Chapitre Trente Trois

Chapitre Trente Trois
Je ne prends pas la peine de réagir ni de répondre à sa question, il est déjà assis de toute manière ...
Il me reluque de ses grands yeux bleus et admire la vue qu'offre mon décolleté à ses mirettes
Moi : Besoin d'aide peut-être ?
Il affiche un sourire narquois, pff quel imbécile, je rechausse mes sandales, prends mon verre et me dirige vers la terrasse. Je le pose sur le balcon et m'appuie pour laisser le vent caresser ma peau ; c'est dans ces moments là que la veste de Bill me serait bien utile...
Je regarde la ville toute illuminée, c'est grand, c'est beau et magique mais tellement peu féérique pour moi ...
Je sens une main se poser sur mon épaule, c'est encore ce jeune homme, je bois une gorgée dans mon verre et balaye sa main de mon épaule, il me sourie toujours de la même façon
Jeune homme : Je me présente je m'appelle...
Moi : ... ça ne m'intéresse pas, merci au revoir et bonne soirée !
Je descends les escaliers, j'en ai assez vu pour ce soir, je vais rentrer, il me rattrape par le bras et me tire vers lui
Jeune homme : Pourquoi me fuir ainsi ?
Moi : Parce que votre petite personne m'importune très peu mon cher, maintenant veuillez lâcher immédiatement mon bras ou j'appelle mes gardes du corps !
Il s'exécute sans dire mot et je reprends mon chemin vers la voiture
Chris est posé contre la portière fumant une cigarette, je lui retire de la bouche et l'écrase par terre
Moi : J'en ai marre, on rentre
Chris : A vos ordres ma douce !
Il m'ouvre la porte et je m'installe dans les sièges confortables de cette limousine.
Chris : T'as pas la forme ma chérie, qu'est ce qu'il y a ?
Moi : Ne m'appelle plus « ma chérie » s'il te plait
Chris : Pourquoi ?
Moi : Parce que, je ne veux plus que tu m'appelle ainsi
Chris : Très bien, t'es toute pâle et j'ai remarqué que tu mange très peu, tu n'as pas faim ?
Moi : Tu veux bien cesser de me poser des questions !?
Arriver en face de chez moi il se retourne et me regarde très profondément dans les yeux
Chris : T'as le droit d'être de mauvaise humeur, mais ne la refoule pas sur moi ! Bonne nuit ma belle !
Moi : Désolé Chris, bonne nuit, demain 7h ici ?
Chris : Ok ! (clin d'½il)
Je ferme la porte derrière moi et entre dans ce qu'on appelle une demeure glaciale. Cette maison est si sombre et si froide !
Je monte dans ma chambre et prends mon portable, je n'ai pas reçu le moindre appel, aucun message non plus ... Mes yeux se remplissent de larmes, moi qui ne pense qu'à lui ! Il ne m'a même pas appelé !
Je me regarde dans le miroir, resplendissante dans cette robe ayant couté une fortune, regarde ce que tu fais de toi ! Je n'ai pas mangé aujourd'hui, sauf si on compte les biscuits chez Sephora et le demi-croissant ce matin ! Je suis extrêmement pâle et de mauvaise humeur, pourquoi t'infliges-tu cela Emma ? Je m'écroule sur le sol en pleurs ! Et compose le seul numéro me venant à l'esprit, c'est sa messagerie, tant pis, je parle de toutes les forces me restantes en sanglotant
Moi : J'aimerais tellement t'avoir auprès de moi, je ne supporte plus ma vie ici, tout ces gens me regardant, me jugeant, me demandant 1001 choses ... J'ai besoin de tes bras. J'essaye d'être si forte je t'assure mais je n'y arrive pas ! Que fais-tu en ce moment ? Est-ce que tu pense autant à moi que moi à toi ? Ma première journée ici est une véritable catastrophe ! J'en ai marre de cette séparation ! Je t'aime ! Rappelle-moi je t'en supplie ! Je t'aime Tom ! Je t'aime !!
Je raccroche et m'endors encore une fois sur le sol ...

Chris me réveille le lendemain en me regardant inquiet
Moi : Je suis encore en retard !
Chris : Non, je suis venu plus tôt, je n'étais pas rassuré hier, Emma que t'arrive t-il ?
Je n'aime pas quand il m'appelle Emma, c'est pour des choses graves qu'il opte pour cette solution, je m'assieds sur mon lit la tête dans mes mains et il vient me prendre dans ses bras, je m'effondre en larmes
Moi : Je n'en peux plus Chris, je ne vis plus sans lui !
Chris : Je savais qu'un garçon était derrière tout ça ! Emma regarde-moi ! Tu te détruis ma belle, tu ne mange plus, tu ne souries plus, tu ne te force même pas à être heureuse, petit à petit tu te tue et il ne faut pas, pense à lui, tu crois qu'il aurait envie de te voir comme ça ?
Moi : Je n'ai pas de forces !
Chris : Mais si tu en as ! Puises les au plus profond de toi et cherche la lueur qui te feras avancer dans la vie. Ta vie n'est pas la plus facile à vivre et je le sais mais pense un peu au million de gens qui n'ont pas ta chance !
Je le sers dans mes bras le plus fort possible et il l'embrasse très fort également, il a su trouvé les bons mots pour me redonner du courage ! Je me lève, me démaquille, me lave, m'habille...
Chris : Doucement, on n'est pas du tout en retard !
Moi : Désolé je n'ai rien préparé alors je suis stressée
Mat : Mais heureusement que j'existe !
Il tient dans ses mains des cintres avec mes tenues déjà toutes faites, j'affiche un grand sourire et lui prend la tenue pour la journée.
Moi : Qu'est ce qu'on a au programme aujourd'hui ?
Mat : Séance de dédicace avec toute l'équipe à 9h, puis tu dois tourner tes scènes ratées hier et tu es libre après 16h, tu dois juste diner avec ton père ce soir
Moi : Tu veux bien appeler John et lui demander de venir ?
Mat : Ok
Il note sur son carnet cette recommandation et Chris m'aide à passer un collier en perle derrière ma nuque
Chris : Alors parles-moi de ce nouvel amour !
Moi : Chris stp !
Mat : Quoi ma poupée à un petit ami ! Raconte-moi tout ça !
Moi : Il s'appelle Tom, il est membre d'un groupe de rock en Allemagne et ils ont beaucoup de succès ...
Mat : Un musicien ! Il doit être sexy !
Chris : Je ne suis pas musicien moi et pourtant je suis sexy
Mat : Je suis déjà sorti avec un batteur, ouah les muscles qu'il avait !
Chris : J'ai des muscles moi aussi !
Je les contemple quelques instants entrain de se chamailler comme à leur habitude, Matthew a eu pas mal de conquêtes par rapport à Chris ce qui l'énerve un peu lorsqu'il parle de ses ex.
Moi : Vous voulez toujours qu'on parle de Tom ou pas ?
Ils se retournent tout les deux vers moi, Chris fait la tête mais affiche un petit sourire pour moi quand même, Mat me fait un chignon pendant que je leur explique les circonstances de notre rencontre et ils me regardent un peu sous le choc, ils n'étaient pas au courant de mon enlèvement
Mat : Chris je ne veux pas que tu la laisse toute seule trop longtemps ! T'as vu un peu les malades qu'il y a sur cette terre !
Moi : Ne vous en faites pas ça va mieux maintenant
Chris : On ne sait jamais ! Bon il est bientôt l'heure, va manger quelque chose et puis on y va
Mat : Je dois passer te chercher quelques tenues je te retrouve à midi, je dois te parler
Moi : Ok à tout à l'heure
Il m'embrasse sur le front et file avec mes affaires dans sa voiture
Je descends avec Chris dans la cuisine me préparer un bol de chocolat chaud avec une tartine de Nutella, le régal matinal !

Il est midi, j'attends Mat à la terrasse de notre restaurant préféré tout en bouquinant un livre parlant des relations à distances, inconvénients et avantages tout y est expliqué. Il finit par arriver m'apportant un bouquet de lavande.
Mat : Désolé d'être en retard ma poupée !
Je porte le bouquet à mon visage pour prendre le plaisir de sentir cette belle odeur printanière, je lui sourie, il s'assied en face de moi
Mat : Tu as déjà commandé ?
Moi : Non je t'attendais
Mat : Ok
Le serveur arrive, nous passons à la commande
Mat : Je vais prendre une assiette de riz au curcuma. Avec un verre de jus d'orange et pas de dessert
Moi : Pour moi une salade avec du poulet, sans sauce s'il vous plait, un verre d'eau et en dessert un crumble à la banane.
Le serveur s'en va et nous pouvons discuter
Moi : Tu voulais me parler ?
Mat : Oui, (prenant mon livre) Pff des stupidités, hum, je voulais te dire que je vais quitter Chris
Moi : Pardon ? Mais pourquoi, ça fait 7mois que vous êtes ensemble !
Mat : Mais tu me connais, j'adore aller voir ailleurs, je suis bien avec lui mais j'aimerais voir ce que m'offre les autres beaux garçons
Moi : Matthew ! Tu vas avoir 35 ans, il serait tant que tu arrête d'aller « voir ailleurs » comme tu dis et d'essayer de vivre une vrai vie de couple, tu as pensé à Chris ? Il est fou amoureux de toi !
Le serveur revient avec nos plats, nous commençons à manger, il n'ose pas me regarder
Moi : Arrête de te dire qu'il y a mieux ailleurs !
Mat : Je savais que tu le prendrais mal
Moi : Mais ça me fait de la peine ! Aussi bien pour lui que pour toi ! Tu ne comprends pas que tu brise sans cesse des c½urs, mais tu refuse de voir la vérité en face, Mat je te connais depuis bientôt 7 ans, tu n'as jamais été stable, et tu n'as jamais été vraiment amoureux mais là avec Chris je vois bien que c'est totalement différent, c'est le premier à qui tu as offert une bague pour son anniversaire, tu m'as même parlé de mariage il y a quelques mois, alors pourquoi le quitter ? C'est peut-être Chris l'homme de ta vie, ne prend pas cette décision trop à la légère !
Il me regarde enfin, ses yeux se remplissent de larmes, je lui prends la main. J'entends un flash derrière moi, je me retourne, un paparazzi ! Super !
Moi : On n'est jamais tranquille ici !
Mat : Tu as raison, je ne devrais plus agir comme avant, je deviens vieux !
Moi : Par 35ans je ne voulais pas dire vieux
Mat : Ne t'en fais pas je sais bien ce que tu voulais me dire !
Nous finissons de diné et repartons tout les deux à nos postes respectif, je n'ai plus rien à faire sur le tournage ce sont des scènes dans lesquelles je ne figure pas qui se tournent aujourd'hui.
Je me promène tranquillement dans les rues de New-York flânant dans les boutiques, je m'arrête en face d'une bijouterie et craque pour un collier avec un cadenas en pendentif, il est magnifique ! Je résiste à la tentation de l'acheter mais je sens que je ne tiendrais pas longtemps !
Je reçois un message de John : « Je ne peux pas venir ce soir au restaurant avec toi, désolé, mais appelle moi si il y a un problème. Bisous Je t'aime »
Je range mon portable un peu déçue dans mon sac, je n'ai aucune envie de me retrouver en face d'un père qui a peut-être assassiné ma mère et qui a tenté de m'éliminer également !
Finalement je m'achète une glace à la framboise que je déguste tranquillement assise sur un banc près d'une fontaine. Des jeunes un peu rebelles dansent du hip hop ; je pose mes lunettes de soleil sur mon nez pour ne pas me faire reconnaitre. Ils sont plutôt doués...
Je les observe quelques instant avant de sursauté en recevant un texto.
Je le lis, c'est de Sarah « Hey ma p'tite Emma ! Je suis à l'hôpital pendant deux jours, ne t'en fais pas c'est pour mes examens, je n'ai pas revu les garçons depuis que tu es partie, ils sont en tournée, donnes-moi de leurs nouvelles si tu en as car j'aimerais bien savoir comment ils vont. Tu me manques. Bisous je t'aime ! »
Je souris en lisant ces quelques mots, je suis contente qu'elle pense à moi et un peu rassurée de savoir qu'elle est dans le même état d'esprit que moi, je ne suis pas totalement accro alors, enfin si mais elle aussi. Je rigole toute seule et lui réponds « Coucou toi ! Donne moi de tes nouvelles pour ton traitement, ma vie ici est moins bien qu'en Allemagne mais je survis ! Je n'ai pas la moindre nouvelle de Tom non plus, mais dès qu'on a du nouveau on a qu'à se tenir au courant . Bisous à toi je t'aime aussi ! »
Je range mon portable et reprend ma marche dans les rues chic de New-York. Je respire l'air tant pollué et observe toutes ses jeunes filles de mon âge friquées entrain de dépensé leur argent en cosmétique, lingerie et autres.
Je rentre chez moi pour enfiler la robe que Mat a prévu pour moi, en l'essayant je trouve que c'est trop sexy pour un diner et je pars me changer. J'opte pour un jeans foncé, avec un pull en coton rayé bleu marine-blanc, et par-dessus je mets une veste blanche très fine. Je prends mon sac en denim Louis Vuitton et chausse des converse noires en toile en attendant que Chris vienne me cherché.

Le diné est succulent mais peu rassurant, je ne me sens pas du tout en sécurité.
Mon père : Alors ma chérie, tu vas mieux depuis ton accident ?
Je sers les poings sous la table, je n'aime pas quand on m'appelle « ma chérie » car c'est Tom qui m'appelle ainsi ! Mais comme je ne veux pas que mon père soit au courant au sujet de ma relation avec lui je préfère faire comme si je n'avais rien entendu
Moi : Oui comme tu peux le voir, je vais très bien, merci de t'en soucier un mois plus tard !
Mon père : Ecoute je ne pouvais vraiment pas me libérer
Moi : Non c'est sur que tourner dans un film est plus intéressant que de s'occuper de sa fille
Mon père (frappant la table avec son poing) : Emmanuela ! Veux-tu bien cesser de me parler ainsi !
Je me recule dans le fond de mon siège, morte de trouille, je ne supporte pas quand il réagi de façon si impulsive ! De plus lorsqu'il me crie dessus il m'appelle par mon prénom complet, un prénom que je déteste voilà pourquoi j'aime mieux qu'on m'appelle Emma c'est beaucoup plus joli.
Mon père : Je ... Je suis désolé, je ne voulais pas crier comme ça mais comprends-moi j'avais mieux à faire
Je n'insiste pas, je sais pertinemment bien qu'il est impossible d'avoir mieux à faire que de retrouver sa fille morte de peur et blessée mais je finis mon repas et le laisse avec la satisfaction d'avoir eu le mot de la fin.
En repartant, je constate qu'il me sert très fort en m'embrassant sur la joue. J'ai de plus en plus peur de me retrouver en sa compagnie !
Chris me ramène chez moi durant le trajet il ne cesse de me regarder dans le rétroviseur
Moi : Ca va ?
Chris : Tu crois que Mat m'aime encore ?
Moi : Demande-lui
Chris : Mais toi, t'en pense quoi ?
Moi : Je suis sure qu'il t'aime encore.
Il me sourie et je lui rends
Chris : Et toi, ça va ?
Moi : J'ai peur de mon père mais ça va
Chris : Ah bon et pourquoi ?
Chris est quelqu'un en qui j'ai confiance, je lui explique tous mes doutes à propos du décès de ma mère et il m'écoute attentivement. Une fois chez moi, il s'assure qu'il n'y a personne dans ma maison et me dit de l'appeler en cas de besoin.
J'allume mon répondeur, j'ai 17 messages, je ne les écoute pas, je n'ai pas de message sur mon portable, je branche mon ordinateur portable et lis mes e-mail.
Rien de bien passionnant, je finis ma soirée sur des sites créé par des fans de Tokio Hotel. Je découvre pleins de magnifiques photos d'eux et je lis toutes les déclarations faites par ces jeunes filles... A certains moments, une petite bouffé de jalousie m'envahit en imaginant mon homme entrain de jouer à l'heure où je lis tout ceci devant tant de jeunes demoiselles hurlant son nom, je l'imagine leur faire tout ses petits clin d'½il comme dans les vidéos que j'ai visionné il y a quelques minutes ... Je ferme mon ordi et prend une feuille de papier pour dessiné. Après quelques minutes, mon dessin complètement fichu, je finis par monté me couché.
A moitié endormie j'entends la sonnerie de mon portable au fond de mon sac, je me relève assoupie et le prend
Moi : Allo
...: Oh je te réveille !
Moi : Oh Tom !
Tom : J'avais oublié le décalage horaire, il est quelle heure ?
Moi : On s'en fou ! C'est si bon de te parler !
Tom : C'est quoi ce message que tu m'as laissé, j'étais inquiet !
Moi : Tu me manque horriblement !
Tom : Toi aussi tu me manque, je suis en tournée pour le moment mais dans une semaine devine quoi ?
Moi : Tu es en vacances
Tom : Non, pas encore mais on va à New-York !
Moi : Tu rigole ?
Tom : Nan ma chérie !
Moi : Mais Tom ! Oh ! C'est merveilleux ! Super, génial !!!
Tom : (rigolant) J'vais pouvoir enfin te reprendre dans mes bras !
Moi : Arrête, tu me torture là
Tom : Hey ma chérie, sois forte hein ! Je sais que ce n'est pas facile mais ça va aller je te le promets ! J'veux que tu fasses attention à toi hein ! Je ne suis pas là en vrai mais je veille sur toi quand même alors perds pas courage on va y arriver !
Moi : Tom tu me fais pleurer là ! Je t'aime si fort !
Tom : Ne pleure pas je t'en supplie !
Moi : Je te promets que tout ira bien, j'ai hâte que tu viennes ici !
Tom : Moi aussi j'ai hâte ! J'dois te laisser là, j'suis désolé de pas t'appelé souvent mais je pense tout le temps à toi ! Et ton t-shirt me suit partout ! Je t'aime ma chérie !
Moi : Merci mon chéri ! Je t'aime aussi !
Il raccroche, je pleure de joie, il m'a dit qu'il pensait à moi ! Je saute sur mon lit, et me frotte contre mes draps de bonheur ! Il va bientôt venir !! Oh qu'est ce que je suis heureuse !
Attendez c'est moi qui est dit : « Oh qu'est ce que je suis heureuse » ?!

# Posté le vendredi 08 février 2008 06:18

Chapitre Trente Quatre

Chapitre Trente Quatre
Le photographe : Tourne ton visage un peu plus vers la gauche, voilà comme ça
Un flash m'illumine encore une fois, aujourd'hui c'est séance photo. Ca fait une heure que je suis ici entrain de tourner la tête à droite, tourner la tête à gauche, regarder vers le sol, regarder vers le ciel, prendre ceci, prendre cela, me tenir comme ceci, me tenir comme cela, j'ai mal aux yeux et je suis épuisée par tant de pauses reproduites successivement.
Mais ça fait partie de mon métier et je dois m'y résigné.
Le photographe : Viens voir, celle-ci est magnifique je trouve
Je m'approche de l'ordinateur et observe cette photo, effectivement elle est superbe, je lui demande de me l'imprimer et la range dans mon sac.
Une demi-heure plus tard, la séance finie, je rentre chez moi. En cours de route je passe chez le bijoutier et en ressort avec mon bonheur entre les mains.
Demain, les garçons viennent dans la capitale pour seulement trois jours, je suis impatiente de les revoir. Je me dirige à pieds vers l'école de Sam et de Zac, j'ai décidé de passer l'après-midi avec eux. Un paparazzi me prend encore en photo, je ne supporte plus de les avoir sans cesse à mes trousses comme ça !
J'attends comme à mon habitude devant l'école, une jeune fille de quinze ans environs s'approche de moi
Jeune fille : Heu excuser moi, vous êtes Emma Kark ?
Moi : (chuchotant) Oui c'est bien moi !
Elle me fait un grand sourire et sautille de joie
Jeune fille : Oh je suis super fan de vous ! Je peux avoir un autographe ?
Moi : Bien sur
Je prends un stylo dans mon sac et une photo de moi, j'en ai toujours quelques unes pour ce genre de rencontre je lui tends la photo et elle me sert dans ses bras. Je suis toujours impressionnée de voir tant d'enjouement auprès de mes fans et ça me fait plaisir.
Mes crapules sortent dans la cour et viennent se jeter dans mes bras
Moi : Oh qu'est ce que vous m'avez manqué
Zac (me faisant un bisou) Toi aussi tu nous as manqué !
Je les embrasse tous les deux sur le front et nous nous dirigeons vers ma maison, sur le chemin, je passe leur prendre des sucreries, je sais qu'ils aiment ça. Ils les dégustent sur le chemin et en profitent pour me raconter toutes les choses formidables qu'ils ont faites aujourd'hui à l'école.

Moi : Hey mes chéris, si on faisait de la peinture ?
Sam : Oh oui ça serait cool !
Moi : Depuis quand tu dis « cool »
Sam : J'ai entendu quelqu'un le dire à la télé
Je lui sourie et les changent pour ne pas qu'ils salissent leurs vêtements, nous sortons dehors, il fait tellement beau et entamons quelques toiles, les dessins sont très jolis, je vais en accrocher quelques uns pour rendre ma maison plus chaleureuse.
John vient les chercher et en profite pour discuter un peu avec moi pendant qu'ils jouent encore dehors.
John : Alors comment tu vas ?
Moi : Je vais bien, je suis contente de pouvoir garder un peu tes enfants
John : Ils te rappelleraient pas deux jumeaux Allemand ?
Moi : Peut-être un peu...
Il me sourie. Nous restons là à discuter encore de tout et de rien, je lui raconte ce qui c'est passé avec notre père lors du diné, et lui explique que demain les garçons vont venir, il est très content pour moi.
Ils rentrent tous chez eux, j'embrasse mes adorables crapules et retourne dehors pour admirer les tableaux. Les ½uvres sont toutes magnifique, ils ont déjà du talent dans le sang !

Je bouquine tranquillement sur ma chaise longue, dans une heure je suis paré pour tourner une scène jusqu'à 22h, elle doit se déroule à l'extérieur et il nous faut un décor réel. Je termine mon chapitre et prépare mes affaires.
On sonne à la porte. Je vais ouvrir et ne trouve bizarrement personne sauf un petit papier sur le paillasson, je le prends et lis l'inscription dessus « Vous êtes très sexy quand vous lisez », j'observe les alentours mais ne voit personne. Ce mot m'inquiète, quel est l'imbécile qui me regarde lorsque je suis dans mon jardin ?
Je compose le numéro de Chris
Chris : Allo
Moi : Allo Chris, je dois aller au studio, j'avais l'intention d'y aller seule en voiture mais je viens de recevoir un mot anonyme me faisant flipper, tu saurais venir stp ?
Chris : Ok pas de problème, j'arrive tout de suite je ne suis pas très loin.
Quelques minutes plus tard il est là, je le prends dans mes bras car j'ai très peur et lui montre le papier, il me regarde un peu inquiet et s'assure que toutes mes portes et fenêtres sont fermées
Chris : Ce soir je demande à Mat de t'installer un paramètre de sécurité
Moi : J'ai peur
Chris : Ca va aller, prends tes affaires tu dors chez nous !
Je prépare vite mon sac et nous partons au studio.
Il fait super froid mais nous devons absolument tourner ce soir, on est à la bourre comme dirait notre réalisateur.
Stella (Moi) décide de se jeter d'un toit, elle n'accepte pas sa grossesse et veut en finir avec sa vie mais Dany (Derreck) va la sauver de là ...
Je suis assise avec une couverture chauffante sur mes épaules, morte de froid, un café en mains nous attendons que les éclairages soient installés pour la suite
Derreck : J'ai hâte de tourner en journée !
Moi : M'en parle pas, il faisait tellement beau aujourd'hui, t'as vu comment il fait froid maintenant ?
Derreck : Faut dire qu'on est légèrement au 14ème étage
Je fais une salle tête, j'avais complètement oublié ce détail, moi qui a le vertige en plus !
Réalisateur : Emma c'est à toi
Je retire la couverture, la maquilleuse remet mes cheveux en place et je commence mon texte...
Stella (en larmes, regardant vers le ciel) : Pardonnez-moi !
Danny : Ne fais pas ça !
Stella : Laisse-moi !
Danny : Si tu saute, je saute aussi
Stella : On n'est pas dans Titanic, Danny laisse moi, t'as assez fais de dégâts
Danny : Mais ce bébé je le veux ! On s'en occupera, ne gâche pas tout !
Réalisateur : Coupé ! Ca ne va pas, les lumières sont trop rivés vers la gauche on ne voit pas le visage d'Emma
On recommence donc la scène jusqu'à ce qu'elle soit correcte.

Il est minuit 14, Chris est crevé, le pauvre. La tête posée contre la vitre, je regarde les rues, les lumières des restaurants, les jeunes qui filent de la drogue aux autres, les prostitués sur les trottoirs, les chiens perdus ... Chris a mis un cd de John Legend, j'ai envie de dormir, je n'en reviens pas que dans quelques heures je vais revoir Tom ... Le quartier chic est enfin franchi, aucune personne rodant sur le trottoir, ici les rues sont bien entretenues, nous arrivons.
Je descends, Chris prend mes affaires, nous entrons. Matthew est encore entrain de bosser il est étonné de me voir, je m'assieds sur le canapé complètement vidée, je n'ai qu'une envie : dormir !
Mat : Boh ma poupée qu'est ce qu'il y a ?
Chris : Elle a un admirateur trop proche, il faut que tu lui installe un paramètre de sécurité et que tu la munisses de gardes du corps
Mat : Ok, je fais ça tout de suite, tu peux aller dormir, t'es fatiguée, Chris montre lui la chambre d'amis
Il me prend la main, je ne vois plus rien, je me glisse dans les draps sans me démaquillé ni même me déshabillé.
C'est Mat qui me réveille vers 10heures, je me prépare pour aller travailler. Ils arrivent vers 13heures, je leur ai laissé l'adresse de ma maison, si je vais à l'aéroport avec les fans je ne saurais pas prendre Tom dans mes bras, je préfère les revoir bien tranquillement.
Les deux heures sur le tournage se passent très bien, on rit comme des fous, nous sommes tous de bonne humeur.
Il est midi, mon c½ur bat à vive allure, je dis au revoir à toute l'équipe et rentre à pieds jusqu'à chez moi. A chaque pas, mon c½ur fait un bon, je suis toute excitée, j'ai l'impression que tout le monde le voit en plus, les gens me regardent bizarrement, je suis sans doute entrain d'afficher un sourire béat. Je me fais rire moi-même, un paparazzi me prends en photo derrière un buisson, je lui fais un signe. Plus rien ne peut me mettre de mauvaise humeur aujourd'hui !
J'arrive chez moi, Mat a déjà installé mon paramètre de sécurité. Un garde du corps se présente devant ma porte et m'explique qui m'accompagnera et comment entrer désormais chez moi. J'ai deux cartes pour ouvrir la porte, il y a des caméras, un écran de surveillance, un détecteur infra rouge, bref le même système qu'en Allemagne. Je me sens un peu plus protégée.
Je range mon living et monte vite me changer.

Assise sur le sol, je n'arrive pas à me décider pour quel tenue opté, il est 13 heure moins 20, il faut vite choisir. J'enfile une robe grise que je mets sur un pantalon gris également. Je chausse des ballerines blanche et lâche mes cheveux en arrière, laissant ainsi ma frange tombé sur mes yeux.
Mon portable vibre, message de Tom : « Hey, dans dix minutes tu seras dans mes bras ! »
J'affiche un grand sourire, j'ai une folle envie de sauter de joie. Je descends dans la cuisine et regarde si mon gâteau est près, oui je leur ai encore préparé une petite gourmandise.
L'attente est insupportable, j'ai tellement envie de les avoir ! J'ai des fourmis dans les jambes.
La sonnerie retentit, je fais un bond et m'approche de la caméra : C'EST LUI !
Ma respiration s'accélère, j'entends les battements de mon c½ur en symphonie dans mes oreilles. J'autorise en un clic sur la touche « Ok » mon garde de laisser entrer les garçons. La porte s'ouvre, j'ai l'impression d'être dans un rêve ! Bon sang : il est là ! Il m'affiche un sourire de star et j'accoure vers lui pour me blottir dans ses bras. Il m'embrasse passionnément, je me retire quelques instants de son corps pour le regarder, ses yeux brillent, il est magnifique !
Je prends Bill dans mes bras également, il m'embrasse sur le front, au tour de Georg et de Gustav. Je suis tellement contente de les revoir !
Ils restent tous béat en observant ma maison
Georg : T'en as combien des maisons comme ça ?
Moi : Juste celle-ci et celle en Allemagne
Georg : « Juste » Mais c'est un palais ou quoi ?
Tom : Un palais pour la plus belle des princesses
Il me prend encore une fois dans ses bras et nous entrons dans le living, ils s'asseyent mort de fatigue. Je leur sers un verre de jus d'orange.
Moi : Le voyage s'est bien passé ?
Bill : Oui même si il y avait une femme très désagréable derrière nous pas vrai Tom ?
Tom : Oh arrête ! Elle ronflait pendant qu'elle dormait ! C'était insupportable !
Ils me racontent tous les bons moments de leur tournée, ce qui leurs est arrivé, les prix qu'ils ont remportés, tout ça avec un tel enthousiasme. Je les écoute et sourie, je ne peux cacher ce sourire sur mes lèvres. Ils sont tout simplement là devant moi et des millions de filles voudraient avoir ma place, mais c'est moi qui suis devant eux !
Moi Emma Kark, jeune fille de 21 ans, grande, brune, riche, belle selon certain, moi à qui la vie réserve encore de nombreuses surprises ...
Moi qui ne rêve que d'une chose : rester avec lui aussi longtemps que le destin le voudra !

# Posté le vendredi 15 février 2008 12:04

Hello

Hello
Mes Lectrices Chéries !
J'ai enfin atteinds 1000 commentaires !
Et tout ça grâce à Elle
Merci Mon Poussinou D'Amour !

Voici Une photo que j'ai trouvé dans un magazine (désolé pour le manque de qualité d'image) Elle ressemble étrangement à l'idée que je me fais du personnage d'Emma
J'ai pensé que ça vous ferait plaisir de l'imaginer également

Merci encore pour tout vos commentaires !
Merci de suivre ma fiction
Et merci de me faire découvrir les vôtres !

# Posté le samedi 16 février 2008 16:08

Chapitre Trente Cinq

Chapitre Trente Cinq
Je me tiens debout dans l'obscurité face à lui. Mon sang vrombissant dans mes temps. J'ai l'impression de surchauffé. Malgré ma nudité, malgré la fenêtre ouverte laissant passé un mince filet d'air dans la pièce, mon corps tout entier bouillonne d'envie envers lui. Il m'embrasse tendrement caressant mon dos délicatement me faisant ainsi frissonner et m'allonge sur le lit.
C'est comme si c'était ma première fois, comme s'il ne fallait pas que j'oublie ce moment, comme si c'était la dernière fois que nous le faisions.
Un moment magique à passer avec un être tant aimé. Mes soupirs le font sourire, il est irrésistible ! Je prolonge notre plaisir et me positionne sur lui, dominant son égo, je lui lance des regards provocateur ... Et l'orgasme se fait ressentir ...

Blottis l'un contre l'autre, nos corps brûlant et en sueur, nous calmons notre respiration et profitons du moment unique que représente pour nous le fait d'être simplement à deux et de concrétiser notre amour physiquement. Je l'aime, j'ai envie de lui hurler que je l'aime. Si je pouvais avoir un pouvoir magique je voudrais simplement avoir la possibilité d'arrêter le temps ne serait-ce que quelques minutes, pour que chaque instants passé en sa compagnie se prolonge dans l'infini.
Mais je sais que bientôt il devra s'en aller, pour encore me laissé, je finis par me demander si nous deux ça pourra tenir. J'ai tellement envie de continuer mais l'avenir me fait déjà peur.
Je laisse cette pensée négative de coté et enlace ses doigts dans les miens, il m'embrasse dans le cou et me regarde profondément dans les yeux. Des sensations inconnues parcourent mon corps lorsqu'il me regarde, il a toujours l'air de ressentir tout ce que je ressens, de deviner tout ce que je pense, il m'impressionne, à dix huit ans il a non seulement réussi à conquérir mon c½ur tout entier mais aussi à m'apprendre à avoir plus confiance en moi
Tom : A quoi tu pense ?
Moi : A toi
Tom : Et tu te dis « Quel Dieu de sexe quand même ! »
Je rigole, lui aussi, il a toujours le mot pour faire rire peut-être parce que d'une certaine façon il n'a pas envie de prendre la vie au sérieux mais c'est un avantage pour une personne comme moi qui se pose trop de questions
Tom : Tu te dis quoi ?
Moi : Que tu es un Dieu de sexe !
Il rit et s'approche de moi posant ses mains autour de mon corps
Tom : Tu as peur ?
Moi : Peur de quoi ?
Tom : Emma, tu cache mal tes sentiments, en tout cas envers moi, je sais bien que tu es morte de trouille
Moi : Pourquoi tu me le demande alors puisque tu sais déjà tout ce que je ressens ?
Tom : Parce que je veux que ça vienne de toi, le dire c'est déjà agir
Moi : Oui Tom j'ai peur, j'aimerais que tu restes avec moi
Il m'embrasse en me collant contre son corps, je sens la vive respiration de ses poumons contre ma poitrine, je ferme les yeux et l'enlace en plaçant mes mains derrière sa nuque, j'ai toujours le sentiment que les horloges du monde entier ont cessées de tourner lorsqu'il dépose ses lèvres contre les miennes. Il se recule, ses yeux brillent ce regard je l'ai déjà rencontré, c'est le regard de la peur, celui de la panique, celui où il a envie de pleurer. Pour un homme pleurer n'est pas aussi naturel que pour nous les filles, ils ont leur fierté à garder mais je trouve ça beau de voir un homme pleuré, surtout si cet homme est Mon homme, mais je le trouve beau même sans larmes.
Je caresse sa joue avec mon index
Moi : Ne pleure pas

Bill prend la boite de céréales et fait déborder le contenu à coté de son bol, je le regarde curieusement
Moi : T'as si mal dormi ?
Bill : Oh nan justement ! J'étais trop bien, tes lits sont confortables mais j'suis super mou le matin !
Je ramasse les céréales tombées par terre, et il s'agenouille avec moi pour m'aider, lorsque nos regards se croisent, il me fait un sourire
Tom : Qu'est ce que vous faites ?
Je relève la tête et me cogne contre la table, je me relève la main sur mon crâne
Moi : Aie ! Rien, Bill a renversé des céréales on les ramassait
Tom : Ah, Ca va tu t'es pas trop fait mal ?
Moi : Nan ça va ...
Il nous dévisage tout les deux, je retourne à ma place, toujours en me frottant la tête, il faut le temps que la douleur cesse. Tom se place derrière moi et dépose un baiser dans mon cou, je lui caresse le visage et il va s'asseoir.
Il prend la pile de livres sur la table et regarde un peu, il tombe sur celui parlant des relations à distance il l'ouvre et laisse tomber le mot anonyme que j'avais laissé à l'intérieur, il fronce les sourcils et me demande d'une voix grave
Tom : Ca vient de qui se truc ?
Moi : Je ne sais pas, j'ai reçu ça hier, j'ai flippé et c'est pour ça qu'on m'a installé un paramètre de sécurité, j'avais peur de rester seule ici
Bill tend le bras pour lire à son tour, Tom lui donne le papier
Bill : Ce n'est pas vrai ! Je rêve !
Je lis sur le visage de Tom, une expression peu rassurante, il se lève, serrant les poings et se dirige vers le living, je me relève mais Bill me retient
Bill : Non laisse-le se calmer
Moi : T'es sur ?
Bill : Oui, là il fait sa crise de jalousie, si t'y va il va s'énerver
Je m'assieds encore une fois, un peu pitoyable, je ne veux pas qu'il s'imagine des choses
Georg entre dans la pièce, les yeux gonflés, il vient de finir sa conversation au téléphone avec Sarah je m'approche de lui
Moi : Alors ?
Georg : Son état s'aggrave
Une larme coule le long de sa joue, je le prends dans mes bras et ressent l'envie de pleurer aussi mais je me retiens, il ne faut pas que je pleure
Moi : Le traitement ne fonctionne pas ?
Georg : Aucun signe positif pour le moment
Je m'écroule sur la chaise, je ne peux pas concevoir une seule minute que je vais la perdre, je suis ici à des kilomètres, complètement impuissante
Tom revient il a l'air un peu calmé, il nous regarde tiré une tête d'enterrement et s'interroge
Il a tout de suite compris ce qui se passe en voyant son ami en larmes, tenant son portable avec le numéro de Sarah encore sur l'écran, il le prend à son tour dans les bras, Bill n'ose plus bouger moi non plus je dois dire.
On sonne à la porte, je vais ouvrir, c'est Mat, Tom est derrière moi
Mat fait son apparition complètement paniqué
Mat : Oh Emma c'est la galère !
Moi : Qu'est ce qui se passe ?
Mat : Il y a un véritable foutoir en ville ! Les scénaristes font grève !
Moi : Tu plaisante ?
Mat : Non je t'assure, j'ai eu les responsables de la séries, ils ont annulé le tournage jusqu'à ce que la situation se rétablisse !
Moi : Mais ce n'est pas possible ?!
Mat fait des allées et venues, Tom le regarde un peu bizarrement, presque comme si c'était un insecte. Je me retourne et me rend compte que je n'ai pas fais les présentations
Moi : Oh désolé, voici Matthew, mon manageur, Mat je te présente ...
Mat : Ah le voilà enfin ton amour fou !
Tom me sourie et lui sert la main
Mat : Enchanté, elle n'arrête pas de me parlé de toi
Tom : Ah bon, pourtant je n'ai jamais entendu parler de toi (il me fait un sourire)
Mat : C'est vrai ?! Ma poupée ne parle pas du manageur le plus sexy de la planète
Moi : Peut-être parce que tu es uniquement sexy pour les mecs
Il fait un regard provocateur à Tom qui se recule un peu effrayé
Mat : Ne t'en fais pas, les hétéros ne m'intéressent pas et je suis en couple (encore un sourire pour moi)
Tom ne sait où donner de la tête
Moi : Oh non, il veut dire qu'il est en couple avec un mec !
Tom soupire de soulagement
Tom : Ah ok ; j'ai eu peur là, le « poupée » puis ça ...
Moi : Oh c'est un surnom horrible qu'il me donne, il sait que je déteste ça
Mat : C'est pour ça que je t'appelle comme ça ! Mais pour en revenir à la série, vous avez une réunion à 15h pour connaitre la suite des opérations
Moi : Ok, en gros j'ai plus qu'une heure
Mat : Exactement, bon j'y vais moi, Chris vient te chercher. A plus
Tom : Salut !
Moi : Bye
La porte se referme derrière lui, Tom s'approche de moi et me prends autour de la taille
Tom : Qui est Chris ?
Moi : Son petit ami et mon conducteur
Tom : Ok
Moi : Pourquoi t'es jaloux ?
Tom : Trop de mecs rodent autour de ma copine, j'ai le droit non ?
Moi : Ne t'en fais, eux deux ce sont juste des amis, et pour les admirateurs, il faut les retrouver ça c'est sur car ils me font peur mais aucun homme n'aura ce que tu as toi, c'est-à-dire mon c½ur
Il m'embrasse gentiment sur la joue et nous repartons dans la cuisine voir les garçons

Ma réunion commence, je réserve une dernière petite pensé aux garçons qui sont entrain de signer des autographes pendant que je suis assises autour d'une table ronde avec 19 personnes toutes plus effrayées les unes que les autres en pensant au sort qui nous est réservé.
On nous explique la situation, les scénaristes en ont marre d'avoir un salaire minable par rapport au nôtre et on tout bonnement décidé de ne plus écrire la suite des séries pour obtenir ce qu'ils désirent. Nous sommes donc tous sans travail, puisque nous avons clôturé les épisodes déjà écrit. C'est un peu la panique autour de la table, tout le monde parle en même temps, je n'écoute pas vraiment, dans un sens ne plus travaillé me permettra peut-être de faire d'autres choses. Mais ils nous laissent tous dans une situation plus que délicate, une montagne d'argent est en jeu, des fans surexcités, des pays attendant la traduction et la diffusion des nouvelles saisons ... Bref la galère comme dit Matthew. Nous ne sommes pas les seuls touchés, beaucoup d'autres séries vont être dans la même impasse que Light Life.
La seule chose qu'on nous dit pour mettre fin à cette réunion, c'est que durant un mois nous n'avons plus de poste dans la série. Cette nouvelle ne nous enchante pas le moins du monde, mais dans le cas d'urgence qu'à déclencher cette grève imprévue nous devons nous résignés à se triste sort.
Chris me raccompagne, les garçons m'invitent au restaurant ce soir, je rentre vite m'habiller pour l'occasion. Dans mon dressing je cherche une tenue sympa à mettre pour se diner ...
Je retrouve une robe que j'avais acheté à Londres, une somptueuse robe Paule Ka, blanche en satin, sans manches avec à la poitrine un tissu noir brodé d'argent. Je l'enfile, elle me va toujours aussi bien malgré les années. Je chausse des mules blanches D&G que je lie à l'aide d'un lacet, à la cheville. Je réajuste mon maquillage et attache mes longs cheveux en chignon avec une baguette chinoise. Je prends mon boléro assorti à la robe et retourne dans la voiture, Chris m'attend comme à son habitude, posé contre la portière, sa cigarette en main
Moi : Mes chaussures sont trop belles ce soir pour écraser cette saleté
Il me sourie et écrase sa cigarette sur le sol, m'ouvre la porte et me tend la main pour que j'entre, je lui sourie également et m'installe dans la Humer miment une véritable diva.
Lors du trajet, je lui explique la suite des événements pour l'avenir de la série, il est un peu inquiet, c'est étonnant car moi pas du tout ...
Chris : Vous êtes arrivés à destination très chère
Moi : Oh que ceci est rustique !
Chris : (reprenant son sérieux) C'est vrai que les palmiers j'ai toujours dis à Mat que ça le faisait pas mais t'en fais pas, la nourriture est bonne
J'éclate de rire, il m'aide à sortir de la voiture, encore une fois en miment le gentleman et moi la diva, nous rigolons comme des gamins et les gens s'interrogent ...
Je repère les garçons et me dirige vers eux, accompagné de Chris qui s'occupe de ma sécurité ce soir, mon garde du corps est à l'hôpital attendant sa femme qui accouche. Je l'ai laissé libre pour la semaine.
Tom me scrute de la tête aux pieds, les autres en font autant, je regarde ma robe de peur d'avoir mal ajusté le buste mais tout est en ordre, Chris reste à l'écart près de la table rassurant les gardes des garçons de sa présence ce soir également. Tom se lève et me prend la main
Tom : Tu es resplendissante Ma Chérie
Moi : Merci, tu es très classe également mais (lui chuchotant à l'oreille) j'ai hâte de retirer ton pull blanc ce soir ...
Un petit sourire en coin s'affiche sur son visage et je m'assieds après avoir fais la bise aux garçons.
Moi : Je ne vous ai pas trop fait attendre ?
Tom : Non pas du tout, on venait d'arriver
Moi : Ok, la réunion à durer plus longtemps que prévu c'est pour ça que je suis un peu en retard
Gustav : Y a pas de soucis, on venait vraiment d'arriver
Bill : Tu aime ce resto j'espère ?
Moi : C'est la première fois que je viens mais Chris m'a dit que c'était très bon
Bill : Chris ?
Tom : Son chauffeur, tu sais je t'en ai parlé tantôt
Bill : Ah le copain du pédé !
Moi (je lui sourie) : Evite de dire à Mat que c'est un pédé il prend sa pour une insulte
Bill : Oh ok, pas de problème
Nous passons la commande tout en nous partageant la journée que nous avons vécus aujourd'hui, ils sont un peu épuisé à cause des émissions, promo, autographes et autres mais je les sens de bonne humeur malgré les nouvelles peu rassurantes de Sarah
Moi : Vous retournez en Allemagne après-demain ?
Gustav, Bill, Tom: Non
Georg : Oui
Ils se regardent tous un peu incompris
Georg : Je retourne voir Sarah moi
Gustav : Normalement on doit aller en Italie pour faire la même chose qu'ici, rencontrer nos fans et assurer notre promo en vue des prochains concerts
Georg : Je veux revoir Sarah, allez-y sans moi
La tension monte petit à petit, les serveurs arrivent, nous commençons notre repas. Au bout de dix minutes, personne n'a rien dit, je décide de rompre ce silence insoutenable
Moi : Je repars en Allemagne moi
Ils relèvent tous la tête de leurs assiettes simultanément, me regardant avec une lueur de surprise dans les yeux
Tom : Comment ça ?
Moi : Je n'ai plus rien à faire ici pendant un mois avec la grève, je veux passer du temps avec Sarah et là-bas je me sens plus en sécurité
Georg : C'est génial, on se verra plus souvent
Les autres n'ont pas l'air aussi heureux que Georg, c'est limite s'ils ne sont pas tous dégoutés
Moi : Caché votre joie
Tom : Nan j'suis super content c'est juste que, ouah t'a lâché ça d'un coup !
Il affiche enfin un sourire, Bill également, l'atmosphère se détend à petit pas
Gustav : Levons nos verres à ton retour parmi nous
Et nous trinquons tous pour mon retour, c'est bon de savoir que je vais retourner là-bas, la réponse à la question « Pourquoi la grève ne m'inquiète pas ? » la voilà tout simplement : Parce qu'elle me permet de retrouver mes racines.

Tom : Alors les gars, vous êtes près ?
Gustav : Ouais !
Tom : Emma !! T'y est ?
Je descends rapidement les escaliers, laissant tomber ma dernière valise et remettant mes cheveux en place
Moi : Oui je crois !
Il me fait un sourire et me tend sa main, je la prends et nous partons dans la voiture. Bill est de mauvaise humeur aujourd'hui, ce n'est pas la joie en cours de route mais bon.
Arrivé à l'aéroport, les fans nous envahissent ! C'est la cas de le dire, elles sont toutes là, en sortant de la voiture, je stresse un peu, nous n'avons même pas prévu ce que je devais faire, Tom ne lâche pas ma main, je le regarde bizarrement mais il semble sur de lui. Les filles m'injurient de tout les noms, je ne me sens pas très bien, je n'aime pas ressentir ça, d'habitude mes fans sont heureuse, là j'ai des monstres hurlant sur moi, elles me tueraient si je n'avais pas de sécurité autour de moi, Tom me sert contre son corps, elles crient de plus belle. J'ai l'horrible sensation que quelque chose de mauvais va arriver.
Nous présentons nos cartons d'embarquement, hors du danger et montons dans l'avion.
Tom s'assieds à coté de moi après avoir enlevé son pull
Moi : Tu m'avais pas dis pour les fans
Tom : Ca te pose un problème ?
Moi : Nan mais ...
Tom : Je ne veux pas leur cacher ma copine
Je lui sourie, il me prend la main, et tourne la tête en direction de Bill, son état s'améliore pas
Moi : Qu'est ce qu'il a au juste ?
Tom : Levé du pied gauche ; ça lui passera, alors comme ça (me chuchotant) Madame retire mon pull comme une bête enragée !
Moi : J'avais très envie !
Tom : J'ai vu ça !
Moi : Arrête, c'est gênant !
Tom : Pourtant t'as pas à être gênée, c'était mortel !
Je le tape sur le ventre, il éclate de rire, ma main est toujours dans la sienne, j'aime quand il est pervers tout en étant attentionné envers moi.
Je l'aime tout simplement à vrai dire ! La tête posée contre le hublot, je dis au revoir à New-York, j'entends encore la voix des petits me disant que je vais leur manquer mais sinon j'ai l'impression que personne ne se passeras de moi.
Ce mois passé ici m'a permis de me rendre compte que tout au long de ma vie je ne savais même pas que mon bonheur se trouvait ailleurs, je tourne la tête et le regarde.
Le bonheur me sourit, je l'embrasse.
J'aimerais qu'il ne lâche jamais cette main, tout simplement lui appartenir pour la vie, vous pensez que c'est possible ?

Pix : Chachou

# Posté le mardi 19 février 2008 15:20

Chapitre Trente Six

Chapitre Trente Six
Une secousse me réveille. J'enlève les lunettes en mousse et observe à moitié endormie l'endroit dans lequel je me trouve.
Mon plus gros problème est que lorsque je me réveille, il me faut un temps de réaction pour savoir dans quel lieu je suis. Je viens enfin de rassembler tout les morceaux du puzzle, nous sommes encore dans l'avion, le temps me semble long pourtant.
Il dort à coté de moi, une hôtesse passant par là me regarde
Hôtesse : Vous avez besoin de quelque chose peut-être ?
Moi : Mm je veux bien un verre d'eau s'il vous plait
Hôtesse (me souriant) : Très bien, je vous apporte ça tout de suite
J'appuie ma tête contre le hublot et ferme les yeux, une secousse me fait à nouveau sursauté, l'hôtesse est déjà là
Hôtesse : Ne vous en faites pas c'est juste un petit trou d'air
Aussitôt cette phrase prononcée, elle bascule en arrière, l'avion semble avoir perdu le contrôle, des masques à oxygènes sortent devant nous, j'essaye de le réveiller mais il dort profondément, je crie, je lui mets le masque à oxygène et ...
... : Hey !
J'ouvre les yeux en sursautant
Tom : Ca va ?
Moi : Qu'est ce que ?
Tom : T'as fais un mauvais rêve
Nous sommes encore dans l'avion, tout est exactement comme dans ce rêve, ça semblait si réel. J'observe tout sans vraiment comprendre, je viens d'être dans la peur panique pour débarqué dans un endroit tout à fait zen, les gens dorment tranquillement, il n'y a pas beaucoup de bruits ...
Tom : Viens là
Je pose ma tête sur son épaule, il me caresse la joue, je suis rassurée qu'il soit bien là.

Deux jours ce sont écoulés depuis mon retour en Allemagne, les garçons ne sont restés qu'un seul jour puis sont repartis sur les routes.
Je m'occupe de Sarah, elle est venue vivre chez moi. C'est vrai que sa mine a changée et qu'on peut vraiment voir maintenant qu'elle est très malade mais je suis sure que ça va s'arranger, je ne veux pas imaginer le pire pour le moment.
Je lui prépare un potage de légumes, les oignons me font pleurer, j'essuie mes larmes du revers de la main et continue de couper les légumes. Le volume de la télé a augmenté, c'est une émission sur Tokio Hotel, Sarah veut surement que j'entende. Ces temps-ci elle ne communique pas beaucoup, elle est dans son chagrin et refuse d'en sortir pourtant il faut qu'elle se relève mais les médecins disent que ça lui passera, il faut qu'elle accepte sa maladie.
J'écoute donc un peu ce reportage parlant des fans qui pleurent, hurlent et tombent dans les pommes lors des concerts ou entrevues avec le groupe. Ces paroles me font frissonner en repensant à la scène de l'aéroport qui m'avait vraiment marquée.
Je renverse tout les légumes dans la casserole et reviens vers le living en enlevant mon tablier, Sarah a les larmes aux yeux en regardant les garçons, je prends la télécommande de ses doigts et éteins la télévision.
Sarah : Pourquoi tu fais ça ?
Moi : Arrête de te faire du mal
Sarah : Allume cette télévision s'il te plait, je veux le voir
Moi : Pour te faire pleurer encore plus, hors de question
Sarah : Je veux le voir !
Dans tout ce désespoir se lisant dans son regard, je cède et rallume cette télévision, je ne serais certainement pas une bonne mère, j'ai tendance à craquer dans ce genre de situation, mais je n'aime pas voir les gens me regarder comme ça, je n'y peux rien.
Je m'enfonce dans le fauteuil et regarde avec elle cette émission, Tom fait toujours autant son charmeur, clin d'½il, sourires, tout y est. Ca me rend un peu jalouse de le voir comme ça autour de toutes ses filles mais je pense un peu à moi et tous mes fans, au fond lui aussi il est jaloux. Il signe un autographe sur la poitrine d'une fille, je sens une sensation bouillonnante entré en moi et me relève rapidement pour retourner dans la cuisine.
C'est ainsi que je laisse Sarah regarder cette émission pendant que moi je m'occupe du dessert. Je n'ai rien trouvé à mieux pour me calmer que de cuisiner parfois ma petite Emma t'es vraiment pitoyable !
Appuyé contre le bar, j'observe Sarah, la présence de son corps n'illumine plus la pièce comme autrefois, elle est allongée sur le divan, une couverture posée sur elle, seul sa tête toute pâle et sa main tenant la télécommande dépasse de la couette. Je m'approche d'elle et éteins à nouveau la télé. Elle ne bronche pas cette fois, elle me regarde dans les yeux, je lui prends la main
Moi : Je sais que ce n'est pas facile pour toi, ton traitement n'est pas évident, tu n'as plus la même énergie qu'avant mais ne reste pas cloitrée comme ça s'il te plait. Vis ta vie comme si elle n'allait pas encore s'arrêter. Tu vas t'en sortir ma belle, ne te décourage pas comme ça, je suis là moi, parle moi au moins, ne reste pas seule, ne te morfonds pas sur les images de Georg pour t'enfoncer au plus bas de ta forme déjà si désastreuse.
Une larme coule le long de sa joue, je la sens serrer ma main un peu plus fort, je la prends dans mes bras et nous passons peut-être dix, vingt minutes comme ceci. Elle verse toutes les larmes qu'elle a tant retenues durant ses longs mois, à aucun moment elle ne m'a dit quoi que ce soit, mais je n'attends aucun discours seul le fait qu'elle s'ouvre enfin à moi me procure déjà la certitude qu'elle va aller mieux.
Le repas ne se déroule plus dans le living, elle a fait l'effort de se relevé et de manger à table avec moi.
Elle me regarde de ses grands yeux verts, sa longue chevelure blonde est toute emmêlée, elle ne s'est pas regardée dans un miroir depuis longtemps sinon elle aurait déjà piqué une crise. Je sourie en pensant à ça et elle me lance un regard interrogateur
Sarah : Qu'est ce qui te fait sourire ?
Moi : Toi
Sarah : Pourquoi ?
Moi : Tu verrais ta tête
Sarah : Je préfère ne même pas me l'imaginer
Un petit sourire s'affiche enfin sur sa mine tristounette depuis trop de temps, un rayon de soleil entre dans la pièce tout d'un coup, c'est une façon de parler bien sur mais ça me fait du bien de la voir en meilleure forme que tout à l'heure.
Sarah : Merci Emma
Moi : De rien
Je finis mon assiette et me relève pour la ranger mais elle se lève précipitamment et me la prends des mains
Sarah : Laisse-moi faire pour une fois
Je la laisse donc faire et après la vaisselle, nous passons la soirée en mangeant du Gougelhof devant la télé, se repassant des films vieux comme la pluie mais à mourir de rire.
Elle se relève la main sur le ventre
Sarah : Oh j'ai trop mangé ! Je crève de mal au bide !
Moi : (morte de rire) J'arrive plus à me relevé
Elle éclate de rire et viens s'allongé près de moi, nous rions encore en se lâchant des blagues idiotes et puis d'un seul cou notre conversation diverge sur les garçons et la tristesse recommence, ils nous manquent nos amours
Moi : Ils font chier quand même !
Elle relève la tête vers moi et me regarde bizarrement
Sarah : Pourquoi tu dis ça ?
Moi : Mais ils sont trop irrésistibles ! Moi je n'ai jamais été amoureuse comme ça au point de devenir folle quand mon portable sonne
Elle me sourit, c'est vrai, je l'aime tellement mon Tom.
Sarah : Moi non plus je n'ai jamais aimé quelqu'un comme j'aime Georg et ça me fait peur
Moi : Pourquoi ?
Sarah : C'est un coureur de jupons
Moi : Tom aussi
Sarah : Ca ne te fais pas peur ?
Moi : Non, il m'aime
Elle ne répond pas, elle me regarde, ses grands yeux vert me captivent par moments, ils ont une profondeur infinie et il n'est pas facile de cerner ce qu'elle pense, pas comme avec Tom où je devine ce qu'il ressent.
Je pose ma tête sur son épaule et nous échangeons nos craintes quand à l'avenir.
Sarah : J'men rends pas encore compte en fait ...
Moi : Qu'est ce que tu veux dire ?
Sarah : Ben mourir, je n'ai pas l'impression que c'est réel
Moi : Je n'y crois pas moi
Sarah : Pourquoi ?
Moi : Tu resteras avec moi (sourire)
Elle m'embrasse sur la joue je la prends dans mes bras, après ce gros câlin, nous partons nous couchez.
Je regarde mon portable avant de m'endormir, il ne m'a pas appelé aujourd'hui. Deux jours déjà, pense t'il à moi ? Sarah frappe à ma porte
Sarah : Je peux dormir ici ?
Moi : Mais bien sur !
Elle s'allonge dans mon grand lit et me tend une bague
Sarah : J'aimerais l'offrir à Georg, j'ai peur de précipité les choses, je veux juste qu'elle soit à lui
Je prends l'anneau, une bague assez sobre, en argent gravé de l'inscription « Ich Liebe Dich » ça me fait sourire
Moi : Elle est jolie
Sarah : Tu pense qu'il va me prendre pour une folle ?
Moi : Tu l'es déjà de toute manière
Elle me lance un coussin, j'éclate de rire et reprend mon sérieux pour ... lui lancer le coussin à mon tour !
Nous nous calmons après une mini bataille et je lui rends l'anneau
Moi : Elle va lui faire plaisir à mon avis

Moi : Vous pensez que c'est grave ?
Le docteur : Je ne sais pas, il faut que je l'examine, que s'est-il passé au juste ?
Moi : Ce matin au réveil elle n'était pas dans son état normal et elle n'avait pas la force de se lever
Le docteur : Mm je vois, écouter pour l'instant je ne peux rien vous dire, je vais l'examiner en premier temps, rester assise ici et prenez peut-être un verre d'eau, vous n'avez pas l'air bien non plus
Pour sur que je ne suis pas bien ! J'ai bien cru qu'elle allait mourir triple andouille !
Je m'assieds devant la salle d'examen où elle se trouve en ce moment, mes mains tremblent, tout mon corps tremble en réalité, je vais aller me chercher un verre d'eau j'en ai besoin effectivement. A mon retours, trois infirmières entrent dans la pièce, je les interroge mais personne ne me réponds, j'aperçois juste son corps dormant sur le lit d'hôpital, la même expression que ce matin, la porte se referme.
Mon verre en mains, je n'arrive pas à me calmer, les garçons ne répondent pas ça m'énerve encore plus de ne pouvoir parlé à personne.
Deux heures plus tard quelqu'un sort, c'est une infirmière elle vient me parler
Infirmière : Ne vous en faites pas, c'est une réaction au médicament
Moi : C'est grave ?
Infirmière : Non pas pour le moment, le corps ne s'habitue pas au traitement mais pourtant son état c'est un peu amélioré malgré ce déséquilibre
Moi : Qu'est ce qui se passe alors ?
Infirmière : Nous ne pouvons rien vous dire pour l'instant, elle vient de se réveillé, il faudra la garder ici quelques temps afin qu'elle soit suivie
Moi : Puis-je la voir s'il vous plait ?
Infirmière : Oui bien sur !
J'entre dans la chambre, presque les larmes aux yeux. Elle est là, me regardant, ses yeux vident d'expression, son teint pâle, je l'embrasse sur le front et lui prend la main.
Le docteur : Vous allez être hospitalisé ici durant quelques jours histoire de suivre votre traitement de plus près
Sarah : D'accord
Cette parole fut prononcée d'une voix presque inaudible, j'en eu des frissons car je ne l'ai jamais entendu parler ainsi, je ne veux pas qu'elle me quitte. Je me mets à pleurer, le médecin sort.
Sarah : Hey ne pleure pas !
Moi : Ne me quitte pas, pas maintenant ! Jamais !


Assise sur le sol boueux, les mains posées sur sa tombe, mes larmes coulent sur mes joues instinctivement sans même m'en rendre compte, chaque goute tombant par terre, se noient dans les flaques de pluie recouvrant le sol.
Moi : Il est sans doute trop tard pour venir te parler maintenant mais j'aurais aimé partagés des moments magiques avec toi, pouvoir me confier à toi, être simplement en ta compagnie, te regarder me sourire, écouter ta voix me parler pendant des heures mais tout ceci la vie nous la retiré, trop tôt à mon avis. Je suis revenue avant tout pour toi, pourquoi ne nous a-t-on pas laissé le temps de nous connaitre ? J'aimerais avoir ton aide, ton soutien, dans ce monde où même l'homme que j'aime est à des kilomètres de mon c½ur. J'aimerais qu'elle s'en sorte. J'aurais voulu que tu t'en sortes aussi. Je t'aime maman. Pardonne mes erreurs ...
La pluie inonde mes soucis, j'embrasse ma main et la pose sur l'inscription de son nom « Emmanuela Darién » Elle avait le même prénom que moi. Je relève la tête vers le ciel, ce ciel noir en cette après midi de juillet. Ces nuages gris de douleurs. J'ai envie de rester ici, sous cette pluie mais je me relève et repart en déposant une rose blanche sur sa tombe.
J'ai envie de me retourner pour encore une fois lui dire au revoir mais je continue mon chemin et marche à pieds jusqu'à chez moi complètement trempé, sans manteau, en t-shirt noir brodé d'un c½ur rose brisé en milles morceaux, mes pas sont lents, mon jeans lourd à déplacé, mes bras glacé, le vent fait vaciller mes cheveux dans tout les sens. Je n'ai plus la force de continuer mais malgré tout, malgré moi, malgré lui, malgré elle, je marche dans cette pluie devenue orage.
Je n'aurais peut-être pas due continuer jusqu'à sa maison mais j'avais envie d'y aller sans savoir qu'il venait d'arriver.
Ouvrant la grille, j'entre dans l'allée lorsqu'il sort de la maison en panique
Tom : Mais où étais-tu passé ? J'avais peur ! Qu'est ce que tu as ? Pourquoi t'es trempée !
Il enlève son pull et me le pose sur les épaules.
Je reste immobile le fixant comme un enfant, en pleurant, comme si j'avais fais une grosse bêtise et qu'il allait se fâcher sur moi. Son regard est rempli d'incompréhension, il me prend par les épaules et m'emmène à l'intérieur. Dans le hall je ne bouge toujours pas, il s'inquiète énormément je le sais mais mon mental n'arrive plus à suivre. J'ai l'impression d'être totalement délaissée par mon corps.
Les seuls détails que mon esprit a enregistrés sont les questions de Tom, les regards de Bill, les bras de Georg m'emportant dans ma chambre, le bisou de Sarah sur mon front, le verre de lait chaud posé par Gustav sur ma table et surtout la nuit passée dans les bras de mon amour.
Au réveil, je ne comprends pas grand-chose, le lit est vide, ma tête remplie de souvenirs et mes yeux gonflés par les pleurs. J'entre dans la salle de bain et contemple mon reflet dans le miroir. Quelle mine désastreuse ! Je constate que je porte encore un t-shirt à Tom, en parlant de lui le voilà qui fait irruption dans la pièce presque en enfonçant la porte. Je le regarde surprise il me prend dans ses bras
Tom : Excuse-moi, j'ai eu peur que tu sois partie
Je ne lui réponds pas et enlace son corps, toute blottie dans ses bras, je me sens bien. Tout bêtement : bien.
Tom : Qu'est ce qui se passe Emma ? Pourquoi tu ne me parle pas ?
Moi : Je ...
Je ne finis pas cette phrase, je ne sais pas quoi lui répondre, je ne sais même pas moi-même ce qui m'arrive, j'ai l'impression de ne plus rien savoir ou de ne pas arriver à savoir quoi que ce soit.
Il m'embrasse tendrement sur les lèvres, je prends sa tête entre mes mains et me mets à pleurer. Il me regarde mort de peur, je sens l'inquiétude plus que présente dans son regard, je n'avais jamais encore vu auparavant ce sentiments dans ses yeux, pas aussi fort en tout cas.
Moi : Je ne sais pas
Tom : Ne pleure pas !
Je sanglote dans ses bras péniblement, il ne me lâche pas et me caresse le dos en me faisant « chut » par moment pour que je me calme. Mes esprits repris, je le regarde dans les yeux, il sèche les larmes présentent sur mes joues, je dépose un baisé sur ses doigts et me blottis une dernière fois dans ses bras avant d'affronté la journée à venir ...

Tom : Tu vas prendre froid
Moi : Non ne t'en fais pas
Il dépose tout de même un pull sur mes épaules et admire la vue de la ville avec moi
Tom : Je n'aime pas te voir comme ça
Moi : Je vais mieux, trop d'émotions en une fois ça m'a perdue
Tom : J'ai eu peur de te perdre
Je me retourne et le regarde, cette phrase résonne en moi en écho, je prends sa main
Moi : Tu ne me perdras pas
Il sourie discrètement et m'embrasse
Moi : C'est joli la vue ici ...
Tom : Oui c'est beau, mais pas plus beau que toi
Je lui sourie timidement, il à l'art de trouver les phrases qui me font plaisir, il est le seul me comprenant, le seul pour qui mon c½ur bat aussi fort ...
Moi : Tom ...
Il pose son doigt sur ma bouche
Tom : Chut ! Viens avec moi ...


Pix: Ici
(Modifié par Moi)

# Posté le vendredi 22 février 2008 12:51

Chapitre Trente Sept

Chapitre Trente Sept
Je le prends par la main et le suis, il ferme la porte du balcon et me bande les yeux, je ne sais pas où je me dirige, je connais la maison mais je n'ai jamais encore été au bout du couloir et apparemment c'est là qu'il m'emmène. Je descends quelques marches d'escaliers, je l'entends rire, ce petit jeu l'amuse sans doute, pas moi, je n'aime pas ce mystère.
Où m'emmène t-il ?
Il me dit de m'asseoir, chose que je fais mais lentement de peur de ne pas trouver de chaise à ma disposition, j'entends des rires, celui de Georg notamment.
Je vois enfin, il fait sombre, l'ombre de Tom est à peine visible. Il s'éloigne de moi, Sarah est à mes côtés, on lui a bandé les yeux également, Georg lui rend la vue à son tour et part rejoindre Tom.
Nous restons dans le noir quelques minutes, ils vont nous jouer un morceau, les premières notes se font entendre, c'est la guitare de Tom. La lumière s'allume doucement, Bill est assis sur un siège et débute sa chanson.
J'écoute chaque paroles prononcée par sa bouche, sa voix rempli mon âme, aucun son ne m'échappe.
Je ne connais pas cette chanson, mais les paroles me sont très significatives. Comme s'il avait cherché à mettre des mots sur mes sentiments.
La seule phrase qui m'a interpellée et que j'ai retenue est : « Lasst uns die letzten Schritte renn und dann die Spur'n zusamm verbrenn »
Je ferme les yeux, me rendant compte de toutes les choses qui viennent de m'arriver en si peu de temps.
Le manque de présence de Tom auprès de moi, les retrouvailles au cimetière avec ma mère, mon frère ne s'inquiétant même de mon existence, Sarah que j'ai cru voir mourir dans mon lit ...
Je ne pleure pas, à ma grande surprise, je viens tout simplement d'avoir le déclic qui m'a fait comprendre toute l'incompréhension de moi-même.
« L'incompréhension de moi-même » n'est ce pas étonnant ? Comment peut-on arriver au stade de ne plus se comprendre ?
Je souris bêtement, le lourd poids présent dans mon corps vient de s'allégé tout d'un coup.
Je respire à nouveau, les répliques que je me fais dans mon esprit me font sourire de plus belle, que signifie « respirer à nouveau » Emma tu es une grande penseuse !
Tom ne quitte pas mon regard, il me sourie en voyant mon visage s'illuminé de joie. Une joie réanimée grâce à lui, lui qui a su se montré patient et trouvé la solution pour refermer mes blessures intérieures.
La chanson empreinte la route de la fin, la voix de Bill est somptueuse, il n'y a plus de mot à rajouté. Je les applaudis, Sarah aussi et je fonce dans les bras de Tom, puis dans ceux de Bill.
Je leur demande de s'asseoir dans le public pendant que je m'installe sur le siège de Bill et entame un discours
Moi : Il y a trois mois, vous m'avez rencontré sur un plateau télé, pleurant dans des toilettes. Je ne savais pas encore qu'à partir de cette date j'allais complètement changer la vision de ma vie. Je ne connaissais pas toutes ces choses que vous m'apprenez au quotidien. Avoir une amie (regard vers Sarah) ou avoir des amis (regard vers Georg, Gustav et Bill) et surtout je ne pensais pas pouvoir rencontré l'amour (regard et sourire vers Tom). Je m'excuse pour ce moment d'égarement car vous comptez énormément pour moi désormais et je sais que je vous ai inquiété mais j'ai juste du mal à accepté qui je suis pour le moment. Avec le temps ça viendra, j'ai déjà fais un grand travail sur moi-même et je voulais tout simplement vous remercier et vous dire à quel point je vous aime !
Ils me regardent tous des étoiles dans les yeux, elles brillent de milles feux, instinctivement ils se lèvent tous et nous nous faisons un câlin. Une image revient dans mon esprit, celle de nôtre tout premier câlin général et je sourie, ils sont là, cinq êtres fabuleux, cinq humains ayant croisé mon chemin.
Le soleil se couche, nous le regardons tous assis sur la terrasse du balcon. L'horizon est magnifique, le contraste des couleurs réchauffe nos visages.
Je pose ma tête contre celle de Tom, il passe son bras autour de moi. Personne ne parle, nous passons juste encore un moment merveilleux tous ensemble.
Sarah : Emma, je vais mieux
Je relève la tête et sens leurs regards rivé sur moi, je ne dis rien, ces mots se répercutent dans ma tête « Je vais mieux » je souris presque sans m'en rendre compte.
Elle me le rend, un sourire à nouveaux resplendissant de bonheur. Le soleil s'en va mais le mien est présent ici.
Chaque bouffée d'air ampli mon corps tout entier, allant de la tête au petit orteil, je sens la vie reprendre en moi un cours qu'elle avait meurtris depuis si longtemps. Cette souffrance se lisant dans mon regard a disparu, je les regarde tous admirativement, ils sont magnifique. Vraiment, je ne parle pas seulement de leur beauté physique mais aussi de toute la personne qu'ils sont, de toute cette présence qu'ils offrent aux autres, de toute cette énergie et cette hargne de vivre qu'ils ont dans leur sang.
Je fais un petit bisou volant à Sarah qui l'attrape en rigolant et ne résiste pas à l'envie d'aller la serrer contre moi.
C'est ainsi que se termine cette journée, aujourd'hui nous somme le 14 juillet 2007, dans quatre moi précisément j'aurais 22 ans. Je me regarde dans la glace comme si je découvrais une nouvelle personne, une face caché de ma personnalité ou que sais-je. Je souris à ce reflet, il n'est pas négatif, j'apprends à l'accepté. J'apprends à m'accepter.
Dans le couloir, je marche pieds nus regardant les disques d'or et autres récompenses posé sur les murs arrivé à la chambre de Tom j'entends du bruit venant de l'intérieur, je croise les doigts pour qu'il ne soit pas entrain de refaire une valise, en ouvrant la porte, je le vois sortir tout ses t-shirt et les poser sur son lit, il ferme sa valise vide et je lui saute au cou.
Moi : Tu reste !
Tom : Oui je reste !
Je tourillonne de plaisir autour de lui, il me regarde avec un grand sourire, je l'embrasse doucement sur les lèvres pour ne perdre aucun millimètre de sa bouche savoureuse à embrassé. Il me prend par la taille et me regarde sérieusement.
Tom : J'ai quelque chose à t'offrir
Moi : Moi aussi
Il lève les sourcils surpris par ma déclaration, je sors de mon sac un petit paquet cadeau lui de même de son tiroir
Moi : Joyeux anniversaire
Tom : Trois mois aujourd'hui
Il n'a pas oublié, des larmes de bonheur me montent aux yeux. Nous échangeons nos paquets respectifs et les ouvrons délicatement.
Je défais le n½ud sur le mien, et déchire le papier cadeau vert, une petite boite à bijoux à l'intérieur...
Je le vois jeté des regards discrets vers ma direction pour apercevoir ma réaction, il ouvre le couvercle de son cadeau et en ressort le porte-clés en argent que je lui ai acheté, il affiche un grand sourire et lis les inscriptions dessus « Jetzt Erst Recht » ses yeux pétillent de bonheur il m'embrasse.
J'ouvre ma boite également et y découvre un collier dont le pendentif n'est fait que d'une seule lettre « T », je lui sourie et nous nous serrons dans les bras l'un de l'autre. Je n'aurais pas cru qu'il aurait retenu notre date de rencontre. Il est aussi romantique que moi.
Je dégage mes cheveux de ma nuque et il m'attache le collier à mon cou profitant de cette occasion pour me faire frissonner en déposant un baisé dans le creux de mon cou. Je lui sourie, il prend ses clés et y dépose son nouveau porte-clés en retirant l'ancien.
Nous passons encore une nuit passionnante et passionnée dans ses draps doux au touché, sentant le plaisir mutuel, sentant son parfum unique, le parfum d'un homme fantastique.
Chaque nuit avec lui est marquante de par sa douceur et sa folie, je m'éclipse dans un monde où seul lui peut m'emmené le temps de quelques minutes et revient sur terre dans ses bras, un monde encore plus merveilleux et extraordinaire.

Les écouteurs à fond dans mes oreilles, j'écoute le nouvel album d'A Fine Frenzy, en dépoussiérant sa chambre bordélique tout en fredonnant sans m'en rendre compte le refrain d'Almost Lover :
Moi: Goodbye, my almost lover, goodbye, my hopeless dream
I'm trying not to think about you, can't you just let me be?
So long, my luckless romance my back is turned on you
I should've known you'd bring me heartache.Almost lovers always do
Je sens quelqu'un m'attrapé par la taille, je sursaute et me retourne, il est là. Je rougis, il m'a entendu chanter. Il retire les écouteurs délicatement de mes oreilles
Tom : Presque amant ?
Moi : C'est une chanson
Tom : Que tu chante très bien
Je baisse la tête, je n'aime pas qu'on m'entende chanter, il pose son doigt sur mon menton relève ma tête et me regarde plein d'admiration
Tom : Je ne savais pas que tu savais chanter aussi bien
Moi : Arrête, j'ai honte
Tom : Il n'y a vraiment pas de raisons !
Il me prend le plumeau des mains et le pose sur sa chaine hifi pas encore nettoyé, je le regarde avec curiosité, il me tend sa main, je le suis.
Il m'emmène au sous-sol, dans leur salle de répétition, s'il espère me faire chanter ...
Moi : Tom je n'ai pas envie de chanter !
Il ne répond pas et affiche un sourire confiant, il a une assurance en lui c'est incroyable !
J'entre dans la pièce, une atmosphère de travail y règne, chaque instrument a sa place et aucun espace n'est en désordre. Je m'assieds sur le divan il prend sa guitare et vient près de moi.
Tom : Tu n'aurais vraiment pas envie de chanter pendant que je joue ?
Il me fait un regard irrésistible ! Je me retiens de sourire mais n'y parvient pas, je baisse les yeux, les relève et lui dévoile un grand sourire
Moi : Tu veux que je chante quoi ?
Tom : Ce que tu veux
Je lui propose de jouer Keep Holding On d'Avril Lavigne, nous cherchons la partition sur le pc se trouvant dans la pièce et il s'entraine quelques minutes, pendant que je prépare le texte.
Il démarre les premières notes et je commence à chanter
Moi:You're not alone, together we stand. I'll be by your side, you know
I'll take your hands when it gets cold
Ses yeux ne se détachent pas de ma personne, il a l'air de connaitre cette composition par c½ur ou ce sont peut-être mes yeux qui ne se détachent pas de lui ...
Je ferme les yeux et fredonne sans forcer ma voix comme Avril Lavigne, ma puissance se mesure dans les intonations douces et chaudes. Crier ne sert à rien, détendre sa voix dans un son régulier et aigu est beaucoup plus charmant.
La chanson prend fin, j'ouvre les yeux, les siens brillent, je n'aurais pas cru qu'il serait si ému à l'idée de m'écouter.
Des applaudissements se font entendre, je me retourne Bill a tout entendu, mes joues deviennent roses, j'ai terriblement honte.
Il s'approche de nous et s'assoit à mes côtés
Bill : Ouah Emma ! C'est vraiment ...
Tom et Bill : Magnifique !
Ils se font un sourire, moi aussi je dépose un bisou sur la joue de Bill et un sur celle de Tom
Moi : Pas autant que votre talent, merci pour hier c'était quoi ?
Bill : Schwarz
Tom : Tu pourrais faire un duo avec Bill
Moi : Oh non hors de question, je déteste qu'on m'écoute chanter
Bill : Ca pourrait être intéressant pourtant
Je fuie la conversation, ils le remarquent et n'insistent pas plus, nous parlons de leurs projets, des pays où ils vont jouer, il me vient l'idée d'aller les voir en concert, j'essayerai d'arranger ça sans qu'ils ne s'en rendent compte ...
Pour l'instant ils sont en Allemagne mais dans une semaine déjà ils partent à Paris rencontrés leurs fans français.
Moi : Paris est une ville magnifique
Tom : Ca te dirait de nous accompagné ?
Moi : Je ...
Bill : Oh oui aller ça serait cool
Moi : Il y aura de la place ?
Tom : Dans ma couchette, toujours !
Je lui sourie, il me prend dans ses bras tout content que je vienne. Bill est très heureux aussi mais je sens comme un autre sentiment dans son regard ... Il remarque que je m'interroge et détourne le regard.
Le portable de Tom sonne, c'est leur mère, il se lève et parle en marchant dans la pièce, je ne suis plus trop la conversation, il lui donne de ses nouvelles
Moi : Ca va Bill ?
Bill : (baissant le regard) Oui super
Moi : T'es sur ?
Bill : Sur !
Moi : Pourquoi tu ne me regarde pas
Bill : Parce que tu sais qu'il se passe quelque chose
Tom tend le téléphone à Bill en pleine face, il le prend et parle quelques instants avec sa mère.
Bill : Ouais, ok maman, Bisous, oui, ouais, non, haha ! Ouais aller, Bisous oui moi aussi !
Il raccroche et revient vers nous, c'est étrange plus personne ne dit rien, on est occupé à se fixer tout les trois, j'ai envie de rire, je pense que c'est nerveux.
Bill fait le premier pas et parle
Bill : Vous êtes vraiment mignon tout les deux
Tom : Merci, on sait (sourire)
Moi : Une conquête de ton coté Bill ?
Bill : Non je cherche quelque chose de sérieux moi, pas une aventure à distance
Cette phrase me transperce le c½ur, je pense que ma respiration a du se coupé au moment où il a prononcé ces mots, je le regarde complètement bloquée. Tom et moi ce n'est pas du sérieux alors ? Je me fais des films ? Pourtant je pense qu'il m'aime assez fort pour vivre un réel amour avec moi, où sont passées toutes mes espérance du grand amour ? Pourquoi me brise-t-il ainsi ? Toutes ses questions se bousculent dans ma tête j'avale ma salive difficilement et prononce la seule phrase que mon cerveau commande à ma bouche
Moi : Je pensais que c'était du sérieux Tom et moi pourtant
Je me lève et pars à toute vitesse en direction de l'extérieur. Dehors il pleut. Je m'en fiche totalement, je cours presque comme si une voix me commandait de partir d'ici le plus vite possible. Je ne pense plus à rien, je veux juste échapper à ce qu'on vient de m'avouer. Aucune larme, pas un seul souffle, pas la moindre fatigue, je cours comme si j'avais fais ça toute ma vie, je ne sais même pas où je vais mais au bout d'un certain temps je m'interromps et m'assied près d'un étang. Quelques canards s'approchent de moi, je les chasse, ils s'enfuient.
Le ciel gronde, je le regarde. J'étire mes jambes et place mes bras derrière moi sur le sol, entièrement détendue, je laisse tombé ma tête en arrière.
Quelques pas surgissent derrière moi, je ne prends pas la peine de regarder qui est cette personne. Ca m'importe peu à vrai dire, je voudrais comprendre pourquoi Bill a-t-il dit ça, par jalousie ? Pour me faire du mal ? Ou bien parce que Tom lui a dit que nous deux ce n'est qu'une aventure ... Je ne sais plus trop quoi pensé, cette personne s'assieds à mes cotés, c'est Bill, pas la peine d'ouvrir les yeux, je sais que c'est lui, il est rapide s'il m'a suivi ou alors ses talents de médium lui permettent de me retrouver, sait-il ce que je pense en ce moment ?
Bill : Peut-être
Moi : Pourquoi t'as dit ça ...
Bill : Je ne pensais pas ça comme ça
Moi : Tu pensais comment ?
Bill : Tu pense que ça va durer vous deux ?
Moi : Mais bien sur, pourquoi ?
Bill : Je voulais m'assurer que tu aime mon frère autant que lui t'aime
Moi : Pourquoi, tu pense que je ne l'aime pas assez ?
Bill : J'ai vu une photo dans un magazine où tu tiens la main d'un gars sur une terrasse ...
J'essaye de me souvenir de qui s'agit-il mais aucun souvenir ne me revient
Moi : C'est encore des paparazzis, crois-moi, j'aime Tom plus que tout !
Bill : Tu es la première personne depuis longtemps qu'il aime si fort, pardonne-moi si j'ai peur qu'il souffre
Moi : Ne me fait pas souffrir en retours alors si tu tiens à lui
Il ne répond pas vraiment, la réponse se lit dans son regard. Un regard un peu troublé par ma réponse, je pense qu'il a compris son erreur, je ne peux pas en vouloir à d'aussi beaux yeux, je ne peux pas lui en vouloir pour cette maladresse mais je lis qu'il a peur que je lui en veuille, nous ne lisons pas dans nos pensées, nous lisons dans notre regard tout simplement.
Je le prends dans mes bras, il souffle lentement dans mon cou, sa respiration s'accélère dût au soulagement.
Bill : Excuse-moi Emma
Moi : Je te pardonne Bill
Nous restons assis là quelques instants, regardant les canards revenus. Je le regarde de profil, il est très beau, un garçon sensible et un peu dur à la fois. Il a l'air si fragile, on dirait qu'il va se briser d'une minute à l'autre comme les morceaux du c½ur représenté sur mon t-shirt, éparpillés en tout sens.
Moi : Qu'est ce qui se passe Bill ?
Bill : J'ai peur
Moi : De quoi ?
Bill : De l'avenir, de l'amour, de notre succès, de moi, de vous deux ...
Moi : Hey ! Ne suis pas la même voie que moi, tout ira bien ! Ne t'inquiète pas
Il pose sa tête contre mon épaule comme un petit enfant apeuré se rassurant auprès de sa maman, je passe ma main dans ses cheveux, il va avoir 18 ans, qu'il ne s'inquiète pas de l'avenir, il lui réserve encore beaucoup de surprises.

N.B: Jetzt Erst Recht = Maintenant Plus Que Jamais

# Posté le vendredi 29 février 2008 12:00

Modifié le samedi 01 mars 2008 11:45

Chapitre Trente Huit

Chapitre Trente Huit
La musique stridente du micro onde retenti, je sors mon plat de riz au poulet le pose sur la table, me sert un verre d'eau et entame mon diné seule à la maison.
Je lis mes e-mail, rien de bien surprenant, Mat m'informe de l'évolution de la grève, il me dit que je lui manque et m'annonce qu'il veut épouser Chris. Je souris en pensant à lui, ça me fait plaisir qu'il fasse enfin sa demande. Ils vont être heureux à deux. Je lui réponds tout en écoutant Billy Brown de Mika, cette chanson me motive pour le restant de ma journée. Surtout en cette journée ...
Je ferme mon ordi et finis mon assiette en repensant à la dispute stupide que j'ai eu hier avec Tom. En l'occurance, notre toute première dispute.
« Lisant les lettres de fans si nombreuses je m'approche de lui et tente d'attirer son attention
Moi : (posant la tête sur son épaule) Alors mon Chéri, tu lis quoi de passionnant ?
Tom : (gardant son sérieux) Pas maintenant Emma s'il te plait
Moi : (toujours aussi allumeuse) Oh c'est plus intéressant que moi ?
Tom : (augmentant légèrement le son de sa voix) Emma !
Moi : Tu n'aurais pas envie de laisser tes fans disons vingt minutes pour moi ?
Tom : (me regardant sérieusement) Il va falloir apprendre à vivre avec ça, ça ne sert à rien d'être jalouse
Moi : (surprise) Mais Tom je ne te fais pas de crise de jalousie !
Tom : Ben alors laisse-moi tranquille
Moi : (vexé) O.K »
C'est à n'y rien comprendre, il m'a fait la tête toute la soirée, pensant que j'étais jalouse de ses admiratrices, je ne dis pas que des fois elles me tapent sur les nerfs en hurlant « TOM » comme des folles dingues mais après tout, elles ont le droit d'aimer ce qu'il fait et d'apprécier son physique que je concidère personnellement comme étant un physique de rêve, mais j'avais tout simplement envie de me retrouver en intimité avec lui, je ne vois pas de mal après tout ! Notre soirée c'est terminée dans la mauvaise humeur et je suis partie sans le moindre bisou de sa part.
Toujours aussi pensive, je fais tomber ma fourchette dans mon assiette en sursautant à l'arrivée de Sarah.
Elle s'effondre sur le divan en posant tout ses sacs sur le sol.
Je la regarde en reprenant ma fourchette pour me resservir une bouchée de riz
Moi : Ca va ?
Sarah : Je suis crevé ! J'ai fais toutes les boutiques que j'ai pu faire ! Mais tu verrais le monde qu'il y a !
Moi : C'est le début des soldes, logique que les rues soient bondées
Sarah : Aie toi il t'a pas appelé !
Moi : Non, pas encore. Montre voir ce que t'a acheté
Elle sourit à la remarque « pas encore » elle sait que je suis entrain d'espéré son arrivée ou un appel de Tom.
Sortant les vêtements des sacs elle entame un véritable exposé des découvertes et bonnes affaires dont elle a profitée, elle a du gout en matière de vêtement, je l'avoue. J'aime beaucoup ce qu'elle a trouvé. Elle passe à l'essayage pendant que je cherche une tenue dans mon dressing car à 15h je suis encore en pyjama. Les vêtements déjà mis jonchent le sol, quel pagaille ! Finalement je trouve enfin ma tenue, je n'ai pas été cherché bien loin, un t-shirt « I love Berlin » par-dessus un pantalon large à multiple poches. Je frise légèrement mes cheveux et me maquille discrètement.
Sarah quand à elle s'est mise sur son trente et un, une robe à motif pieds de poule noir sur blanc. Des escarpins vernis noirs, ses cheveux relevés en arrière je l'observe surprise, elle est magnifique !
Sarah : Oh, je vais voir Georg dans une heure c'est pour ça, je lui réserve une surprise pour lui offrir la bague tu comprends
Moi : Ah ok, tu es superbe là dedans !
Sarah : C'est vrai ?
Moi : Oui vraiment !
Sarah : Merci (grand sourire)
Je n'arrive cependant pas à le lui rendre, elle va rejoindre Georg, me laissant ici attendre désèspérément un appel de Tom, de quoi se réjouir vraiment.
Sarah : Aller j'suis sure qu'il s'excusera !
J'affiche un petit sourire en guise d'espoir, j'espère vraiment qu'il ne va pas me faire la tête encore trop longtemps, je ne peux même pas lui parler puisqu'il refuse mes appels et aller le voir risquerais de peut-être l'énerver encore plus. Sa présence me manque.

Il est 21h30, je suis assise sur le carrelage froid de la cuisine en larmes mangeant une glace, pourquoi ne veut-il pas me parler ? Il a coupé son portable je lui ai laissé 50 messages au moins. Cette histoire commence vraiment à prendre des ampleurs ridicules !
Mon portable sonne, je décroche sans prendre la peine de regarder le destinateur
Moi : Oui ?
Sarah : (dans un bruit de fond) Hey on est au Mystique vient ! Tom est là et il a l'air d'être de bonne humeur, s'il ne t'appel pas vient le voir au lieu de rester cloitrée chez toi !
Moi : Je n'ai pas envie d'aller là-bas qu'il s'amuse sans moi
Sarah : Aller vient ! Il t'en veut surement plus ! Y a une super ambiance !
Je n'ai pas le temps de répondre, la batterie de mon portable se décharge. Je me relève sèche mes larmes prends mes affaires et sort ma Mercedes du garage direction Le Mystique, bizarrement j'ai tout de même envie de le voir même si je suis vraiment vexée, il est en boite me laissant déprimée chez moi. Je ne le reconnais presque plus. Où est passé le Tom attentif à sa petite amie ?
Je me gare à l'entrée observant toutes les poufs déjà présente sur place, elles me reluquent dans mon accoutrement « festif », oui c'est vrai que j'ai une tenue pour sortir en boite j'avais oublié, oh et puis zut qu'elles aillent voir ailleurs si j'y suis !
En entrant, une sensation étrange m'envahit, des mauvais souvenirs grouillent ici, je n'aime pas voir toutes ses personnes presque ivre dansant les unes contre les autres, j'ai l'impression d'être chez les fous. Vous savez, le genre de situation où vous avez le sentiment d'être là mais sans qu'on vous remarque, d'entendre la musique sans vraiment y faire attention, la sensation que personne ne vous voit, ne vous entends... Sarah me sort de mes pensées en me faisant un grand signe, je m'approche de leur table, Bill est dans les bras d'une fille à moitié endormi, Georg tient Sarah par les hanches et Gustav joue avec des parasols présents sur son verre. Ils ont l'air d'avoir abusé l'alcool, ça devient inquiétant de les regarder ainsi.
Sarah : (hurlant à ma figure) Tom est là-bas sur la piste de dance !
Je me tourne et scrute toute cette foule, comment le retrouver parmi toutes ses personnes ?
Je m'engage tout de même dans cette marée humaine cherchant un gars avec une casquette et des dreads mais au bout de quelques minutes, ma tête tourne j'ai l'impression que mes yeux vont explosés de mes orbites et que je vais m'écroulé à même le sol !
Moi : TOM !!
Je ne vois que cette solution, hurler son nom et de fait le voilà
La scène défile au ralenti dans ma tête, il est là, celui qui m'a laissé en plan toute une soirée et toute la journée, celui qui vient s'amuser ici avec ses camarades complètement à l'ouest, celui qui disait m'aimer et qui a fait preuve d'une telle gentillesse envers moi depuis trois mois. Il est là dans les bras de cette pétasse, c'est limite s'il ne s'embrassent pas, mes poings se serrent, une rage folle m'envahit je ne sais plus ce qui se passe dans ma tête à ce moment précis mais je sais juste que j'ai agrippé cette pauvre idiote par la nuque et que je l'ai plaqué contre le bar, Tom m'a regardé surpris sans dire le moindre mot, il avait la bouche ouverte les gens nous regardent tout autour, la musique s'est arrêté, cette fille assise au sol la main sur sa bouche ensanglantée m'insulte, je colle une gifle à Tom en larmes et avant même d'avoir eu le temps de sortir des gardes de sécurités m'agrippent, je me défends et les cogne violemment également.
Moi : Ca ne sert à rien de me tenir, je sais me diriger vers la sortie moi-même !
Je sors sous les regards curieux, dégouté et incompréhensif des autres personnes présentes, me jugeant comme si j'étais un monstre, sincèrement je n'en ai plus rien à faire de leur avis, de ce qu'ils peuvent se dire à mon sujet, de la sensation qu'ils éprouvent en me regardant, vraiment ça ne vient même pas percuter mon petit être !
Je sors, il pleut, quelqu'un m'attrape le bras
Bill : Hey pourquoi t'a frappé mon frère !
Moi : Bill t'es pas dans ton état, ce n'est pas le moment de me parler
Bill : (hurlant) Je suis tout à fait normal (tombant dans mes bras) Oups maman il pleut !
Moi : Roh Bill ! Retourne là-bas et laisse-moi tranquille !
Bill : Nan je veux rentrer chez toi !
Je l'accompagne jusqu'à ma voiture très difficilement et lui attache sa ceinture, il rit comme un con.
Arrivé chez eux, je prends ses clés dans sa poche et ouvre la porte
Bill : Nan je voulais aller chez toi ! Dans ton lit tout doux
Moi : C'est à New-York ça
Bill : Allons-y (sourire)
Moi : Non Bill, vient suis-moi

Après avoir attendu qu'il dessaoule je retourne chez moi à 2heures du mat', ils ne sont toujours pas là tant mieux, je ne veux pas les voir. Je veux juste être chez moi et décompressé un bon coup.

Je m'allonge sur le divan complètement vidée par cette soirée mouvementée.
Les yeux fermés j'essaye tant bien que mal de trouvé le sommeil mais mes larmes ne cessent de coulés sur mes joues je me lève pour boire un verre d'eau.
Le ciel gronde dehors, un éclair traverse ma pièce l'éclairant d'une lumière éclatante le temps d'une seconde, je frissonne de peur, j'ai horreur des orages.
J'entends quelqu'un hurler mon nom dans la rue, je reconnais sa voix
Tom : EMMA ! EMMA MON AMOUR, MA CHERIE, MA PETITE FEMME A MOI ! PARDONNE-MOI D'ETRE AUSSI CON !!!!!
Il continue son discours complètement ivre, des larmes coulent aussi sur son visage, les chiens du quartier aboyant de toute leur force font se réveillé les voisins, je vois des lumières s'allumés par les fenêtres, j'ouvre la porte et le découvre pleurnichant dans mon jardin, couché par terre, prononçant mon prénom d'une allure enfantine comme ci on lui avait confisqué son jouet préféré
Moi : Tom relève-toi de là !
Tom : Excuse-moi Emma ! Je suis con ! Triplement con ! Je t'aime ! Je t'aime ! Je t'aime !
Mes larmes redoublent d'intensité, il n'est peut-être même pas conscient de ce qu'il me dit !
Je le fais entrer de peur de réveillé toute la rue, il est trempé de la tête aux pieds, je l'accompagne à ma chambre et lui donne des essuies, il essaye à maintes reprises de m'embrasser mais je détourne à chaque fois la tête ce qui le fait encore plus pleuré et moi aussi par la même occasion, je sors le laissant dans mon lit
Tom : Ma Chérie ! Ne me laisse pas ! Ne me quitte pas ! Je ne suis rien sans toi !
Je le laisse sur cette parole et m'effondre contre la porte pleurant les larmes de mon corps.

Les yeux gonflés j'attends son arrivé dans le living me tenant droite assise sur le divan, une tasse de thé dans la main, au bout de quelques minutes il descend complètement vidé également, je crois que depuis notre rencontre je ne l'ai encore jamais vu comme ça, un teint blafard, les yeux rouges, une démarche nonchalante, un tempérament peu sur de lui.
Il affiche un petit sourire néanmoins en me voyant, sourire que je ne prends pas la peine de lui rendre. Il s'assied à mes cotés essayant de me prendre la main, je pose la tasse sur la table et croise les bras pour l'éviter.
Moi : Pourquoi m'as-tu fais ça ?
Tom : Parce que je suis le mec le plus idiot de la planète
Moi : Tom ?!
Tom : C'est vrai ! J'ai la petite amie dont tout le monde rêve et dont même moi j'ai toujours rêvé, je deviens enfin un peu plus homme, j'ai l'amour, avec l'amour tout se concrétise par la suite et je vais te perdre parce que mon caractère de con me fait faire des conneries !
Moi : Où est passé mon Tom ?
Tom : Il est là devant toi ! Crois-moi le Tom d'hier n'est plus près de revenir !
Moi : Comment te croire ?
La lueur naturelle de ses yeux s'éteins il les ferme et verse une larme qu'il essuie rapidement, je ne peux m'empêcher d'avoir envie d'être dans ses bras, je le serre tendrement, il pose sa tête contre mon épaule et me murmure à l'oreille
Tom : Je m'en veux ma Chérie, je m'en veux vraiment
Moi : Plus jamais ça Tom
Tom : Promis

Je me réveille dans ses bras, mon c½ur bat de nouveau pour lui et en même temps que lui, mon chagrin a disparu peut-être est-il resté au pays des songes ?
Peu m'importe mon rêve se tient contre moi, les yeux fermé. Je scrute le moindre détail de son visage, la façon dont son piercing bouge à chaque respiration, ses paupières légèrement tremblantes, son petit sourire en coin, il sait que je le regarde. Je m'assieds sur le lit, il ouvre lentement les yeux et me regarde avec cette intensité incroyable dans le regard. A vous en faire trembler tant deux yeux peuvent vous déstabiliser, au point de vous y noyer quitte à en perdre la vie.
Tom : Je t'aime
Moi : Moi aussi je t'aime
Je me recouche et me place en face de lui, laissant ainsi le bout de nos nez se touchés. Il me sourie, il à l'air plus heureux que jamais, la frayeur d'hier nous aura servie de leçon je pense.
Il me caresse la joue, je l'enlace, respirant dans ses bras, sentant son corps contre le mien, bon sang ce que j'adore ces moments de complicités entre nous. Je voudrais tellement l'avoir pour moi éternellement. Je voudrais rester là avec lui pour toujours. Je voudrais l'entendre me dire qu'il m'aime à l'infini...
La seule chose qui me donne de l'espoir dans la vie c'est de vivre avec l'espérance qu'il sera encore à moi à mon réveil.
Son portable sonne, il le laisse tomber par terre en voulant le prendre et hausse les épaules
Tom : Oh tant pis, qu'on ne me dérange pas lorsque je suis avec toi !
Sa sonnerie s'arrête, retenti celle d'un message au bout de quelques minutes.
Je l'embrasse, il me déshabille lentement, nous avons envie l'un de l'autre, notre plaisir s'accentue tout en douceur, pour ne rien laisser au hasard...
La sonnerie nous aura bien interrompue deux ou trois fois mais rien ne semble pouvoir le perturbé lorsqu'il a envie de moi.
Il m'offre une matinée de rêve, je me sens comme remplie par son existence au plus profond de mon âme.

Nous rentrons à pieds, main dans la main, à l'abri des paparazzis dans les rues discrètes, jusqu'à leur appartement. Je lui explique que c'est moi qui ai ramenée Bill hier soir, il est rassuré car il avait eu peur qu'il lui soit arrivé quelque chose étant donné qu'il avait passé sa soirée à dormir dans les bras des jolies filles.
Tom : Merci, je n'aurais pas voulu qu'une fille le viole !
Moi : (éclatant de rire) C'est un grand garçon je pense que tu n'as pas à t'en faire à ce sujet là
Tom : Les filles peuvent être aussi agressives que les mecs tu sais !
Moi : Si tu fais allusion à hier, cette pétasse n'a eu que ce qu'elle méritait !
Tom (s'approchant de moi) : Tu sais que t'es très sexy quand tu t'énerve !
Je rougis il m'embrasse, nous entendons des cris, derrière nous, des fans, oh non, Tom me serre violemment la main et me tire contre son torse, je m'accroche à lui et nous courons de toutes nos forces pour échapper à ce qui va bientôt devenir une émeute de fans.
Durant cette escapade je ne peux m'empêcher de sourire, on à l'air tellement ridicule en bousculant les gens, courant comme des voleurs, Tom renverse quelques vieilles femmes qui lui hurlent des expressions que je n'avais encore jamais entendues. Tom éclate de rire, moi aussi, nous sommes mort de rire, des paparazzis ont déjà eu le temps de nous repéré, on est dans la merde mais on s'en fou royalement, notre amour dépasseras les émeutes de fans, les paparazzis curieux, les articles mensongers dans la presse, ainsi que toutes les autres situations qui risquent de nous arriver puisque notre relation sera mise au grand jour désormais.
Nous arrivons essoufflés chez eux, Tom n'est même pas capable d'ouvrir le portail, il a les mains posées sur les genoux, tentant de reprendre sa respiration, tout en me regardant morte de rire, les gardes viennent à notre secours, nous ne savons rien leur expliquer tant nous nous marron !
Nous rentrons toujours dans les rires et trouvons Bill en larmes sur le fauteuil, notre sourire disparait automatiquement peut-être même un peu trop brusquement. Tom s'approche de son frère et le prends dans ses bras. C'est la première fois que je les vois se serrer dans les bras l'un de l'autre.
Tom : Qu'est ce qu'il y a Petit Frère ?

# Posté le dimanche 02 mars 2008 06:52