Chapitre Quatorze

Chapitre Quatorze
Il a comme un moment d'hésitation, j'attends qu'il entre pour voir si c'est bien Tom, oui c'est lui, j'en suis sure, je le sens, il est devant la porte, il n'ose pas rentrer, je me lève, ma jambe me fait mal, j'ouvre la porte, personne devant moi, je regarde une enveloppe est posée sur le sol, je la prends et referme la porte.
Je la regarde, je n'ose pas la lire, cette enveloppe me fait penser au « jeu de circonstance » et le fait de savoir qu'elle vient de lui me fait peur, j'ai peur de ce qui m'attend, je la dépose sur mon lit, mais je ne succombe pas : je la lis !
« Hey Emma,
Ne m'en veux pas les lettres ce n'est pas mon fort, je t'écris car je ne saurais pas te dire tout ça en face, j'ai perdu ma fierté en t'avouant que j'ai peur, je ne veux pas me saboter en te disant que je t'aime.
Oui en si peu de temps je me suis attaché à toi, je me trompe surement car je ne suis pas comme ça, je suis comme les journaux me décrivent mais toi tu m'as fait découvrir la facette de « Tom le petit » et je ne te cache pas que ta révélation vient de me faire mal, je suis dans un salle état, tu me manque pourtant tu es dans la pièce d'à coté et je pourrais sortir pour venir te parler et te sortir de tes pensées, j'aimerais savoir à quoi tu penses car moi je pense à toi, je suis très idiot de t'écrire ça, j'aurais honte après je le sais bien, mais tu es la seule à connaître cette facette de ma personnalité, c'est notre secret.
Je ne t'en veux pas, je te laisse du temps je voudrais juste que tu saches que je tiens à toi même si tu ne veux pas de moi ce n'est pas important, je m'en remets toujours.
Bisous, Tom. »
J'ai les larmes aux yeux, c'est si beau ce qu'il vient d'écrire et ça me touche tellement
Je suis totalement perdue dans mes pensées mais la première chose que je fais c'est de me levé, de prendre mes béquilles et de sortir pour voir Tom, je toque à sa porte il ne répond pas, j'ouvre et entre, il n'est pas là, je suis en larmes, je n'ai pas pu me retenir de pleurer j'entend quelqu'un s'approcher de moi et déposer sa main sur mon épaule, c'est lui je reconnais la chaleur de sa peau, je reconnais sa présence même les yeux fermé je sais qu'il est là, mas jambe me fait horriblement mal je tombe
Moi : Aie !
Tom : Emma, ça va ?
Il me regarde paniqué, ce regard je le reconnais, c'est le même qu'il faisait lorsqu'il m'a vu en sang dans ma robe, il a peur, je lui caresse la joue
Moi : Je vais bien Tom, n'ai pas peur !
Tom : Je ...
Il me regarde et baisse les yeux, il a honte, c'est chou !
Moi : C'est notre secret
Tom : Je sais, arrête de pleurer stp !
Moi : Merci pour ta lettre, ça me touche
Tom : De rien, c'est la vérité, Je ...
Dis-le Tom, tu peux le faire j'en suis sure !
Tom : (prend une grande inspiration et prononce très vite) Je t'aime Emma !
Je ne dis rien, il a prononcé ça si vite ça me fait sourire, je le caresse toujours à la joue il me prend la main et l'embrasse, je ne sais pas quoi faire, il y a lui si doux avec moi et quand je le regarde il y a Bill qui baisse le regard quand il me croit avec un autre, pourquoi sont-il si irrésistible ?
Tom me regarde, il a envie de m'embrasser, je le lis dans son regard, je le reconnais ce regard, celui qui s'approche de vous à chaque seconde et qui se referme pour vous laissez rêver le temps d'un baiser, celui auquel j'ai du mal à résister, celui que je vois en double depuis deux jours, deux jours que je suis ici, cette journée parait si longue, trop longue ! Il faut que je fasse quelque chose le destin m'aide Bill entre dans la pièce
Bill : Réconcilié vous deux ?
Moi : On n'était pas fâché !
Il nous regarde, on se tient par la main, il baisse les yeux, j'ai mal, il sort, je ne sais plus quoi faire, lequel choisir, je leur fais du mal à tout les deux !
Tom : Choisi-le !
Moi : Pourquoi tu dis ça ?
Tom : Parce que tu l'aimes !
Moi : Je t'aime aussi !
Tom : Oui mais pas comme tu l'aimes lui !
Il me sourie, je ne sais pas quoi faire
Tom : Allez fonce ! Ne pense pas à moi, moi je serais « Tom ton sauveur » tu veux ?
Moi : Je veux !
Il me prend dans ses bras, je sourie, il m'embrasse sur le front, je ferme les yeux, encore une fois : Je suis bien !
Moi : Mais Tom, je ne peux pas quand même
Tom : Emma, arrête de réfléchir ! Arrête de te poser trop de questions, fonce je te dis ! Je serais plus heureux en te sachant avec lui qu'en étant avec toi et en lui brisant le c½ur, parce qu'il t'apportera bien plus que moi !
Moi : T'es sure ?
Tom : Je suis certain !
Je sors de sa chambre, je lui jette encore un dernier regard il me sourit, je prends mes béquilles et me dirige vers le couloir, il est là de dos, il avance vers les escaliers, j'ai envie de le prendre dans mes bras je lâche une béquille pour l'appeler, je tombe, aie ma jambe !
Il se retourne, je pleure, oh je suis vraiment bête !
Bill : Hey Emma, qu'est-ce qu'il y a ?
Moi : C'est ma jambe, j'ai mal, je voulais t'appeler j'ai lâché une béquille, je suis bête !
Bill : Mais non tu n'es pas bête viens je vais t'emmener dans ta chambre
Moi : J'en ai marre de ce plâtre !
Bill : Tu vas bientôt le retirer !
Il me sourit, j'ai envie de le prendre dans mes bras, je me sens idiote, il me regarde, moi aussi, il est beau, tellement beau, trop beau ...

# Posté le vendredi 28 décembre 2007 11:46

Chapitre Quinze

Chapitre Quinze
Je m'endors avec l'image de Bill en tête.
Le lendemain, je me retourne dans mon lit, je sursaute mon frère est assis à coté de moi
John : Oh pardon, je t'ai fais peur !
Moi : C'est rien, t'es là depuis longtemps ?
John : Non, je viens tout juste de rentrer, tu veux encore dormir ?
Moi : Non, j'allais me lever de toute façon
John : Ok, je descends en bas le temps que tu te prépare.
Il sort de ma chambre, je m'étire, me frotte les yeux, aller troisième journée, les deux autres ont été si forte en émotion, j'ai peur de ce qui m'attends, et voilà je me pose encore trop de questions, bon j'arrête.
Je me lève et fonce dans la salle de bain pour me préparer, je suis obligé de m'asseoir mais jambe me fait trop mal, j'espère que ça ne veut pas dire que je dois garder le plâtre plus longtemps que prévu car je sens que je vais devenir folle si oui !
Je prends ma trousse de maquillage et dépose un peu de blush rosé sur mes joues pour me donner meilleure mine, un peu de mascara et du khôl et me voilà prête.
J'enfile un short en jeans assez large pour pouvoir le passer par-dessus le plâtre, je mets un t-shirt blanc avec un arc-en-ciel dessiné dessus, c'est mon t-shirt préféré, il me rappelle mon enfance, je dessinais souvent des arc-en-ciel je trouvais ça joli !
Je prends mes béquilles et sort de ma chambre, je croise Gustav
Gustav : Salut ! Bien dormie ?
Moi : Salut, oui et toi ?
Gustav : Oui moi aussi, tu veux que je t'aide pour descendre les marches ?
Moi : Oui je veux bien merci
Nous descendons les escaliers et entrons dans le living room mon frère est assit sur le fauteuil et lit un magazine féminin
Moi : (m'installant à coté de lui) Tu lis ça toi ?
John : Ecoute j'ai trouvé une pile de magazine là, j'ai pris celui là
Je regarde la pile, ce sont tout les magazines que j'ai demandé à Bill, je lui ai donné la liste hier soir, il a déjà été les chercher ? Je regarde l'heure il est huit heure, un garde du corps entre dans la pièce
Garde du corps : Bonjour je suis Garry, Bill m'a demandé de vous apportez ceci, ce sont les bons j'espère ?
Moi : Oui c'est très gentil !
Garry : C'est normal voyons, je m'occupe d'aller chercher les courses pour les garçons car ils ne savent pas toujours se déplacer, si vous avez besoin de quoi que se soit d'autre je suis là
Gustav : Il nous faut du lait, on va bientôt en manquer
Garry : Ok je m'en chargerais plus tard, je dois régler quelques petits problèmes avant, au revoir tout le monde
Nous trois : Au revoir !
Il sort de la pièce, je prends mes magazines et regarde un peu, tient sur l'un d'entre eux il y a Bill en première page je regarde le titre « Bill désespérément seul » j'ouvre et commence à lire
« Bill attend l'amour, celui avec un grand A qu'on ne rencontre qu'une fois. Mais la fille qui l'ensorcellera peut-être sûre de faire un sacré bout de chemin avec lui ... »
Je continue la lecture, apparemment il a l'air malheureux, je ne sais pas si il faut vraiment suivre ce magazine au mot, Bill n'a pas l'air si malheureux ...
Je me lève et part dans la cuisine pour manger un petit quelque chose, je me prends une banane et m'assied à la table avec Gustav qui mange déjà
Gustav : Il raconte quoi ce magazine ?
Moi : (sortant de mes pensées) Pardon ?
Gustav : Oui, t'étais entrain de lire un magazine qui parlait de Bill, ça disait quoi ?
Moi : Oh, qu'il était malheureux en amour
Gustav : Ah ok
Moi : C'est vrai ?
Gustav : Je ne dirais pas malheureux, mais disons que ça nous manque, c'est agréable d'avoir quelqu'un dans sa vie...
Moi : Oui je comprends
Mon frère entre à son tour dans la pièce il n'a pas l'air bien
Moi : Ca va toi ?
John : Hein, heu oui, tu vas appeler les numéros aujourd'hui ?
Moi : Heu oui, j'y avais pas pensé tient
Gustav : Vous êtes souvent sur une autre planète comme ça ?
John (rigolant) : On est de très grand penseur on va dire
Moi : Oui « on va dire ça »
Nous rigolons tous les trois, et finissons de manger, Gustav débarrasse, mon frère range dans les placards et moi je m'assied sur le fauteuil, je regarde le sac de mon frère, son i-pod sort un peu de son sac, je le prends et commence à l'écouter je tombe en premier sur « Boston » d'Augustana cette chanson est splendide, je dépose ma tête sur un coussin et commence ma contemplation du plafond, j'ai peur d'appeler ma mère aujourd'hui, j'ai peur de sa réaction, elle ne voudra peut-être pas me parler ...
Mon frère arrive et me retire un écouteur
John : T'es prête ?
Moi : Va dans ma chambre à coté du lit tu trouveras un book bleu prend-le et prend mon portable aussi
John : Ok j'y vais
Il prend l'écouteur dans son oreille
John : Boston ? Ca ne m'étonne pas de toi, tu aime ce qui fait pleurer
Moi : Ce n'est pas moi qui mets des chansons à pleurer dans mon i-pod
John : Que veux-tu, même un frère aussi déprimant que moi écoute des chansons triste !
Il s'en va, j'écoute la fin de la chanson, j'adore !
Gustav : Alors « grande penseuse » qu'est-ce qui te tracasse ?
Moi : Honnêtement ?
Gustav : Oui
Moi : Ma vie !
Il me sourie et ne réponds rien, il ne s'attendait pas à cette réponse je suis pose
Gustav : Qu'est-ce qu'elle a ta vie ?
Moi : Je la rends trop compliquée !
Mon frère rentre dans la pièce avec le book, je le prends et regarde les trois numéros
Moi : Gustav, un chiffre de un à trois
Gustav : Deux
Moi : Ok, on commence par celui là alors, passe-moi mon portable
John me tend mon portable, je compose le numéro en tremblant un peu, je prends une grande inspiration et attend qu'on réponde, ça sonne, une fois, deux fois
... : Oui allo ?
C'est une voix féminine, mon c½ur bat de plus en plus vite, j'ai l'impression d'entendre les battements dans mes oreilles, je suis en sueur
Moi : Oui bonjour, excuser-moi de vous déranger, suis-je chez Gloria ?
La femme : Ah c'était ici qu'elle habitait oui mais elle n'est plus là
Moi : Ah et vous ne savez pas où elle est maintenant ?
La femme : Vous êtes de la famille ?
Moi : Oui enfin c'est confus, je pense que c'est ma mère
Un grand blanc, la femme ne répond plus
Moi : Vous êtes toujours là ?
La femme : Heu oui, j'étais une de ces amies, effectivement elle a eu des enfants mais elle les a perdus de vue
Je suis toute excitée ! J'ai trouvé ma mère !
Moi : Ah vous pouvez me passer son numéro de téléphone ou sa nouvelle adresse svp ?
La femme : Elle est morte mademoiselle
Je ne réponds pas, cette phrase résonne en moi, j'ai l'impression qu'on vient me fendre en deux, je lâche le portable, je ne sens plus mon corps, je ferme les yeux, des larmes perles sur mon visage, ce n'est pas possible je n'y crois pas !
J'entends la voix de John qui me demande ce qui se passe, je referme les yeux et pleure, je pleure pour cette femme qui aurait pu changer tant de choses dans ma vie si j'avais eu l'occasion de la connaitre, je pleure pour mon père qui m'a éloigné d'elle trop tôt, je pleure pour moi, pour ma vie, pleine de cotillons, je pleure, je pleure car je n'ai pas d'autre recours
Pourquoi ?

“Oh dear you look so lost, eyes are red and tears are shed ...”
“Chérie tu sembles si perdu, tes yeux sont rouges et tes larmes coulent »

# Posté le samedi 29 décembre 2007 06:09

Modifié le samedi 29 décembre 2007 06:25

Chapitre Seize

Chapitre Seize
« Et j'allongerais ton corps à terre, et balayerai tes larmes
Mais il est bien trop tard maintenant pour être comme hier
Et le temps s'écoule et nous devons encore nous dire
Au revoir... »

Il est derrière la porte et me demande de lui ouvrir, j'écoute « Goodbye Philadelphia » de Peter Cincoti, je ne veux pas aller lui ouvrir, je ne veux voir personne.
Je ne pense à rien, pour la première fois dans ma vie c'est le vide en moi, je regarde dans le vide également.
C'est une sensation agréable de savoir que plus rien n'a d'impact sur vous, qu'on peut vous parlez ça ne changera rien, qu'on peut se taire, ça ne vous fera rien, car désormais plus rien n'a d'importance.
Rien ne semble m'interpelé, je suis neutre, j'entends sa voix malgré la musique dans mes oreilles, je l'entends, même sourde je continuerais à l'entendre.
Cette voix, sa voix.
Je n'ai pas la force de me levé, j'ai arrêté de pleurer depuis un bon moment, je contemple la pièce, dehors il pleut.
Je m'allonge et regarde le plafond, chaque note du piano résonne en écho dans mon c½ur.
Je fredonne avec le chanteur :
“And I would lay your body down and rock your tears away
But it's much too late for now to be like yesterday
And the time is running out and we still have to say
Goodbye”

Je l'entends, toujours lui, encore sa voix, elle s'entrechoque dans mes entrailles comment fait-il?
J'aimerais tant qu'il me laisse tranquille mais malgré moi je me lève et lui tourne la clé de la serrure pour le laisser entrer.
Je retourne m'allonger sur le lit et remet la chanson qui vient de se terminer
Il entre dans ma chambre et me regarde, son regard en dis long, je sais ce qu'il ressent, je le sais comme si il était ma propre personne, je le sais car il fait partie de moi maintenant.
Il vient s'allonger à mes cotés et me prend un écouteur, il ne dit rien, je le remercie
Je ne veux pas qu'il me parle, je ne veux plus pleurer, je le sens déjà trop loin de moi alors qu'il est à quelques centimètres.
J'ai mal, pourquoi j'ai si mal ?
Pourquoi faut-il que je sois toujours si malheureuse ?
Pourquoi ne pas me contenter de faire comme les autres : de sourire à la vie !
Sourire, toujours sourire, je me force, j'ai besoin de respirer à plein poumons.
Je ne veux plus m'inquiété de mon bonheur ni de ce que je me réserve mon destin, je veux juste : vivre et être heureuse.
Lui : Juste ?
Moi : Oui juste ...
J'entends sa respiration, je sens la chaleur de sa peau qui touche la mienne, je sens son regard sur moi, je regarde toujours le plafond en fredonnant toujours ce refrain.
Les larmes montent je ferme les yeux, ça coule je le sais, je voudrais m'effacer, je voudrais juste que ce cauchemar s'arrête.
Lui : Juste ?
Moi : Oui juste ...
Il me prend la main et l'enlace dans la sienne.
J'ai besoin de lui, besoin de savoir qu'il est là, je ne veux plus rester seule je veux juste qu'il reste avec moi.
Lui : Juste ?
Moi : Oui juste ...
Il se tourne vers moi, je me retourne aussi, il me regarde, il lit en moi comme dans un livre, il me connait par c½ur, il lit dans mes pensées il sait ce que je veux et je sais ce qu'il veut.
Je ferme les yeux, il essuie mes larmes et m'embrasse.
Mes larmes perlent sur nos lèvres, notre baiser dure une éternité, une décennie, je redescends de mon nuage pour le regarder.
Je me tourne pour regarder la pluie tomber sur la vitre, il pose sa main sur mon ventre et je sens sa tête au creux de mon cou, il regarde le carreau avec moi
Dans le ciel on peut apercevoir un arc-en-ciel ...
Moi : Je t'aime
Tom : Moi aussi je t'aime.

# Posté le samedi 29 décembre 2007 10:20

Modifié le samedi 29 décembre 2007 10:41

Chapitre Dix-Sept

Chapitre Dix-Sept
Tom : Ne te referme pas sur toi-même, peut-être que tout ce qui t'arrive c'est pour te booster ne laisse pas le destin s'acharner sur toi et reprend les reines !
Moi : ...
Tom : Emma si tu ne veux pas le faire pour toi fais-le au moins pour moi, pour ton frère, pour ton père, pour tout ceux qui t'entourent !
Moi : Pour mon père ? Tu parles de celui qui m'a éloigné de ma mère qui est morte maintenant !
Tom : Il t'aime malgré tout ...
Moi : Il me l'aurait dit s'il m'aimait ! Il ne la encore jamais dit ! JAMAIS !
Tom : Hey t'énerve pas sur moi, je veux juste que tu arrête de penser en mal, la vie ne va pas devenir rose si tu ne fais rien pour y remédier !
Moi : Laisse-moi
Tom : Tu fais ça parce que tu sais que j'ai raison
Moi : Laisse-moi Tom
Tom : Non, je ne veux pas te laisser te détruire comme ça, regarde moi
Je ne me retourne pas
Tom : Regarde-moi Emma !
Moi : (pleurant) Laisse-moi Tom !
Il se lève et viens se placer devant moi, me prenant fort dans ses bras, je pose ma tête sur son torse et pleure, j'inonde son t-shirt, il a raison et je le sais mais je n'ai pas de motivation pour le moment, je veux juste rester tranquille et me calmer
Moi : J'ai besoin de rester seule vraiment
Tom : Je n'aime pas te savoir seule entrain de pleurer, tu peux pleurer dans mes bras je préfère ça, stp laisse-moi rester près de toi
Je le sers contre mon corps encore plus fort en guise de réponse affirmative
Il finit toujours par me faire céder de toute façon, je pleure, je ne peux plus m'arrêter, un torrent de larmes, il ne dit rien, il me caresse la peau avec ses doigts je relâche toute la pression qui me pèse je pense que ça va me faire du bien.
Je me détache de son corps pour essuyer mon visage, je m'assieds sur le rebord du lit ma tête dans mes mains, je souffle un bon coup et me retourne pour le regarder
Moi : Je me sens mieux merci ! Tu sais quoi ?
Tom : Non mais tu vas me le dire ...
Moi : Je vais me prendre en mains !
Il me fait un grand sourire et vient me prendre dans ses bras, je sourie à mon tour aussi et l'embrasse tendrement.
Moi : Je vais me laver la figure je reviens
Tom : Ok je dois aller parlez à Bill moi
Je ne réponds pas et le regarde anxieuse, oui Bill c'est vrai ! J'étais tellement occupée par mes problèmes que je l'ai totalement oublié ! Comment vat-il réagir maintenant ?
Je me frotte le visage et me regarde dans le miroir, les goutes d'eau vienne se mélanger aux larmes présentes sur mon visage, je m'essuie la figure et me regarde à nouveau mes yeux sont rouges à cause des pleurs, j'affiche un visage incertain comme une petite fille toute fragile, je relève le menton et me redresse, aller Emma ! Il faut que tu marche enfin la tête haute et que tu ne te laisse plus agglutinée par les autres !
Je sors de la salle de bain et écoute à la porte, Bill et Tom sont dans le couloir
... : ... et alors ?
... : Ben ... c'est ...
Je n'arrive pas à entendre ce qu'ils se disent je me colle encore plus à la porte celle-ci n'était pas fermée et je tombe devant eux
Tom : Hey Emma ! Ca va ?
Moi : Mmh oui désolé, bon écouter si on parlait de ça tout les trois ça serait mieux non ?
Bill : Je ne vois pas ce que tu pourrais rajouter ...
Moi : Ben ce n'est pas en essayant de vous écouter derrière la porte que j'arriverais à rajouter quelque chose, faut qu'on règle ce problème ensemble
Tom : Mais que veux-tu rajouter à notre organisation de la tournée ?
Moi : Vous ... parliez de la tournée ?
Bill : Oui pourquoi ?
Moi : Heu Tom tu peux m'aider à me relever
Tom : Oui bien sur
Je me tiens à son épaule pour rester debout et remet mes cheveux en place
Moi : Je suis désolé je pensais que vous parliez d'autre chose ...
Bill : Tu pensais qu'on parlait de quoi ?
Je ne sais pas quoi lui répondre si ça se trouve Tom ne lui a rien dit, je regarde Tom qui me regarde interrogateur on dirait qu'il ne se doute de rien, oh trouve vite Emma !
Moi (balbutiant) : Heu je pensais que vous parliez de...
Je leur dis ? J'invente ? Je mens ? JE FAIS QUOI ?
Tom : De ...
Moi : De ma mère ...
Aller !
Bill (baissant les yeux) : Oh, non mais on peut en parler ensemble si c'est ce que tu veux
Moi : Non pour le moment je ne veux pas encore en parlez mais je ne voulais pas que vous commenciez à faire les messe-basse je préfère qu'on en parle direct !
Tom : T'inquiète pas on n'est pas comme ça !
Je leur fais un bisou sur la joue à chacun et Bill me tend mes béquilles, je descends les escaliers aidées par eux deux.
Mon frère m'attend sur le fauteuil je m'installe à coté de lui, il ne dit rien, je rompt le silence
Moi : Vous avez faim ?
Tom : Heu oui quand même
Moi : John si on leur faisait notre spécialité ?
John : Du poulet marengo?
Moi : Oui
John : Ok !
Je me relève et nous nous dirigeons vers la cuisine, je m'assois et dicte à mon frère ce qu'il doit faire, les garçons jouent aux jeux vidéos ils ont compris qu'on devait discuter.
John : J'ai parlé à cette femme pendant que toi et Tom étiez dans ta chambre ...
Moi : Et ?
John : Elle connaissait très bien notre mère, papa l'a éloigné de nous car ils se disputaient sans cesse et qu'elle l'avait menacée de nous prendre jusqu'en Allemagne avec elle c'est papa qui lui a ordonné de nous quitter et de rentrer chez elle ici, il a menacé de tué sa famille si elle tentait de nous voir, malgré ça elle a réussi à nous voir, dans Light Life la femme Angela qui jouait une servante dans le restaurant c'était elle mais tu ne le savais pas ...
Moi : Oh ! Il me semblait bien que cette femme me regardait sans cesse ! Continue
John : Il n'y a rien à ajouté si ce n'est qu'une fois que papa a appris qu'elle avait réussi à nous approcher il a été lui coupé un bras !
Moi : Quoi ?!
John : Oui ! Emma notre père est un malade ! Peu après ça elle a sombré en dépression et elle est morte en se suicidant, je ne sais pas comment cette femme était en larmes j'allais pas lui demander ...
Moi : Oui, oui je comprends, notre père a ...
John : Ne reviens pas à New-York ! Reste ici ! Je ne veux pas qu'il t'approche !
Moi : Tu crois que c'est lui qui a engagé ces gens pour me prendre ...
John : Je n'y avais pas pensé mais qui sait !
Je suis sous le choc, je ne pensais pas que notre père était comme ça, le plat est près, les garçons se mettent à table
Tom : Mmh ! Mais c'est délicieux !
John : Merci !
Nous finissons le repas, Tom me scrute du regard ça me fait sourire, Bill ne me regarde pas, il n'a pas l'air triste mais pas une seule fois son regard n'a croisé le mien

# Posté le dimanche 30 décembre 2007 12:19

Chapitre Dix-Huit

Chapitre Dix-Huit
Et si Bill m'en voulait ?
Peut-être qu'il a tout compris ? Je lui ai brisé le c½ur c'est sur !
Je suis dans mon lit, je regarde le plafond, je pense à lui.
Je suis si bien avec Tom et je me sens vraiment en sécurité avec lui mais avec Bill j'ai l'impression d'être une princesse ...
Une princesse comme la robe que j'avais ...
Je pense à mon père et s'il avait tout programmé et s'il savait tout mon mal être, le fait d'avoir une vie de princesse et de ne pas être heureuse ...
Oh Emma arrête de toujours trop réfléchir !
Mais je ne peux pas croire que mon père est un criminel ! Pourtant je n'ai pas l'impression de le connaitre tant ...
Il n'a pas passé beaucoup de temps avec moi, pendant que certain père balançait leurs enfants dans un parc le mien tournait une scène torride en compagnie d'une charmante femme qui finissait toujours dans son lit même derrière les projecteurs ...
Et moi ? Moi je tournais une publicité pour des sucettes en souriant de toutes mes dents et en changeant quinze fois de vernis à ongle, de chaussures, de robe et de coiffures ...
Je me tourne sur le coté et j'entends des pas dans le couloir on toque à ma porte
Moi : Oui ?
Bill : Je peux entrer ?
Moi : Oui bien sur !
Il entre dans ma chambre, j'allume la lampe de chevet, il vient s'asseoir sur le lit, il me regarde, ses cheveux en bataille, il n'est pas maquillé il a l'air épuisé
Bill : J'aimerais te parler
Moi : Oui Bill, je t'écoute
Bill : Tom et toi vous êtes ensemble, je le sais et je sais que c'est ça que tu voulais dire aujourd'hui ...
Moi : ...
Bill : J'aurais tellement voulu que tu le dises tout de suite ça aurait prouvé que tu veux enfin te prendre en main !
Moi : Mais comment tu ...
Bill : C'est dingue Emma ! Je sais toujours ce à quoi tu penses !
Moi : Tom ...
Bill : Oui lui aussi ! Tu sais, je ne t'en veux pas, j'aime mon frère et je t'aime toi aussi mais ne pense pas que tu m'as brisé le c½ur je suis sans doute plus fragile que lui mais c'est à lui que tu aurais brisé le c½ur en restant avec moi ...
Moi : Je ...
Bill : Et je pense que tu devrais rester avec lui car pour la première fois depuis longtemps je vois mon frère amoureux et fière de l'être !
Moi : Mais ...
Bill : Moi ça va aller ne t'en fais pas, je voulais juste que tu saches que tu ne me fais pas de mal ...
Moi : Bill ?
Bill : Oui ?
Moi : Je peux parler ?
Bill : Oui bien sur !
Moi : Heu en fait tu as répondu à toutes les questions que je n'ai pas eues le temps de poser ...
Bill : Bonne nuit Emma !
Moi : Bill ?
Bill : Oui ?
Moi : Merci !
Bill : J'aime quand tu me remercie !
Moi : J'aime te le dire !
Bill : Je t'aime !
Moi : Moi aussi !
Il dépose un baiser sur mon front et s'en va en me laissant seule dans mon lit, je regarde par la fenêtre, la ville est illuminée par les lumières des maisons c'est tellement joli, j'éteins la lampe et m'allonge.
Tom ... J'aimerais être dans ses bras ! S'il lit dans mes pensées il devrait arriver non ?
Bon et bien c'est moi qui m'y colle ! Je prends mes béquilles, c'est fameuses béquilles ! J'ai hâte de retirer ce plâtre !
Et je me dirige vers sa chambre, je toque à la porte : personne ne répond je toque encore une fois : toujours personne
Bon et bien : J'entre !
Tom est dans son lit il dort, il est tellement mignon ! Je m'allonge à ses cotés sans faire de bruit et dépose mes mains sur son torse
Moi : (chuchotant) Tom tu dors ?
Tom : Non je ne dors pas, je t'attendais !
Moi : Tu es très mignon quand tu fais semblant de dormir
Tom : Oh seulement quand je fais semblant de dormir ?
Moi : Arrête ! Tu sais très bien que tu es mignon en toutes circonstances
Tom : Oui je sais mais je voulais te l'entendre me le dire !
Moi : Espèce de ...
Tom : De ?
Moi : D'humain trop craquant !
Tom : Moi aussi Je t'aime !
J'éclate de rire. Oui c'est bien moi qui rigole !
Tom : Et j'aime te voir rire, surtout quand c'est grâce à moi !
Moi : Hey, t'as pas une petite médaille pour moi ?
Tom : Si, la médaille de la fille la plus craquante en dessous !
Moi : Oh ! Tu m'as maté quand tu es entré sans frapper !
Tom : Ben ...
Et je lui balance un coussin qu'il me renvoi à la figure, nous rigolons en nous chatouillant quand Bill entre dans la pièce tout raplapla
Bill : Hey vous deux ! J'aimerais bien dormir !
J'éclate de rire en voyant sa tête et lui lance un coussin à la figure, il le prend et me le lance aussi Tom fait semblant de s'énerver sur Bill et lui en relance un ... En gros nous finissons la soirée en bataille de polochon !
C'est un vrai bonheur d'être avec eux, nous sommes tous les trois sur le lit entrain de nous chamailler avec les coussins Tom en ouvre un et me verse toutes les plumes sur ma tête, je rigole je ne peux m'empêcher de rire en levant les mains au ciel pour profité des plumes qui viennent caresser mon visage ...

# Posté le dimanche 30 décembre 2007 16:54

Modifié le mardi 01 janvier 2008 09:48

Je vous poste une suite pour le Nouvel An !
J'espère qu'elle vous a plue !
Je vous souhaite pleins de bonheur pour 2008 !
J'attend des commentaires, vous êtes en baisse par rapport au début !
Alors surprenez moi !
Pleins de Bisous à toutes !

Et merci à [ fic-th-bill-and-tom ] et ses si gentils commentaires !

# Posté le dimanche 30 décembre 2007 16:59

Chapitre Dix-Neuf

Chapitre Dix-Neuf
Je sens une petite plume me caresser le bout du nez, j'ouvre les yeux, c'est Tom qui me chatouille, il affiche un grand sourire
Tom : T'es réveillée ?
Moi : Tu me regardes comme ça depuis combien de temps ?
Tom : Heu, depuis assez de temps pour avoir envie que tu te réveille !
Je lui sourie et m'étire en baillant, je regarde le désastre dans sa chambre, toutes ses plumes par terre et puis le désordre qu'on a fait en se lançant les coussins !
Moi : Ouah ! Va falloir ranger dis-moi !
Tom : Mm pas envie !
Moi :(me collant à lui) T'as envie de quoi dis-moi ?
Tom : La maintenant tout de suite ?
Moi : Oui !
Il dépose un bisou sur mon nez, et me prends dans ses bras
Tom : Je veux qu'on reste encore à se câliner dans mon lit
Moi : Ah Monsieur est demandeur de câlins !
Tom : Ouais, beaucoup même !
Je lui sourie et me sers tout contre lui, nous nous taquinons un peu, j'essaye de l'embrasser il joue l'indifférent, je boude il revient vers moi, j'essaye de l'embrasser, il boude : De vrais gamins !
Pendant toute cette partie de taquinerie avec lui je ne peux m'empêcher de sourire, je suis vraiment bien et j'ai l'impression de me sentir heureuse.
Oui je dis « l'impression » car je n'ai jamais ressenti ça avant ...
Tom : Tu pense à quoi ?
Moi : A ton avis ?
Tom : (faisant le fière) A moi !
Moi : (éclatant de rire) Peut-être ...
Tom : J'aime vraiment trop quand tu souris !
Moi : Dis, ce n'est pas plutôt toi qui pense à moi ?
Tom : (levant les mains) J'ai jamais dis le contraire moi !
Je pose ma tête contre son torse, j'écoute les battements de son c½ur il me caresse les cheveux
Moi : Il est quelle heure au fait ?
Tom : Heu (prenant son portable) Treize heures trente !
Moi : On devrait peut-être se lever ...
Tom n'a pas le temps de répondre Bill toque à la porte et entre il nous regarde je me demande si ça ne lui fait pas un peu mal quand même ...
Bill : Salut vous deux ! Il faut se lever David nous attend on a des infos pour la tournée et John doit te parler Emma
Moi : Ok on allait justement se lever ...
Tom : On arrive à tout de suite !
Il s'en va en me regardant, ses yeux brillent
Tom se lève et ouvre les tentures, le soleil me pique les yeux, je me lève péniblement j'ai de plus en plus mal à la jambe ce n'est peut-être pas un bon signe !
Tom : Ca ne va pas ?
Moi : Si, si t'en fais pas ...
Tom : Je sais que tu as hâte de retirer ton plâtre mais si tu as mal dis-le moi on t'emmènera chez le Dr Kravitz il n'y a pas de problèmes tu sais
Moi : Oui je sais mais je ne veux pas qu'il me dise : « Mademoiselle vous devez encore gardez vôtre plâtre »
Tom : C'est peut-être plus grave que prévu, on ira à l'hôpital aujourd'hui pour s'en assurer
Il dépose un baisé sur mon front et part dans la salle de bain se changer, moi je me lève pour aller me changer dans ma chambre mais je tombe, je viens de me faire très mal, je ne peux retenir mes larmes
Moi : TOM ! Viens m'aider c'est urgent !
Il est sous la douche et ne m'entend pas, j'hurle encore son nom mais rien à faire il ne m'entend vraiment pas, je me hisse difficilement vers la porte et l'ouvre, il est nu, je ne vois pas son corps à cause de la vitre brouillée mais ça ne me laisse pas indifférente tout de même ...
Moi : (toujours en pleurs) Tom viens m'aider stp !
Tom : (sursautant et sortant sa tête de la cabine de douche) Qu'est se qui se passe ?
Moi : Je suis tombée ! J'ai vraiment mal je n'arrive pas à me relever !
Il sort de la douche en prenant rapidement un essuie autour de sa taille et on toque encore à la porte pendant qu'il me prend dans ses bras
Tom : Entré !
C'est Bill, il vient surement nous rappeler qu'on doit se lever, lorsqu'il entre dans la pièce, on peut lire sur son visage qu'il s'interroge : Tom trempé habillé uniquement d'un essuie me tenant dans ses bras et moi qui pleure, il y a de quoi se poser des questions ...
Bill : Mais qu'est ce qui se passe
Tom : Je me lavais et Emma a voulu se lever mais elle est tombé, faut l'emmener à l'hôpital elle a trop mal à sa jambe !
Bill viens aider son frère à me poser sur son lit, je pleure toujours
Bill : Tu peux retourner te laver, je vais aller te chercher des vêtements et on va t'emmener à l'hôpital
J'hoche de la tête en guise de « oui » et il sort me chercher mes affaires, Tom m'embrasse tendrement
Tom : Ca va aller, je te le promets !
Il s'en va lui aussi, je suis sur ce lit, j'ai vraiment mal, je me sentais si heureuse et il fallait que cette douleur vienne tout foutre en l'air !
Bon Emma, souffle ! Ne pense pas à ta jambe !
Bill revient avec quelques affaires, un short en velours kaki et une chemise vert pomme. Il entre dans la salle de bain et parle à Tom pendant se temps j'essaye de poser ma jambe sur le sol pour pouvoir retirer mon pyjama mais ça fait vraiment très mal, je sers les dents et arrive à la déposer à terre sans hurler de douleur
Bill sort et me regarde
Bill : T'a besoin d'aide ?
Moi : Non ça va, ça me fait très mal mais je pense y arriver toute seule
Bill : Ok comme tu voudras, je te laisse t'habiller je vais en bas prévenir tout les autres
Moi : Ok, merci beaucoup !
Il me sourie, un sourire angélique ! Et sort de la chambre, je retire mes vêtements et m'habille avec beaucoup de mal mais j'y arrive, je suis un peu fière de moi, je me sens moins « gamine »
Tom sort de la douche déjà prêt il me regarde un petit sourire en coin mais il affiche une mine un peu apeuré, il s'inquiète encore pour moi je le trouve encore une fois trop craquant ...

# Posté le mardi 01 janvier 2008 11:18