'arrête net et s'approche de moi en s'accroupissant près de la baignoire. Il pose sa tête sur ses mains appuyées au rebord.
Tom : Excuse-moi
Moi : C'est rien
Tom : Tu voulais me parler tout à l'heure ?
Est-ce le moment ? Il faudra bien lui demander de toute façon
Moi : Heu ... je voulais savoir à quelle heure on part demain ?
Ok ce n'est pas encore le moment ...
Tom : Ah oui, à 15h on prend l'avion direction Milan
Moi : Ok, tu as dis à David ...
Tom : ... Oui oui j'ai tout dis ne t'en fais pas !
Je l'embrasse sur le bout du nez, il me sourie
Tom : Je te laisse j'vais préparer ma valise
Moi : D'accord
Il sort et me laisse profiter de mon bain tranquillement, je pose la tête sur le bord et ferme les yeux, j'adore cette chaleur sur ma peau même si ça finit par vous bruler c'est relaxant et ça fait vraiment du bien ! Je repense à mon erreur il y a deux minutes mais je n'ose vraiment pas lui demander de peur de connaître la réponse même si une partie de moi voudrait que ça ne soit pas de l'infidélité, une autre ne semble vouloir penser qu'à cette solution. Je retire ces pensées de ma tête et sors de mon bain. J'enfile mon peignoir, vide la baignoire et pars rejoindre Tom dans sa chambre. Je m'assieds sur le lit le regardant ranger ses affaires
Tom : Ca va ?
Moi : (relevant la tête) Oui
Tom : On ne dirait pas, t'es sur ? On dirait que quelque chose te tracasse ...
Quand donc cessera-t-il à me connaitre par c½ur ? Je le regarde et prend une grande respiration
Moi : Tu me le dirais si tu en aimais une autre ?
Il lâche le t-shirt qu'il tenait dans ses mains et me regarde en fronçant les sourcils, un tonnerre de question grondant ses yeux marron. Il se lève et vient s'asseoir à coté de moi
Tom : Mais oui mais ... pourquoi tu ...
Moi : J'ai trouvé un string dans tes affaires avant-hier ...
J'aurais peut-être dût garder le silence car la vérité se lisait dans son regard, il aurait pu me sortir les plus belles justifications du monde je voyais dans ses yeux que l'acte avait été commis. Je sentais les larmes montées mais pourtant je ne pleurais pas encore, je n'en avais peut-être plus le courage, peut-être que ça n'en valait pas la peine ? Je restais pourtant persuadée qu'il m'aimait et qu'il n'avait pas fais ça pour me faire du mal mais pour calmer ses pulsions mais je suis humaine moi aussi ! Si j'arrive à tenir la distance pourquoi lui n'y arrive-t-il pas ? Je voyais qu'il approchait sa main de la mienne mais d'un bond je me levai et partis m'enfermer dans la salle de bain. Laissant mon corps glisser contre la porte pour finir sa chute sur le carrelage blanc et glacial de la pièce. J'appuie ma tête contre cette même porte ne sachant quoi penser ni comment réagir ... Je l'entends derrière, il est au même niveau que moi, je l'entends s'excuser et suffoquer de pleurs. Ce ne sont que des murmures qui entrent par une oreille et ressortent par l'autre. Je ne sais exactement combien de temps suis-je restée là, regardant mes pieds, jouant avec mes cheveux comme lorsque j'avais sept ans, je m'amusais à enrouler une mèche autour de mon doigt que je tournais sans cesse jusqu'à ce que cette petite activité ne me fasse plus passer le temps. Mais du même bond qui m'a fait venir ici, je suis sortie de cet endroit et à ma grande surprise je ne le vis pas dans sa chambre, peut-être avait-il été se réfugié auprès de son frère ? Peu importe ... Je me glissai sous les draps et passa une des pires nuit de ma vie entre cauchemars et flash à répétitions. J'aurais tant voulu qu'il soit là pour me prendre dans ses bras mais je ne savais pas où il était. Finalement après de maintes espérances pour m'endormir normalement je sortis du lit pour descendre dans la cuisine et il était là, le visage entre ses mains, des larmes coulaient sur la table, je l'entendais renifler, il ne m'avait pas encore vu. Je m'assis en face de lui, il sursauta et me regarda, je caressai sa joue il amplifia ses larmes, je ne pu m'empêcher de le prendre dans mes bras, je pense qu'on en avait besoin tout les deux. Il me serra très fort, ne cessant de pleurer. Je me détachai de lui et m'assis sur ses genoux pour sécher ses pleurs
Tom : Je ne voulais pas te faire de mal
Moi : Je sais, je sais Tom
Il détacha ses yeux des miens pour les essuyer du revers de la main
Moi : C'était quand ?
Tom : Le soir où j'étais ivre
Moi : Ici ?
Tom : Non
Moi : Tom ?
Tom : Oui
J'ai besoin d'air, vraiment je sens que j'étouffe ! Je me relève et pars sur le balcon laissant le vent froid de la nuit me rafraichir, la boule dans la gorge s'accroit de plus en plus, je lève les yeux au ciel et regarde les étoiles parmi elles j'en vois une qui brille plus que les autres, quand j'étais enfant, John s'amusait à me dire que c'était notre étoile qui brillait toujours le plus. Je la contemplais, mon étoile, peut-être que c'était juste des histoires d'enfants mais je restais pourtant là, regardant cette étoile scintillé dans le ciel. Je sentais sa présence dans mon dos, un frisson me parcouru, les larmes coulaient déjà sur mes joues, il posa sa main sur mon épaule, j'eu un cri, la boule avait explosé.

Milan ne verra pas Emma Kark, je l'ai laissé partir dans cet avion, il m'a pourtant longtemps supplié de le suivre mais je n'en avais pas le courage. Dans ma tête tout n'est pas fini mais je pense qu'il me faut du temps pour guérir, j'ai peut-être pensé que tous mes démons étaient partis mais ils sont revenus et je suis encore plus mal qu'avant ! Le bonheur n'est définitivement pas fait pour entrer dans ma vie, il faut que j'arrête de chercher à être heureuse et essayer de tout simplement profiter de ce qui m'est donné. J'aurais voulu avoir une épaule sur laquelle pleurer au lieu de ça j'ai noyé mon chagrin dans le chocolat et l'obscurité de ma maison devenue sinistre. Sarah est partie avec eux ne se rendant compte de rien au départ puis les messages se sont multipliés, Bill inquiet, Sarah s'interrogeant, Tom s'excusant ? Je ne sais pas, j'ai éteins tout ce qui me permettait d'entrer en contact avec eux.
Attitude lâche m'aurait dit John. Peut-être ? Je n'avais jamais été amoureuse auparavant, peut-être était-ce ça le malaise. Apprendre que l'être tant aimé à gouté à l'infidélité. Ce n'est pas tellement l'acte en lui-même qui me frappe mais la confiance rompue et le mal être qui me ronge. Il me faudra du temps pour pardonner pourtant le temps me semble corrompu, je me regarde dans le miroir, découvrant une pauvre idiote en larmes, encore en pyjama en pleine après-midi, du chocolat autour de la bouche, un désordre incroyable dans sa chambre, je balance tout ce qui se trouve sur ma table sur le sol et m'effondre en larmes sur mon tapis. Mais que m'arrive-t-il ? Je regarde le plafond cherchant un signe quelque part, la sonnette retenti. Je ne réalise pas immédiatement que le signe m'attend mais sans réfléchir je descends à toute allure et ouvre la porte sans prendre la peine de regarder qui est-ce. Et je le vois, sa valise posée sur le sol, le visage se relevant progressivement pour me regarder de la tête au pied, un sentiment de honte collant à sa peau. Il entre et ferme la porte derrière lui, un vertige me prend, il me rattrape et m'emmène dans ma chambre, découvrant le bazar ses yeux s'agrandissent, il change de trajectoire et me pose sur le sofa se trouvant au bout du couloir.
Tom : Je ne pouvais pas partir sans toi
Je prends ma tête entre mes mains, j'ai l'impression de perdre équilibre, d'être entre deux mondes, je n'ai jamais ressentie une telle sensation est-ce ça un chagrin d'amour ? Mais je ne veux pas le laisser partir !
Tom : Emma regarde-moi
Refusant de m'exécuter, il posa son doigt sur mon menton et m'obligea à le regarder, mes yeux s'embuent de larmes, je les ferme pour les laisser couler, il me les essuie.
Tom : Quand je t'ai dis « plus jamais ça » je pensais à ça aussi, je n'avais pas eu le courage de te le dire à ce moment là car je ne voulais pas que tu me quitte
Moi : Tu aurais du ! Tu m'aurais fais mal pour de bon !
Il ouvre la bouche et la referme ne sachant plus quoi dire
Moi : Est-ce que tu m'aime ?
Il relève la tête en larmes
Moi : Parce que moi j'ai envie de me flinguer Tom ! Oui de me flinguer ! Je pourrais perdre la vie pour toi ! Et toi tu saute la première venue ! Suis-je importante ? Mais pourquoi cherches-tu à jouer le « Don Juan » ? Arrête de faire souffrir les filles ! Tu pense que je t'aurais donné une seconde chance si je ne pensais pas que tu en es capable ? Etre capable de m'aimer et de me rester fidèle !
J'avais vidé mon sac, encore une fois. Je me sentais à nouveau libérée d'un poids, il ne répondait pas, j'avoue qu'à sa place je n'aurais pas su quoi répondre non plus. Peut-être avais-je été un peu brusque ?
Tom : Je ... (grande respiration, séchant ses larmes) Je t'aime ! Tu es celle pour qui je donnerais ma vie aussi, je ne veux plus être ce Tom là, tu es la preuve humaine que les hommes peuvent changer, je suis devenu un autre Tom avec toi, ne me quitte pas.
« Ne me quitte pas » cette phrase retenti en moi comme le bruit du coup de feu atteignant le corps de Richard, nous restons là, nous regardant sans bouger. J'aurais voulu l'embrasser, lui dire que je ne voulais pas le quitter mais je suis restée la sans bouger, le laissant s'éloigner de mon corps dans le long couloir. J'ai juste eu le temps de lui hurler
Moi : Moi aussi Je t'aime !
Il s'est retourné, j'ai cru qu'il allait tomber sur le sol, un petit sourire en coin, je ne quittais pas son regard qui m'a fait craquer dès la première fois que je l'ai vu, une fraction de seconde j'ai hésité à accourir dans ses bras comme dans les films de retrouvailles mais j'ai préféré rester là et le regarder, contemplant les yeux de la seule étoile de mon ciel
Moi : Et je ne te quitterai pas, laisse-moi juste du temps s'il te plait

Et c'est ainsi qu'une semaine est passée, les autres sont revenus de Milan trois jours plus tard, épuisé mais satisfait de la richesse de l'endroit, je voyais Tom tous les jours mais chaque soirs il s'arrêtait devant le pas de ma porte et je dormais seule chez moi. Cette situation allait changer à partir d'aujourd'hui car je me sentais prête à lui pardonner, une semaine, sept jours, cent soixante huit heures à réfléchir pour comprendre qu'il m'avait fait la promesse « Plus jamais ça », je n'étais pas prête à le quitter.

Je marche tranquillement dans les rues de Hambourg croquant une délicieuse pomme verte, laissant le vent caresser mon visage, que j'aime l'été ! Il me faut une tenue pour ce soir, pour la surprise que je réserve à mon chéri. Je fouinais parmi les boutiques vintage à la recherche de la perle rare quand j'aperçu dans une vitrine The robe ! J'ai flashé dessus au premier coup d'½il, une robe en soie rose presque rose bonbon avec des imprimés « Deliah » dessus. Je l'ai acheté immédiatement sans prendre la peine de l'essayer dans le magasin et une fois rentrée chez moi je l'ai mise et quelle surprise de voir qu'elle m'allait parfaitement bien !
Dans cinq petites minutes il est là, mon c½ur s'emballe, suis-je trop parfaite ? Peut-être que j'aurais du être un peu plus sobre ? Roh Emma encore et toujours des questions ! Je l'entends arriver, avant même qu'il n'est eu le temps d'appuyer sur la sonnette, je lui ouvre la porte, il affiche un grand sourire en me voyant, un sourire que je lui rends, ça faisait longtemps. Je le laisse entrer, il semble impressionné en me voyant, oui j'avais raison, il va se rendre compte que je le pardonne, j'aurais du faire durer le suspense, oh et puis cessons d'être sadique tant pis, il aura le plaisir de le savoir directement !
Tom : Tu es vraiment ouah ! Très belle !
Moi : Merci
Je l'accompagne jusqu'à la terrasse où j'ai dressé une table avec des bougies et un joli festin que j'ai préparé nous attend. Il fait de grands yeux, c'est assez comique à regarder, je m'assieds en face de lui, la chaude brise du vent me fait frissonner la peau, le soleil va bientôt se coucher, nous pourront le regarder ensemble.
Moi : J'espère que tu aime les Düsseldorfer Potato Mushrooms (traduction littérale : champignons de pommes de terres de Düsseldofer)
Tom : Ma mère me préparait ça quand je rentrais de l'école à midi, j'adore !
Moi : John adorait quand on en mangeait étant petit aussi
Il me regarde un peu nostalgiquement, je suis contente que ça lui plaise
Moi : Je voulais surtout te dire que je te pardonne
Il relève la tête surpris
Moi : J'ai pris le temps de réfléchir et je tiens en compte ta promesse
Un sourire se dessine sur ses lèvres, il se lève et vient me serrer dans ses bras profitant de cette occasion pour m'embrasser tendrement, un baisé signé Tom Kaulitz, le genre de bisou qui m'emporte ailleurs, je n'arriverais jamais à m'y habituer, ça me transporte tellement loin à chaque fois !
Tom : Et je tiendrais promesse, c'est finit ! Je ne veux plus te laisser, une semaine sans toi c'était l'enfer !
Je me détache de lui tout sourire, ça fait du bien de se retrouver, j'ai l'impression que mon c½ur bat à nouveau comme s'il avait eu un « problème technique » durant cette semaine.
Le diné terminé, je débarrasse rapidement la table et apporte le dessert, je n'oublierais pas cette soirée. Nous sommes descendus dans mon jardin au bord de la piscine, les lumières donnant une ambiance apaisante, lui allongé sur la chaise longue, moi entre ses jambes, la tête au creux de son cou. Il me tendait des bouchées de gâteau et je faisais pareil
Moi : Han tu m'en as foutu sur la joue
Tom : Oh désolé
Il me lèche le chocolat sur la joue, je frissonne !
Tom : Tu sais quoi ?
Moi : Nan
Tom : J'ai trop envie de piquer une tête dans ta piscine !
Moi : Fantasme ?
Tom : (éclatant de rire) Peut-être ?
Je le jette à l'eau complètement habillé, il est choqué ! J'éclate de rire sur le bord, il m'attrape la jambe et me jette à l'eau avec lui ! Je retire ma robe pour être plus légère il fait de même avec son baggui et son t-shirt et nous réalisons son fantasme dans l'eau.

Moi : Mm il est quelle heure ?
Tom : L'heure de dormir encore !
Il approche son corps du mien, je me sers autour de lui et me rendors avec ses caresses dans mon dos et ses mots doux à mon oreille. Le Paradis sur terre il n'y a rien à dire !

Pix: Merci Chachou ♥

# Online seit Freitag, 21. März, 2008 um 12:50

Chapitre Quarante Trois

Chapitre Quarante Trois
Moi : Aie !
Bill: Oh pardon!
J'ouvre à nouveau la porte que je viens de me prendre en pleine tronche, super le réveil
Bill : Ca va ? Je ne t'avais pas vu désolé !
Moi : Ca va t'inquiète !
Je m'effondre dans le fauteuil frottant mon nez il me regarde anxieux
Moi : Tom est parti ?
Bill : Il discute en bas avec David
Il me tend une tasse de capuccino, j'y verse un peu de lait et trempe un spéculos. Petit plaisir personnel du matin, j'adore ces instants où le biscuit fond dans ma bouche éveillant tout mes sens de ce gout fantastique. Bill me sort de ma dégustation et vient s'asseoir à mes cotés trempant un biscuit également dans son café.
Bill : Bien dormie ?
Moi : Très bien et toi ?
Bill : J'ai du mal me coucher, j'ai des douleurs à la nuque
Moi : Tu veux un massage ?
Bill : Ouais j'veux bien !
Je pose ma tasse sur la table, il se tourne et je débute le massage, il détend petit à petit ses muscles crispés, je sens que ça lui fait du bien, il y a en effet comme un nerf coincé. Quelques minutes plus tard j'arrête le massage et finis mon capuccino
Bill : Han merci !
Moi : Ca va mieux ?
Bill : Oh oui ! T'as des doigts de fée !
Je sourie à cette phrase et pars me préparer à l'étage. Désormais Tom a laissé un peu de place dans son armoire pour moi, effort sur humain je tiens à le préciser car on dit que les filles sont coquètes mais quand on voit sa garde-robe ce n'est vraiment pas mieux ! Enfin soit, je suis bien contente d'avoir ce petit geste de sympathie de sa part. J'ai enfin un endroit afin de mettre quelques vêtements pour les nuits imprévues chez lui comme celles-ci.
Je passe la matinée tranquillement en répondant à mes e-mails avant d'aller travailler car oui je vais travailler aujourd'hui, vous ne pensiez tout de même pas que Matthew allait me laisser au chômage ? J'ai sept interview de prévues en tout pour l'après-midi. Je me prépare psychologiquement à ressasser le même discours car je sais très bien que la première raison de tant d'engouement auprès des journalistes c'est surtout dans l'intérêt d'avoir des informations sur mon histoire d'amour avec Tom. Le fait que je me sois faite enlevée il y a peu d'une semaine les intéresse guère, et oui c'est ça la triste loi du showbiz ! Il est 14h, ça fait plus d'une demie heure que Tom est en bas avec David, j'aimerais qu'il s'en aille, égoïste moi ? Peut-être, je veux me retrouver avec lui avant d'affronter ces journalistes assoiffés de potins leur permettant de gagner un zéro en plus sur leur cachet en fin de mois. Oh et puis zut ! Je décide de descendre le chercher moi-même et je ne le trouve pas dans le studio mais bien tranquillement affalé sur le fauteuil regardant la télé, une petite sensation de rage monte en moi mais je calme mes ardeurs et entre comme si de rien n'était lui déposant un baiser vite fais bien fait sur la joue. Il semble étonné de me voir
Tom : Oh tu es réveillé ?*
Moi : Ca fait environ une heure, Bill ne t'a rien dit ?
Tom : Non, je l'ai pas vu il a dût partir ...
Moi : Ok, je pars d'ici quelques minutes j'ai des entretiens avec des revues de presses
Tom : J'espère qu'ils ne vont pas t'harcelés, tu veux que je vienne ?
Moi : Non ce n'est pas la peine, je saurais m'en sortir
Tom : Tu rentre à quelle heure ?
Moi : Tard, j'ai sept interviews
Il me fait un regard exorbitant, je souris à la vue de son visage et lui caresse la joue, son regard pénètre à nouveau en moi, comment deux yeux peuvent-ils à ce point vous déstabiliser ? J'ai l'impression d'être nue devant lui comme s'il voyait plus loin que cette image se reflétant de nous à l'extérieur. Il s'approche de moi et m'embrasse. Je sens ces deux yeux s'éloigner de moi il me sourie aussi
Tom : Je suis beau je sais !
Moi : Roh tu gâche tout !
Il me fait son sourire de star, ce sourire magnifique qui me fait littéralement fondre, je regarde l'heure et me lève rapidement pour aller me préparer. Je n'ai pas le temps d'élaborer une tenue comme Mat aurait pu le faire pour moi, je prends tout simplement ce qui me plait. Je mets une chemise en coton grise avec une cravate noire par-dessus, mets un pantalon noir trois quart Chanel en coupe simple et chausse mes ballerines en satin, je prends vite mon sac et pars jusqu'au premier lieu de rendez-vous à deux rues d'ici. Arrivé dans la salle, je m'installe confortablement dans le fauteuil mit à ma disposition et la journaliste arrive. Je suis très surprise car la première chose qu'elle veut savoir c'est mon état. Elle me demande si je me suis rétablie et surtout elle aimerait obtenir quelques infos sur mon enlèvement mais le contrat est clair : je ne parle pas de ça. Je finis donc l'interview en parlant de Tom ...
Journaliste : Nous vous avons vu il y a peu à Hambourg main dans la main ... Etes-vous ensemble ?
Moi : Et bien oui et nous ne cherchons pas à le cacher à nos fans je pense qu'ils ont le droit de savoir ...
Journaliste : Avez-vous reçue quelques lettres blessantes depuis ?
Moi : Non pas du tout au contraire, les lettres que je reçois sont très touchantes et m'aident énormément à me remettre de tout ce qui m'est arrivé
L'entrevue se termine par un petit mot sur Light Life, la journaliste s'en va pour laisser place aux suivants ...Cinq heures interminables ! J'ai presque l'impression de me transformer en robot répétant sans cesse la même chose, comme si j'étais programmée à dire les même paroles, faire les même gestes, rire au mêmes instants. A 21h je m'en vais enfin, je regarde mon portable : 12 messages non-lus. Je n'ai pas le courage de tous les lire, je repasse vite en revue les destinataires ils sont tous de Tom. Finalement pourquoi ne pas les lires ? Oh il est vraiment adorable ! Dans la plus part il me dit que je lui manque, ça m'étonne de voir qu'il pensait à moi durant tout ce temps. « Savoir qu'un mec peut-être plus beau que moi (ce qui m'étonne) est entrain de passer du temps avec toi, de peut-être te faire rire pendant que moi je suis ici en manque de toi ça me fou la rage, penses-tu à moi ? Je t'aime ! » Un grand sourire s'affiche sur mon visage, je l'imagine entrain d'enrager devant la télé se rongeant les ongles, tient il m'appelle ...
Moi : Vous êtes bien sur la messagerie d'Emma Kark veuillez laisser un message après le bip sonore
Tom : Très marrant
Moi : J'arrive
Tom : Je sais
Moi : Tu es là ?
Tom : Peut-être ...
Je fais un tour sur moi-même, cherchant dans les entourages sa trace mais la nuit ne me permet pas de le distinguer ... J'entends un bruissement derrière moi
Moi : J'espère que t'es vraiment là car si ce bruissement c'est quelqu'un d'autre j'hurle dans le combiné
Tom : N'hurle pas ! C'est moi !
Je savais que ça allait marcher ! Il ressort couvert de feuilles, je ne peux m'empêcher de rire, il essaye de garder son sérieux mais je le vois ce petit sourire au coin de ses lèvres, finalement il éclate de rire ! Nous regagnons le chemin de leur appart enlacés bras-dessus, bras-dessous durant le trajet il me raconte sa journée et je fais pareil, les questions posées sur notre couple l'amuse beaucoup. Je marche en souriant, j'aime ces instants de complicité entre nous, où l'on se partage nos histoires et où l'on est à l'écoute l'un de l'autre. Je regarde à nouveau le ciel étoilé et repense à ces histoires que John me racontait, si les étoiles étaient des humains, serait-il mon étoile ?
Tom : A quoi tu pense ma chérie ?
Moi : Aux étoiles
Il relève la tête vers le ciel et me sourie. C'est ainsi que nous rentrons à la maison, bizarrement l'endroit est désert, il n'y a pas ce bruit de fond que l'on peut surprendre à chaque fois qu'on ouvre la porte
Moi : Ils sont tous partis ?
Tom : Je n'en sais rien, possible ...
Moi : On a toute la maison pour nous
Tom : (regard pervers) On commence par quelle pièce ?
Moi : (éclatant de rire) Celle que tu veux mon chou !
Il s'approche de moi mordant sa lèvre inférieure tentant de retirer ma cravate mais ma marche en arrière ne lui permet pas de me rattraper, il semble amusé par ce petit jeu et finis par me piéger contre un mur se plaçant en face de moi les mains autour de mon corps
Tom : Prochaine destination mademoiselle ?
Moi : Le septième ciel
Tom : Sans aucun problème
Il dégrafe doucement mon chemiser, je détache ses dreads et nous finissons rapidement nus dans la cuisine, soudain un bruit se fait entendre, quelqu'un descends les escaliers, nous prenons rapidement nos vêtements et dans la panique la plus totale nous nous cachons dans la salle de bain que Tom prends la peine de fermer à clé. Je m'habille en vitesse, il fait de même, tout ceci en nous retenant de rire ! Il m'embrasse passionnément, ça m'énerve, j'avais vraiment envie de lui, lui aussi apparemment, pour finir après quelques baisés échangés nous ne succombons pas à l'envie de nos corps et retirons une seconde fois nos vêtements pour franchir les portes du septième ciel. Le désir partagé nous ressortons sous le regard ébahi de Bill qui fait un clin d'½il à son frère, je sens mes joues rosir. Je dépose un bisou sur sa joue et monte à l'étage presque en courant ...

Moi : Je suis venue le plus vite possible qu'est ce qui se passe ?
Je la trouve en larmes assise par terre le corps appuyé contre le mur du fond de sa chambre, elle est toute tremblante et ses yeux sont rouges, je panique et m'approche d'elle retenant mes larmes également
Moi : Hey Sarah qu'est ce que t'as ?
Sarah : Emma !
Elle s'accroche à mon corps, je la serre dans mes bras, sa tête s'effondre contre mon épaule laissant ses pleurs redoublés d'intensité
Moi : Ma puce dis-moi ce que t'as s'il te plait !
Elle ne me réponds pas et reste ainsi une bonne trentaine de minutes, je n'insiste pas et la laisse évacuer pour qu'elle puisse me raconter ce qui lui arrive une fois calmée, je la sens s'éloigner de moi me regardant complètement désespérée, c'est la première fois que je vois ce regard en elle, elle est pourtant très fragile mais j'ai toujours ressentie une confiance et une assurance en elle et dans son regard, ce regard-ci n'est pas celui de la Sarah que je connais, je crains pour sa santé, mais que lui arrive-t-il ? Je déplace les mèches de ses cheveux collées à son visage et lui fais un bisou sur la joue
Moi : Aller raconte-moi
Sarah : Je suis enceinte !
Mon corps s'allège d'un seul coup, moi qui pensais au pire
Moi : Tu m'as fais peur !
Sarah : Mais c'est grave !
Moi : Il n'y a rien de grave à attendre un enfant !
Sarah : Je ne veux pas que Georg me laisse !
Moi : Mais il ne te laissera pas il t'aime plus que tout !
Sarah : (s'écroulant à nouveau contre moi) Oh Emma je ne sais pas quoi faire !
Je la berce contre moi, mon portable sonne, je ne décroche pas et reste ainsi avec elle ne sachant quoi faire, c'est mon amie, je comprends sa peur mais avoir un enfant devrait-être synonyme de bonheur
Moi : Ecoute, il faut en parler avec lui
Sarah : Je n'ose pas
Moi : C'est important
J'essuie ses larmes et rentre chez moi la laissant se charger de tout raconter à Georg. En rentrant, je le croise en voiture, il me fait un signe que je lui rends me forçant à sourire. Le stresse monte en moi j'espère qu'il réagira bien. La porte est fermée, je sonne Tom se rue sur moi
Tom : Tu pourrais répondre quand on t'appelle
Moi : Je dois te parler
Son expression déjà grave s'estompe pour celle de quelqu'un d'inquiet
Tom : Qu'est ce que tu veux me dire ?
Moi : Viens on va dans ta chambre
Nous rentrons dans sa chambre, sa valise est fermée sur le lit, je me retourne énervée
Moi : Tu t'en vas ?
Tom : Oui c'est pour ça que je t'appelais, tu dois me dire quoi ?
Moi : Tu t'en vas où ?
Tom : Trois jours à Paris, alors tu me le dis ce truc ?!
Je m'assieds sur le lit et caresse les draps, je ne veux pas qu'il parte !
Moi : Hum oui tu réagirais comment si je t'annonçais que j'attends un enfant ?
Tom : QUOI ?
Moi : Oh calmes-toi ! Je ne suis pas enceinte !
Il s'assied sur le lit aussi
Tom : Alors pourquoi tu ...
Moi : C'est Sarah
Ses yeux s'agrandissent
Moi : Mais pourquoi c'est si dramatique !?
Tom : Mais parce qu'un gosse ça te change la vie ! Et Georg ?
Moi : Ben justement je ne sais pas, c'est pour ça que je voulais avoir ta réaction mais s'il réagi comme toi, pauvre Sarah elle est déjà en pleurs !
Tom : T'es sure que t'es pas en cloque ?
Moi : Mais oui Tom, je prends toujours la pilule !
Tom : Ben continue car un môme non merci !
Je fronce les sourcils, c'est tout de même un peu blessant ce qu'il dit, comme si le fruit de notre amour était si horrible !
Tom : Quoi ?
Moi : Rien c'est bon !
Je le laisse en plan énervée et pars m'éclipser dans la salle de bain, me lavant la figure pour me clamer peu à peu. Il entre et me parle tout en regardant mon reflet dans le miroir
Tom : Tu viens à Paris avec moi ?
Moi : Je ne sais pas
Tom : T'es énervée là ?
Moi : Ouais
Tom : Et c'est pour ça que tu ne veux pas venir ?
Moi : Laisse-moi me calmer
Il pose sa tête au creux de mon cou et place ses mains sur mon ventre, je sens des frissons me parcourir le corps tout entier
Tom : Tu sais ce qui serait bien pour qu'on se détende ?
Moi : Quoi ?
Tom : Un bon bain à deux
J'acquiesce de la tête. Il retire son t-shirt et rempli la baignoire d'eau pendant se temps je m'assieds sur le bord et le regarde faire, il a l'air si sérieux, il relève la tête et me regarde quelques secondes, je me lève et me déshabille. Je m'approche du miroir en sous-vêtement et regarde les marques que j'ai sur le corps, c'est la première fois que je les observe de plus près, il me rejoint et caresse mon bras, je baisse le regard. Une honte m'envahit, je me sens à nouveau comme une moins que rien, il sent se malaise et me tourne en face de lui, relève ma tête et me regarde profondément
Tom : N'y prête pas attention, je ne les regarde pas moi ces marques
Moi : Je suis sure que si
Tom : Non je t'assure, il n'y a que ce que tu es vraiment qui compte pour moi, les marques je m'en moque, je ne veux pas que tu aie honte de toi envers moi, jamais mon amour
J'essuie les quelques larmes qui commencent à couler sur mes joues et l'embrasse tendrement sur les lèvres. Il se déshabille à son tour, je m'avance vers la baignoire en retirant ma culotte, il passe derrière moi et dégrafe doucement mon soutien-gorge. J'entre lentement dans le bain bouillant, quel plaisir ! Il vient se placer derrière moi laissant mon corps s'appuyer contre son torse, la tête au creux de son cou, il m'embrasse tendrement sur la joue tout en me caressant les bras. Je sens un bien être refaire surface dans ma vie et ferme les yeux pour m'évader de toutes ces horreurs qui rongent mon intérieur.
Tom : Je n'aurais pas dût parler comme ça pour les enfants désolé
Moi : Tu me quitterais si j'étais enceinte ?
Tom : Bien sur que non !
Moi : Tu peux être franc
Tom : Ca me ferait peur mais j'assumerais, je serais tout autant responsable que toi après tout
Réponse digne d'un adulte, je sens mon Tom revenir parmi nous ! Je l'embrasse satisfaite. Nous ressortons du bain, il m'enroule dans sa serviette tout en m'embrassant. Je me sens tellement bien, c'est encore un sentiment étrange pour moi mais c'est dingue comment j'arrive à perdre ma pudeur face à lui, comme s'il détenait les clés de mon âme, d'une certaine manière je pense que c'est le cas. Il me connait sous toutes mes coutures même si en trois mois nous n'avons pas eu le temps de connaitre tout l'un de l'autre, j'ai l'impression qu'il en sait plus sur moi que moi-même. Je m'allonge dans le lit l'attendant avec impatience pour avoir le privilège de collé mon corps contre le sien.
Moi : Je pars avec toi
Il se contente de me sourire et je finis par m'endormir dans ses bras.

Bill : Et merde !
Tom : Tu l'as dit !
Moi : Mais qu'est ce qui se passe ?
Tom : Ben on est bloqué !
Moi : Fait chier !
Bill : Tu l'as dit !
Moi : Il n'y n'a pas un numéro pour sortir d'ici ?
Tom : Si c'est celui ...
Coupure de courant ! On n'est pas dans la merde !
Bill : Bordel quoi

* : Pousisnou :-p

# Online seit Montag, 24. März, 2008 um 08:38

Chapitre Quarante Quatre

Chapitre Quarante Quatre
Moi : Vous avis pris votre portable ?
Je ne les vois pas mais je sens Tom qui cherche le sien dans sa poche, il le déverrouille, la lumière émise par l'appareil me permet de les distinguer enfin
Moi : Bon c'est ce numéro-ci
Bill prends son portable et compose le numéro en question
Bill : Je n'ai pas de réseau !
Tom : Pff moi non plus !
Mon portable n'a plus de batterie et de toute façon je pense que je n'aurais pas eu de réseau non plus, je me laisse glisser contre la paroi de l'ascenseur et m'assieds sur le sol, les garçons me rejoignent. Heureusement que je ne suis pas claustrophobe car il n'y a pas beaucoup d'espace. Je détends mes jambes mais je me retrouve rapidement gênée par celles de Bill nous décidons donc de tous nous appuyés contre la même paroi afin de pouvoir nous détendre à notre aise le temps que le courant revienne. Tom se place donc à ma droite et Bill à ma gauche, je pose ma tête contre celle de Tom épuisé. Nous ne sommes même pas encore dans l'avion qu'il faut que les problèmes surviennent ! Malédiction ou coïncidence ? Au fond, comment le savoir réellement ? Les minutes défilèrent, je commençais à avoir chaud, Tom aussi apparemment, je sentais que son t-shirt devenait humide, des perles de sueurs coulèrent sur mon front j'essuyais mon visage, oui il faisait vraiment chaud !
Moi : Mm les gars vous n'avez pas chaud ?
Bill : Si il fait étouffant tout d'un coup !
Tom : Moi j'me mets à l'aise désolé !
Je sentais qu'il retirait son t-shirt, je fis de même après tout nous sommes dans le noir le plus complet personne ne peut me voir, Bill suivait également en retirant son t-shirt à son tour.
On s'appuya contre la paroi qui devenait brulante, instinctivement nous nous écartâmes tous les trois en même temps au contact de cette chaleur, je me levai il faisait vraiment étouffant, ça devenait presque insupportable, on suffoquait comme des chiens.
Moi : Ca sent le brulé où c'est moi qui perds la tête ?
Bill : Nan ça commence vraiment à sentir le brulé !
Tom ne répondait pas il se mit à tousser, je le pris par les épaule il n'arrivait pas à s'arrêter
Moi : Oh chéri doucement, calmes-toi
Bill commençais à paniquer, de la fumée entrait dans l'ascenseur, je me mis à toussé aussi, Tom serra ma main, l'air devenait irrespirable. Je ne sais combien de temps s'est écoulé ainsi à tousser tous les trois mais la situation s'aggravait, la fumée nous enrobait. Après quelques minutes ont étaient totalement couchés les uns sur les autres sur le sol et par je ne sais quel miracle la fumée cessa d'augmenter son volume et nous pûmes reprendre notre respiration peu à peu. Ca devait vraiment être un miracle oui, car dans une telle situation s'il était question d'incendie ça n'aurait pas pu s'arrêter mais au contraire. Tom se releva, je m'agrippai à son bras et nous aidâmes Bill à se relever aussi. Nous étions tous les trois en transe. J'avais du mal à me tenir debout, je restai agrippée à Tom qui me tenait fermement pour ne pas que je tombe
Tom : Bill aide-moi elle tombe là
Effectivement je sentais qu'il n'arrivait plus à me tenir mais mon corps basculait en avant et même si je tentais de puiser un force je n'arrivais pas à métriser mon propre corps. Bill aida son frère pour ne pas que je m'écroule sur lui
Tom : Emma reste éveillé s'il te plait
Bill : Parle-nous, raconte n'importe quoi
Moi : Je ne veux pas dormir
Tom : Et tu ne dormiras pas ma chérie écoutes-moi : on va s'en sortir !
Bill : Emma (gémissant de douleurs) Tom j'arrive plus à la tenir non plus
Tom : Non ne la lâche pas !
Mais son corps bascula comme le mien dans un bruit sourd sur le sol, je m'écroulai sur lui et Tom hurla le nom de son frère, ce « Bill » résonna dans l'ascenseur, percutant les parois métalliques. Il nous rejoint toujours avec une certaine force que de notre coté nous avions totalement perdu –Bill et moi.
Tom : Hey me laisser pas ! Rester éveillé !
Sa voix tremblait, il était au bord des larmes, il nous serra la main j'essayais de rester éveillé en l'écoutant nous dire toutes ses choses rassurantes. Je repensai à tout ce que j'avais traversé durant ses longs mois et me rendis compte qu'il est vraiment mon héro. Le temps défila nous étions toujours éveillé, Tom nous aidait énormément
sMoi : Je vous aime
Tom : Joue pas à Titanic, je suis sure qu'on va s'en sortir
Moi : J'en suis sure aussi mais je voulais vous dire que je vous aime
Bill : Moi aussi je vous aime
Je pressentais que Tom pleurait, j'abandonnai sa main pour lui ouvrir mes bras, il appuya sa tête contre ma poitrine et je caressai son visage en soufflant doucement pour refroidir son corps brulant. Bill se joignit à nous et nous finîmes donc ainsi, enlacé malgré la chaleur, attendant désespérément que le courant revienne afin de nous délivrer de cette matinée qui commençait vraiment mal.

Bill : Tu dors ?
Moi : Non je n'arrive pas à trouver le sommeil
Tom : Moi non plus en fait
On se regarde tous les trois dans ce grand lit, vous devez vous demander pourquoi trois jeunes presque des adultes dorment ensemble en pleine journée dans un grand hôtel parisien ? Et bien tout simplement parce que nous sommes encore ému par ce qui nous est arrivé ce matin. Alors j'ai proposé aux garçons de dormir un peu et ils n'ont pas voulu se séparer de moi, nous nous sommes donc allongés dans ce lit mais impossible de trouver le sommeil de mon coté et apparemment je ne suis pas la seule ...
Comment est-ce possible que tant de catastrophes s'abattent sur moi depuis ma rencontre avec eux ? Je ferme les yeux et me remémore les scènes marquantes de cette matinée. Le courant revenus, nous nous sommes rhabillés et avons attendus des secours, il n'y avait pas d'incendie mais un câble avait lâché d'où la fumée et la senteur de brulé. Les secours sont rapidement venus nous chercher, les flashes répétitifs des photographes m'ont aveuglé à la sortie, je me rappelle m'être blottie dans les bras de Tom jusqu'à l'embarquement dans l'avion. Puis nous sommes arrivés à Paris et nous voici désormais enlacés à nouveau dans ce lit. Je regarde le plafond bercé par les chatouilles de Tom sur mon ventre, sa tête posé sur mon épaule à l'opposé de celle de son frère, ils se sont collés à moi j'ai un peu chaud mais je n'ose pas leur dire de peur d'interrompre cet unique moment de complicité entre nous trois.
Bill : On devrait être à la séance de dédicaces et à la place on est là dans tes bras
Tom : Je n'ai pas envie de partir
Je les serre encore plus fort, ils sont adorable, je me rends compte de la chance que j'ai d'être tombée sur des anges comme eux, qu'aurait-été ma vie si je ne les avais pas croisée ce soir là ? Je préfère ne même pas y songer ... Après tout ils sont là maintenant et c'est tout ce qui compte. Les interrogations de mon esprit sont trop souvent impossibles à résoudre, autant ne pas se fatigué avec des questions sans réponses.
Bill : Au fait, pourquoi Georg n'est pas venu ?
Automatiquement le regard de Tom croisa le mien dans le sens « Tu veux lui dire ? », Bill l'a ressenti d'où son envie de savoir ce qui se passe
Bill : Il y a quelque chose que je devrais savoir ?
Moi : Hum Sarah est .. enceinte
Bill : Oh
Oui « oh » c'est la réponse qu'il a émise nous plongeant dans un silence insoutenable, je me suis écartée de leur corps pour m'asseoir sur le lit sous leur regard surpris. Ils se sont relevés aussi et chacun s'est peu à peu réveillé de cette matinée agitée pour partir affronter l'après-midi les attendant, dois-je préciser en hurlant ? Car oui les fans étaient très déchainés à notre arrivée et je pense que ça n'a pas changé au contraire.

Je suis restée à l'hôtel, l'agitation de m'animait pas, je préfère le calme et la jolie vue qu'offre mon balcon sur la ville. Je décide de prendre des nouvelles de Sarah et l'appelle. Deux heures au téléphone avec elle, elle m'a tout expliqué dans les moindres détails. La surprise de Georg, il a failli tomber dans les pommes mais il semble heureux de devenir papa il a seulement autant peur qu'elle. Je lui ai demandé si elle avait réfléchi à la maladie et elle m'a informé qu'elle irait consulter son médecin pour être fixée sur le problème. J'espère que ça ne compliquera pas la grossesse car mine de rien je pense que cet enfant pourrait être bénéfique pour eux. En déposant le portable sur le lit je me suis plongé dans le miroir en face du lit, quelques instants à observer mon reflet, mes brûlures sur le visage ont presque toutes disparues, c'est un sentiment étrange mais je me sens tellement fragile, comme si en brisant ce miroir on pouvait me briser aussi ... J'arrête cette contemplation et me connecte sur internet pour discuter un peu avec Mat, il n'est pas en ligne dommage. Je commande des places pour aller voir mon chéri, il ne reste plus grand-chose, ça ne m'étonne pas, je trouve néanmoins un site me proposant une place pour la Belgique le : 14 octobre ! Le jour de mon anniversaire ! Je clique en souriant sur la touche « Acheter en ligne », je sens que ça va être chouette de les voir sans les avertir de ma venue ! Le bruit de la clé tournant dans la serrure me fait sursauté, j'effectue rapidement ma commande et ferme l'écran de l'ordinateur. Pour m'installer devant la fenêtre comme si de rien n'était ... Mon chéri entre et pose sa veste sur le lit, je me retourne tout sourire il vient m'embrasser et me regarde pour s'assurer que je vais bien
Tom : Tu m'as manqué !
Moi : Toi aussi, ça c'est bien passé ?
Tom : Oui super mais les cris ça me donnait mal à la tête à la fin
Moi : Pauvre de toi
Tom : Te fou pas de moi s'il te plait !
Il semble sérieux, je n'insiste pas, il s'assied sur le lit, retire sa casquette et se détend un peu, je me pose à ses cotés
Moi : Y a quelque chose que tu ne me dis pas ...
Tom : Laisse-moi un peu
Moi : Y a deux minutes tu me disais que je t'avais manqué !
Tom : Je sais mais faut vraiment que je décompresse un peu là !
Moi : Tom ?!
Tom : Emma ?!
Moi : Bon ok, fais-moi signe quand j'ai le droit de t'approcher moi je me casse !
J'avais dis ça sur un ton sec et j'avais claqué la porte pour sortir un peu de la chambre, mince j'ai oublié de prendre la clé ! Oh j'suis vraiment idiote ! Bon et bien tant pis ... Je surplombe lentement le vaste couloir en espérant qu'il sortira de la chambre me courant après mais rien, ça m'agace davantage et je préfère enfourcher le pas pour m'en aller le plus rapidement. Je m'installe au bar et commande un Martini pour me changer les idées, je suis restée trop longtemps seule aujourd'hui je n'aurais pas du, sortir m'aurait fais du bien. Je sens quelqu'un s'installer à coté de moi, je n'y prête pas attention et sirote tranquillement ma boisson
... : C'est étrange comme on se retrouve
Je tourne la tête pour regarder cet homme, son visage ne me dit rien mais après l'avoir regardé plus longtemps je me souviens de lui, ce jeune homme m'avait dragué à New-York (voir chapitre trente trois si vous ne vous en souvenez pas), je me replonge dans mon verre comme s'il n'existait pas
Jeune homme : A chaque fois que je vous vois vous buvez, êtes-vous alcoolique ?
Moi : Etes-vous payé pour ennuyer les jeunes femmes ?
Il se contente de rire, encore son rire snobe me foutant la chère de poule, il est insupportable !
Jeune homme : Vous m'intriguer sous vos airs désintéressés
Moi : J'en suis ravie !
Jeune homme : Je m'appelle Erik
Moi : Génial ça me fait de belles jambes !
Il rit à nouveau, ça suffit ! Je n'en peux plus de cet imbécile ! Je me relève en laissant un billet de cinquante euro sur le comptoir précisant au barman qu'il peut garder la monnaie et me dirige vers l'ascenseur pour retourner voir Tom. Ce con me suit bien évidemment et entre avec moi dans l'appareil, génial ! Je me fou dans un coin, droite comme un piquet complètement indifférente aux clins d'½il qu'il ne cesse de m'envoyer. Il s'approche peu à peu de moi je prie le ciel pour que cette foutue machine ne tombe pas en panne de peur de rester ici avec cet idiot. Il ressent ma peur et joue avec moi en me caressant le bras du bout de ses doigts, une énorme boule se forme dans mon estomac, je ne me sens pas du tout à l'aise, je prends sa main et la retire.
Moi : Arrêtez
Erik : Vous êtes sexy quand vous donnez des ordres !
Moi : Arrêtez
Il garde son sourire béat sur les lèvres et insiste encore en se collant presque à moi, la porte de l'ascenseur s'ouvre je sors rapidement et longe le couloir presque en courant, il me suit derrière avec la même rapidité, je me place devant la porte de notre chambre et toque
Moi : Tom ouvre-moi s'il te plait !
Pas de réponse, je commence un peu à paniquer, des larmes au coin des yeux, je prends une grande respiration et toque à nouveau
Moi : S'il te plait ouvre-moi !
Je sens son souffle dans mon cou et ses mains s'approchant de mon corps, je frappe encore une fois à la porte
Erik : Apparemment il n'est pas là
Moi : Mais qu'est ce que vous foutez là ?!
Erik : Je vous attends
Moi : Vous n'avez toujours pas compris que vous ne m'intéresser pas ?!
La porte s'ouvre soudain sur le visage en colère de Tom
Tom : Qu'est ce qui se passe ?
Erik : Rien, j'attends que cette charmante demoiselle se joigne à moi
Tom : Cette charmante demoiselle ne se joigne ra pas à vous pauvre idiot
Erik : Dommage, j'aurais bien apprécié une nuit en sa compagnie
Tom : Dégage de là pauvre connard avant que je ne t'éclate la figure
Erik : Oh quel langage ! (à moi) Et vous préférez ce rappeur à un homme de ma noblesse ?
Moi : Il y a des gens qui vivent pour les sentiments et non pour l'argent
Il est resté quelques instants bouché bé pendant ce temps je suis entrée à nouveau dans la chambre et Tom a refermé la porte me regardant encore en colère.
Tom : Je peux savoir qui c'était ?
Moi : Un con qui me draguait, tu veux bien cesser de me regarder si méchamment ?
Tom : Je te dis de me laisser décompresser et toi tu te barre comme ça !
Moi : Comment ? Tu pense peut-être que je saute le premier venu quand tu n'es pas dans les parages ?
Tom : Arrête Emma !
Moi : J'avais envie de te retrouver, j'ai passé une journée de merde à t'attendre et c'est comme ça que tu réagis ?
Son regard reste fixé sur moi, comprenant son erreur il s'approche de moi et me serre dans ses bras, je souffle en posant ma tête sur son épaule, cette journée est si épuisante !
Moi : Décompressons à deux, ma tête va exploser !
On toque à la porte, il se détache de moi et va ouvrir, c'est Bill
Bill : J'vous dérange ?
Tom : Non entre
Il entre et Tom ferme la porte, je lui souris, lui aussi
Bill : Heu en fait, je m'ennuie un peu alors j'me disais, une soirée à Paris ça vous dis ?
Moi : Pourquoi pas ?
Tom : J'ai une idée prenez vos vestes
Nous nous exécutons et sortons de la chambre pour aller au dernier étage, nous nous installons sur le grand balcon offrant une vue panoramique sur la ville, cette idée est géniale les lumières sont magnifique. Je me penche un peu sur la rampe et regarde la taille minuscule des gens en souriant.
Tom : Fait attention
Moi : Ne t'en fais pas pour moi
Bill : Hey venez voir !

# Online seit Donnerstag, 27. März, 2008 um 15:57

Chapitre Quarante Cinq

Chapitre Quarante Cinq
Bill : On voit la Tour Eiffel
Tom : Bravo Bill on est à Paris faut dire
Bill : Roh mais c'est bon, regardez les lumières !
Et de fait c'est vrai que les lumières sont somptueuses ! Je pourrais rester ici des heures à contempler cette ville qui semble si magique le soir. La sonnerie de mon portable me sorti de mes pensées
Moi : Oui allo
... : Hey toi !
Moi : Oh John ! Ca faisait longtemps ! Comment vas-tu ?
John : Pas trop bien, Vicky est sur le point d'obtenir la garde, je voulais m'excuser de ne plus être présent pour toi
Moi : Mais ce n'est pas grave John tu as tes problèmes je comprends
John : Comment tu te sens toi ?
Moi : Beaucoup mieux
John : Ah c'est génial, tu reviens vite ? J'ai tellement envie de te revoir !
Moi : Je ne sais pas, je n'y pense même pas, je suis bien ici
John : Oui je comprends mais la grève ne va surement plus tarder
Moi : Ouais, je ne sais pas Mat ne me donne plus signe de vie
John : Il se marie !
Moi : Oui, il me l'a appris, je suis super heureuse pour lui
John : Moi aussi, je dois malheureusement te laisser Zac m'appelle. Passe le bonjour aux garçons de ma part et je t'embrasse fort petite s½ur ! Je t'aime
Moi : Ils te passent le bonjour aussi, bisous. Je t'aime !
Je raccroche en souriant, ça fait du bien d'avoir de ses nouvelles de temps à autre, « je t'embrasse petite s½ur », il a toujours été si proche de moi, je ne pensais jamais m'éloigner comme ça de lui et pourtant j'ai déployé mes ailes pour quitter tout ce compte de fée. Je m'approche des garçons qui rient encore à une blague de Tom sans doute
Moi : Qu'est ce qui vous fait rire ?
Tom : Comment on appelle un chinois tombant de la tour Eiffel ?
Moi : Je n'en sais rien
Tom : Un chine toc !
Voyant que je ne réagissais pas immédiatement à cette blague stupide il commença à rire nerveusement et je lui rendis un petit sourire, c'est vraiment idiot ! Mais en même temps ça m'a fait un peu rire, deux seconde plus tard j'ai commencé à sourire avec Bill qui avait les larmes aux yeux et nous avons finit tous les trois par éclater de rire à cette débilité.


Les préparatifs sont en court, dans une semaine les jumeaux ont dix huit ans, ils sont si excité par cet événement qu'il ne faut rien laisser au hasard, tout doit être au top. Je les observe se mettre d'accord quand au menu, à l'endroit, au nombre d'invités ... Etc. Cet image me rappelle mes dix huit ans, ça me parait déjà si loin à présent. Je ne suis pas prête d'oublier cette soirée, j'avais prévu de ne pas célébrer cet anniversaire et de me payer un voyage tranquille car ça faisait deux ans que je bossais sans relâche mais John avait organisé une soirée surprise pour moi. Lorsque je suis rentrée chez moi j'ai trouvé une lettre posé sur une robe noire magnifique, je l'avais vue une semaine auparavant chez Versace, c'était l'écriture de John, il me disait de m'habiller et de le rejoindre à l'Hilton de la ville. Je fus d'abord surprise, un anniversaire dans un des plus somptueux hôtels de la ville ? Est-il fou ? Mais j'avais accepté de jouer le jeu et m'y suis rendue une fois prête. Oui il avait vraiment tout mis en ½uvre pour me faire plaisir, les quelques amis que j'avais à l'époque étaient venus et nous avons passé une soirée mémorable encore aujourd'hui il m'arrive d'en recevoir quelques échos. Je restais donc la les observant un sourire surement niais sur les lèvres, je me levai et m'approchai d'eux pour entendre de plus près leur projets
Tom : Qu'est ce que tu en dis ?
Bill : Ouais c'est une bonne idée, je note attends
Tom : Et alors pour les cartons d'invitations, tu veux qui ?
Bill : Ecoute on verra ça après, la bouf d'abord
Je souriais, ils sont si sérieux, je pourrais rester des heures à les observer comme ça
Tom : Pourquoi tu souris ? C'est ridicule ?
Moi : Non pas du tout, vous me faites juste sourire
Bill : T'avais fais quoi pour tes 18 ans ?
Moi : John m'avait fait une surprise dans un Hilton
Leurs yeux s'agrandissaient, je ne peux m'empêcher de sourire davantage, ils ont tellement de choses en commun, je sais qu'ils sont jumeaux mais ça m'impressionne à chaque fois de voir leur sourire s'agrandir pour la même raison, leur expression changer au même instant, leur regard vous émerveiller de la même façon. Toutes ces petites choses qui font qu'en les regardant vous croyez vraiment au bonheur car ils ont tellement à donner aux gens. Je restai quelques instants là à les regarder sans me rendre compte qu'ils me parlaient
Tom : Ouais la elle n'écoute pas
Bill : Elle est absorbée par notre beauté !
Cette phrase me sorti de mon monde, ils ont cette habitude de répéter aux gens qu'ils sont beau mais ils ne font pas ça de façon arrogante mais pour rire un peu, vous voyez : encore un exemple de leur ressemblance autre que physique, je pourrais passer ma journée à observer toutes ces choses qui font qu'on ressent qu'ils ne pourraient vraiment pas être séparé, et je pense que je ne m'en lasserai sans doute jamais.
Tom : Chérie revient sur Terre avec nous !
Moi : Je suis sur Terre
Tom : On n'aurait pas dit
Bill : Bon alors tu pense quoi de l'idée du tatouage en commun ?
Moi : De quoi vous parlez ?
Tom lança un sourire à son frère qui signifiait « Je t'avais dis qu'elle ne suivait pas ! », je le tapai sur le torse en souriant aussi
Bill : Je veux me faire un tatouage et j'aimerais bien que Tom aussi
Tom : Sois de mon coté et dis-lui que c'est une mauvaise idée (yeux de chien battu)
Moi : Mais je ne sais pas moi, si tu veux t'en faire un, fais-le
Bill : Ce n'est pas moi le problème c'est Tom
Tom : On est jumeaux c'est déjà assez comme lien pourquoi un tatouage ?
Moi : Il a raison, après tout s'il ne veut pas ...
Bill : Tant pis alors, mais (à son frère) tu viens avec moi !
Tom leva les yeux au ciel et me fit un bisou sur la joue avant de s'en aller, je le suivis du regard et revint un peu sur Terre, j'avais manqué un peu ce qui se déroulait sous mes yeux, je pris la liste de projets pour la fête, ouah c'était déjà assez rempli, les idées mise sur papier donnaient vraiment bien reste à savoir si tout va se concrétiser sans problèmes.
Bill : J'ai rêvé de toi cette nuit
Moi : C'est vrai ?!
Bill : Oui, c'était étrange comme rêve
Moi : Raconte
Tom revint à ce moment là et Bill détourna son regard du mien pour reprendre un carton d'invitation
Tom : Je ne retrouve pas les cart... ah ils sont là en fait, ça va ?
Moi : Oui pourquoi ça n'irait pas ?
Tom : Vous faites une de ces têtes !
Il avait sans doute raison, j'étais étonné de voir que Bill ne voulait pas raconter ce rêve, je restais persuadée qu'il n'avait pas de sentiments amoureux envers moi mais pourtant des fois il me montrait le contraire, que devais-je faire ? Continuer comme ça ou lui parler une bonne fois pour toute ? J'abandonnai cette réflexion pour une autre occasion et décidai de me concentrer un peu plus sur ce qui se passait ici car je pris conscience que j'étais trop souvent ailleurs ces temps-ci, beaucoup de choses se bousculaient dans ma tête et j'avais du mal à faire la part des choses, trop de choses m'échappaient alors sous mes yeux dut à cette maladresse de penser trop souvent en présence de personnes.
Moi : Je suis un peu fatigué en fait
Tom : J'ai été si chiant cette nuit ?
Moi : Non ce n'est pas toi, je pense trop à John
Bill : Qu'est ce qui se passe ?
Moi : La garde des jumeaux est entrain de lui passer sous son nez
Ils s'étaient regardés encore avec ce réflex habituel, se remémorant surement les dures années de leur enfance avec le divorce de leurs parents. Je me sentais mal à l'aise d'avoir abordée le sujet, je n'aime pas provoquer une rafale de mauvais souvenirs dans la pensée des gens à cause des mes propos trop souvent déplacé.
Tom : J'espère sincèrement que tout ira bien pour lui et pour ses enfants
Je lui pris la main comme pour me rassurer que tout allait vraiment bien se finir mais ma tête n'y croyait pas, pourquoi les gens ne fonctionnent-ils pas assez avec le c½ur ? La vie se verrait simplifiée de tant d'injustices non ? Ou peut-être est-ce moi qui aimerais que tout se rétablisse un jour et qu'on finisse tous nos jours heureux entouré des gens qu'on aime ...

Le stresse monte en moi, dans quelques minutes on va entrer dans le cabinet du médecin avec Sarah pour connaitre les risques de la grossesse, Gustav et Georg sont en face de nous, aussi tendu que moi, sans doute plus pour Georg, j'essaye de penser à autre chose, j'imagine Bill entrain de se faire tatouer à l'instant même avec son frère à son chevet mais cette image me retourne encore plus, rien qu'à m'imaginer la douleur. Oh décidément les secondes ne s'écoulent plus du tout ! J'ai l'impression que ça fait une éternité que l'horloge indique 14h31 ! La porte s'ouvre, on se lève tous les quatre en même temps attendant avec impatience que la femme qui s'en va parte le plus vite possible, Georg et Sarah entrent dans le cabinet, la porte se ferme sous le nez de Gustav et sous le mien par la même occasion, on reste quelques instants en se regardant puis nous nous asseyons à nouveau, le stresse s'amplifie, pourquoi est-on si tendu ?
Moi : Je vais me prendre quelque chose à boire
Gustav : J'viens avec toi
Nous traversons le couloir dans lequel baigne de la musique classique sortant des baffles placés sur les murs, arrivé au distributeur de jus d'orange, je prends un verre en plastique et le rempli pour le tendre à Gustav et reproduire le même schéma pour moi. Je m'appuie contre le mur en buvant ma boisson presque à grandes gorgées tant le l'anxiété est présente
Gustav : J'sais pas comment ça sera quand j'aurais un enfant si j'suis si stressé pour Georg !
Je lui souris, oui il a raison, je ne sais pas dans quel état je serai moi-même si cette situation se retournait contre moi.
Moi : J'ai l'impression que le sort qui leur est réservé est le mien !
Gustav : Moi pareil ! (me souriant) On est dingue tu crois ?
Moi : (éclatant de rire) Qui sait ?
Nous jetons nos verres vides dans la poubelle et repartons dans la salle d'attente, je m'assieds et prends un Cosmopolitan avec Jennifer Anniston en première page et commence à le lire pour me détendre. Une demi-heure plus tard, la porte s'ouvre, je lâche directement le magazine et me relève avec Gustav pour entendre le verdict. Le médecin prend deux heures pour leur dire au revoir, j'ai presque envie de le pousser pour nous laisser enfin tranquille mais je reste calme et essaye de ne pas sautiller d'impatience sur place. Il laisse enfin sa prochaine patiente entré dans le cabinet et nous nous rapprochons de nos amis, curieux de savoir si tout est en ordre
Moi et Gustav : Alors ?
On se regarda en souriant
Sarah : Il n'y a aucun problème, il m'a prescrit le même traitement que je suis mais celui-ci ne sera pas nuisible au bébé, je devrais tout de même faire très attention mais il grandira normalement dans mon ventre malgré la maladie !
Une tension incroyable se relâche dans mon corps, j'ai l'impression d'être aussi légère qu'une plume ! Je soupire de soulagement en même temps que Gustav, ils nous sourient tous les deux et nous les prenons dans nos bras tellement rassuré que tout se passera bien ! Nous rentrons tranquillement jusqu'à chez eux en passant d'abord chercher quelques affaires chez Sarah.
Je monte à l'étage pour voir si les garçons sont rentrés mais apparemment il n'y a personne d'autre que nous, dommage j'aurais voulu les voir. Je n'ai pas encore vu Tom de la journée, ils sont partit très tôt ce matin jusqu'à Berlin. Je n'ai pu discuter avec lui que par téléphone. Je descends donc en bas rejoindre les autres
Moi : Hum je vais vite à mon appart pour prendre du courrier, je reviens
Gustav : Je t'accompagne
Moi : Je peux y aller seule tu sais
Gustav : Ecoute, avec tout ce qui s'est passé, vaut mieux être prévoyant !
Moi : Oui, c'est vrai ! Tu as raison
Nous passons donc jusqu'à mon appart, je croise les doigts pour que la place de concert soit déjà arrivée et à mon triste regret il n'y a que des factures. J'emporte tout dans mon sac et nous rentrons à nouveau chez les garçons. En court de route, Gustav me parle un peu de lui, c'est un gars très intéressant, dommage qu'il soit si discret mais son mystère doit intriguer. La maison est extrêmement silencieuse à notre retours, Sarah et Georg sont surement à l'étage, je rentre dans la cuisine, prend une mandarine et commence à l'éplucher quand je sens quelqu'un poser ses mains sur mes épaules, ce geste me fait sursauter, je relève la tête et Tom me sourit de toute ses dents.
Tom : Je t'ai manqué avoue !
J'éclate de rire, et lui prends les mains, il pose sa tête au creux de mon cou et m'embrasse
Tom : Parce que toi tu m'as manqué, l'horreur que j'ai supporté de voir Bill se faire tatouer !
Moi : Il est où ?
Tom : Dans la salle de bain, il va arriver, attention maintenant il ne va parler que de ça !
Je lui sourie et il vient s'asseoir à mes cotés me piquant les parts de mandarine déjà posées sur la table, je lui lance un faux regard menaçant et il m'envoi un bisou volant en guise d'excuse ! Je lève les yeux au ciel, il est vraiment grave ! Bill entre dans la pièce, ne regardant que son tatouage avec un grand sourire aux lèvres, il relève la tête et nous aperçoit, vient s'asseoir à son tour et me pique aussi des parts de mandarine
Moi : Il y en a pleins dans le plat
Tom : On aime mieux ceux que tu épluche
Bill lui lance un sourire et ils commencent à se marrer tout les deux, ils sont vraiment pitoyable !
Moi : (à Bill) Alors, satisfait ?
Bill : Oh que oui ! J'le trouve super !
Moi : Montre voir !
Il me tend son bras, je contemple l'inscription c'est vrai que c'est très beau mais ça a vraiment dût être très douloureux ! Il garde son sourire angélique, je lâche son bras et le regarde, ses joues sont roses.

La nuit est vraiment étouffante, impossible de trouver le sommeil. Tom m'écrase avec son bras en plus mais je n'arrive pas à le décoller de mon corps et il semble profondément endormi, je n'ai pas la force de lutter pour le retirer. Je relève la tête pour regarder l'heure : 03 :32 m'indique le réveil, incroyable ! Ca fait trois heures que je suis entrain de galérer pour m'endormir ! Je payerai chers pour fermer les yeux et m'assoupir comme lui ... J'arrive à me hisser hors de lui et il s'ébranle de mon coté du lit ! Je sors de la chambre et pars me chercher un verre d'eau, qui sait peut-être que j'arriverais à dormir après ? La lumière est allumé dans la cuisine, j'entre sans faire de bruit et découvre Bill se passant de la pommade sur le bras en grimaçant, son expression s'estompe en me voyant, il semble surpris de ma présence
Moi : Désolé, j'ai soif
Bill : C'est rien
Je me verse de l'eau dans un verre et m'appuie contre le lavabo en lui parlant
Moi : Tu as mal ?
Bill : Ca va passez
Je pose mon verre sur la table et me dirige vers le couloir
Moi : Bonne nuit Bill
Bill : Attend !
Je me retourne et le regarde, ses yeux ne me laisse transparaitre aucune expression mais je le sens stressé
Bill : J'ai besoin de te parler

# Online seit Dienstag, 01. April, 2008 um 11:12