Bill : C'est ridicule désolé
Tom : Ce n'est pas ridicule Bill, tu n'as pas de honte à avoir
Bill : Je pleure comme un con là
Moi : Qu'est ce qui se passe Bill ?
Il tourne la tête et me regarde peut-être juste deux secondes, peut-être plus, ses larmes doublent d'intensité il s'étouffe de pleurs, Tom le prends dans ses bras et me regarde interrogativement. Je fais une petite mine. Que lui arrive t-il ?
Je vais dans la cuisine lui chercher un verre d'eau et prend au passage une boite de mouchoir, je lui tends le verre qu'il avale difficilement, il essuie ses larmes. Il semble être un peu calmé.
Bill : Je ... je viens de regarder les nouvelles et il y a une fille qui a été retrouvée morte ...
Il éclate à nouveau en sanglot, Tom et moi nous approchons de lui, chacun une main posée sur son épaule, la mine inquiète
Moi : Respire Bill ...
Bill : (prenant une grande inspiration) Et j'ai ... passé, hier, la soirée ... avec elle, son numéro est dans ... ma poche, dans l'emballage ... d'une ...
Il prend sa tête dans ses mains tremblantes
Bill : Une capote
Tom relève la tête pour me regarder, son teint à viré au blanc
Tom : Et quel rapport avec la disparition ?
Bill : C'est elle, j'en ... suis sure, mais je ne sais ... pas ce que je lui ... ai fais ! J'ai des griffes ... dans mon dos
Moi : Elle ressemble à quoi ?
Bill : Je ne sais pas
Moi : Bill il faut que tu me le dises c'est important, je peux peut-être t'aidé !
Tom : Pourquoi ?
Moi : Parce que, lorsque je suis arrivée, il était dans les bras d'une fille, si c'est elle qui a disparue il n'aurait pas pu la violer, parce que je suis partie te chercher et que Georg et lui était partis chercher à boire, c'est comme ça qu'il m'a suivit jusqu'à dehors et que je l'ai raccompagnée, il n'aurait rien pu faire en un tel laps de temps
Bill : Brune, elle est brune
Mon c½ur s'arrête de battre, ou c'est une impression, elle était blonde, s'il a fait quelque chose, ça a dût se passer avant, je cache mal ma mine désemparée, il éclate en sanglot dans les bras de son frère qui pleure également, je me joins à eux morte de peur
Moi : Vous ne vous souvenez de rien ?
Tom : T'était bien avec une brune à notre arrivée, puis je sais plus, j'suis parti danser, t'es revenu avec la blonde ...
Bill : Qu'est ce qu'on va faire ?
Quelqu'un sonne à la porte, dehors des sirènes bleue de voiture de police tourbillonnent, mon c½ur bat à toute vitesse, je vais ouvrir la porte tremblant comme une feuille, j'ai un vertige abominable.
Policier : Bonjour mademoiselle, est-ce bien le domicile de Bill Kaulitz ?
Je réponds ? Je mens ? Je fais quoi ?
Moi : Oui c'est ici
Il entre sans demander la permission suivit de ses partenaires. Bill se relève toujours en pleurant, Tom panique. Je referme la porte
Policier : Pardonnez-nous, mais nous enquêtons sur une disparition et nous avons besoin de votre témoignage
Bill : Je vous écoute
Policier : Que faisiez-vous hier entre 20h et 1h du matin ?
Bill réponds à toutes leurs questions, il est certain que son ADN a dût se retrouver sur le corps de la victime, je reste attentive à ce qui est dit, craignant à tout moments qu'on ne l'emmène à la fin de l'interrogatoire
Policier : Bien, merci beaucoup Monsieur Kaulitz
Bill : Suis-je impliqué dans l'affaire ?
Policier : La mort remonte à minuit quart, savez-vous précisément ce que vous faisiez ?
Moi : Il était avec moi
Policer : Expliquer vous mademoiselle ?
Moi : Kark, Emma Kark
Les agents se regardent surpris, ils me reluquent de la tête au pied.
Moi : Oui, j'étais venue chercher mon petit ami, Tom à 21h30, j'ai encore l'appel de mon amie encoder dans mon portable, et Bill est rentré avec moi vers 22h, puis j'ai passé la nuit à attendre qu'il dessaoule et je suis rentrée vers 2h chez moi
Ils vérifient si ce que je dis est juste, les heures sont correctes, et la caméra d'entrée confirme bien notre retour à 22h12. Les agents s'en vont, le policier reste, remplissant encore un formulaire
Policier : Merci beaucoup, nous vous ferons signe si nous découvrons quelque chose, Au revoir et bonne journée
Tom : A vous aussi
Il ferme la porte dans un soupire de soulagement
Tom : Merci Ma Chérie, si tu n'avais pas eu la confirmation des heures on serait encore tentés de pensé que Bill y est pour quelque chose
Moi : De rien
Bill dépose un bisou sur mon front et par s'éclipser dans sa chambre à l'étage
Tom : Je reviens, je dois lui parler
Moi : Pas de problème
Il m'embrasse et monte à son tour. Pendant ce temps j'allume la télévision, cette histoire monopolise toutes les chaines, j'éteins et allume la radio pour me détendre un peu. Je débarrasse les verres sur la table en fredonnant Square One de Coldplay, Tom descends déjà et m'aide à ranger un peu. L'état est désastreux. Je pense que ça a été encore la fête à leur retour.
Moi : Mais vous avez fait quoi en rentrant ?
Tom : C'est Georg et Sarah, ils ont fait « soirée disco »
Moi : Ils sont où d'ailleurs ?
Tom : Ils sont partis avec Gustav à un festival de rock à Berlin
Moi : Oh ok
Tom : Dis (me prenant par les hanches) ça te dirait si ce soir on se faisait une soirée bien tranquille rien que toi et moi ?
Moi : Pourquoi pas
Tom : Génial, je m'occupe de tout
Je l'embrasse tendrement, il me serre fort dans ses bras, Bill entre. Il a meilleure mine, nous interrompons notre baisé et continuons le rangement.
Au bout de quelques minutes, le living étant enfin clean. Nous nous écroulons sur le fauteuil et parlons quelques minutes, moi allongée, la tête posé sur les genoux de Tom et Bill couché sur l'autre moitié du fauteuil la main derrière la tête.
Bill : Ce soir je vais voir Andreas
Tom : Ok, tu lui remettras le bonjour
Bill : Tu ne veux pas venir ?
Tom : Non j'ai des projets avec Emma
Bill : Ok
Moi : Qui est Andreas ?
Tom : Notre meilleur ami
Moi : Ah c'est chouette d'avoir un meilleur ami en commun
Tom : Ouais c'est vrai, on te le présentera
Je passe le restant de ma journée seule à la maison, Tom tient absolument à tout préparer pour moi. Je feuillette un magazine de mode en vue des prochaines tendances de la saison. Mon portable sonne, c'est mon père, tient pourquoi m'appelle-t-il ?
Moi : Oui allo
Mon père : Allo Emma
Moi : Qu'est ce qu'il y a ?
Mon père : Rien, je voulais savoir si tu vas bien
Moi : Oui ça va, pourquoi ça n'irais pas ?
Mon père : J'ai le droit de m'inquiété pour ma fille tout de même !
Moi : Oui mais c'est juste que ça ne te ressemble pas
Mon père : Je voulais savoir quand est-ce que tu rentre ?
Moi : Je ne sais pas encore
Mon père : Ok, Bisous alors
Moi : Heu ...
Il a raccroché, qu'est ce que je dois en penser ? Il m'appelle comme ça, pour connaître mon état ? Je ne comprends rien, je ne prends pas la peine de comprendre. Je repose mon portable mais un doute s'installe en moi. Je regarde autour de moi, je me sens observée, comme si on me suivait, comme si on m'espionnait. Je ne parle pas des paparazzis qui dorment devant ma maison mais d'une autre présence, quelqu'un qui me veut du mal. Je chasse cette pensée de mon esprit mais reste dans le doute. Finalement je préfère aller me préparer pour ce soir.
Je cherche un ensemble dans ma garde robe, quelque chose de rapide à mettre. Je trouve une robe grise. Elle est trop jolie. Je l'essaye, c'est la première fois que je la mets, elle me va bien. J'enfile des bas gris clairs et chausse des converses grises également.(La tenue photo numéro 2)
Je ne prends pas de veste, il fait assez chaud comme ça, mais je ne sais pas où il m'emmène mieux vaut être prudent alors, je prends un pull en laine. J'ai une heure d'avance mais inquiète par ces observateurs je l'appelle
Moi : Allo Tom
Tom : Qu'est ce qu'il y a Ma Chérie ?
Moi : Je ne me sens pas vraiment en sécurité ici
Tom : Qu'est ce qui se passe ?
Moi : Rien mais j'ai reçu un coup de fil de mon père et bon maintenant j'angoisse
Tom : Tu peux venir ne t'en fais pas
Moi : Ok j'arrive.
Je prends mon sac en bandoulière et descends rapidement les escaliers. A ma sortie les flashs m'aveugle mais je tiens le coup et cours comme une dingue dans la rue pour fuir à tous ces malades.
Je me rends compte que j'ai prise la mauvaise direction, je me retrouve dans une petite ruelle vide et très sombre, je me retourne pour faire demi-tour mais je me retrouve face à gars très étrange, une grande cicatrice recouvrant sa joue droite. Ce visage me dit quelque chose, c'est mon dieu non, c'est Richard
Richard : Comme on se retrouve ma belle
Moi : Qu'est ce que vous me voulez ?
Richard : Le jeu continue ma poupée
Ma salive dévale lentement le conduit de ma gorge, prise d'une panique incroyable, je pars vite en courant, Richard me suit, il n'a pas eu le temps de me rattrapé, j'hurle comme une dingue, je cherche de l'aide, mais je m'engouffre dans des ruelles de plus en plus profondes et sombres. Mon c½ur bat, mon portable sonne, je n'arrive pas à le prendre, il tombe par terre, je le ramasse, Richard est tout près je réponds en courant toujours comme une folle.
Moi : TOM IL EST LA IL ME SUIT AU SECOURS !!
... : Ce n'est pas Tom ma chérie
Moi : AU SECOURS PAPA !
Mon père : Au revoir Emmanuela !
Je cours toujours, je n'arrive pas à continuer, je n'ai pas de force, mais je cours, je cours pour lui échapper, je cours pour vivre.
Tom, il faut que j'appelle Tom, je n'ai que ce nom en tête, ma tête, cette tête qui tourne, je m'effondre au sol, en trébuchant sur une plaque d'égout mal placée, mon visage heurte le macadam, ma mâchoire explose, mes bras craquent, je cligne des yeux, je ne vois plus rien, tout est flou, j'entrevois la silhouette de Richard.
Il va me prendre, non je ne veux pas mourir. Maman sauve moi !
Son sourire est étincelant, aussi blanc que les murs d'une chambre d'hôpital, aussi blanc que le Paradis surement.
Tom, je ne pense qu'à Tom, il ne faut pas que je meurs, je ne veux pas. Je ne sais pas ... Je ...
... : Sexy Sexy
... : Tu l'as dis
... : Ca va être du gâteau
... : On commence ?
... : Attends qu'elle se réveille d'abord !
J'entends tout mais je n'arrive pas à bouger, comme si tout mon corps était une grosse masse de bloc et que j'étais paralysée. Mon c½ur bat doucement, ma bouche me fait mal, le choc à été énorme, je sens toute la douleur grouillant dans mon corps. Cette douleur insupportable.
Je ne pense qu'à lui, il doit s'inquiété, il ne peut même pas m'aider puisqu'il ne sait même pas où je suis !
La panique me prend lorsque j'écoute la conversation de ses deux hommes
... : Le patron a dit de l'exécuté direct
... : On s'en fou du patron, on peut s'amuser un peu d'abord, regarde moi un peu cette beauté
J'ai peur, très peur, je ne veux pas qu'ils me touchent, je ne veux pas qu'ils me tuent.
Maman aide-moi je t'en supplie !
J'entre-ouvre légèrement les paupières et aperçois ces deux barbares, Richard et un autre homme au crâne rasé. Richard me voit
Richard : Alors on est réveillé ? Rémy, je te présente Emma
Rémy : (signe de main) Bonjour ! (coup de poing) Au revoir !
Ma tête s'entrechoque contre la pierre sur laquelle je suis couché, je sens un liquide coulé sur mes épaules, j'ouvre malgré ça difficilement les yeux et les regarde se marrer.
Moi : Pourquoi voulez-vous me tuer ?
Rémy : (voix enfantine) Parce que ton papa il veut plus de toi !
Je referme les yeux, j'ai mal, mon c½ur ne bat presque plus, je n'entends plus rien. Où suis-je ? Pourquoi la lumière est si claire ?



